Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a dénoncé TotalEnergies en qualifiant l’entreprise de « profiteur de crise » dans un contexte de tensions persistantes sur les prix du carburant. Cette déclaration, rapportée par BFM - Politique, intervient alors que le débat sur la fiscalité énergétique et les marges des grands groupes pétroliers s’intensifie en France.
Olivier Faure, interrogé sur la hausse des tarifs à la pompe, a pointé du doigt la stratégie commerciale de TotalEnergies, estimant que l’entreprise profite de la situation actuelle pour accroître ses marges. « TotalEnergies est un profiteur de crise », a-t-il affirmé, soulignant que les fluctuations des prix ne reflètent pas uniquement les tensions géopolitiques ou les coûts d’approvisionnement.
Ce qu'il faut retenir
- Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, accuse TotalEnergies de « profiteur de crise » sur les prix du carburant
- Cette déclaration intervient dans un contexte de hausse persistante des tarifs à la pompe en France
- Olivier Faure met en cause la stratégie commerciale de l’entreprise pétrolière
- Les débats sur la fiscalité énergétique et les marges des groupes pétroliers s’intensifient
Une critique politique dans un contexte économique tendu
La prise de position d’Olivier Faure s’inscrit dans un débat plus large sur la politique énergétique française. TotalEnergies, premier groupe pétrolier national, est régulièrement pointé du doigt par les responsables politiques pour ses marges jugées excessives. En 2025, les prix du carburant avaient déjà fait l’objet de vives discussions, avec des accusations de spéculation portées contre les grands groupes pétroliers.
Selon Olivier Faure, l’État devrait adopter une posture plus ferme face à ces entreprises, notamment en matière de taxation ou de contrôle des prix. « Quand on voit les profits records enregistrés par TotalEnergies ces dernières années, autant dire que la situation actuelle n’est pas une fatalité », a-t-il ajouté, appelant à une régulation plus stricte du secteur.
Un débat relancé par la hausse des prix à la pompe
Les prix des carburants en France restent un sujet de préoccupation majeur pour les ménages et les entreprises. En avril 2026, le litre de sans-plomb 95 affichait une moyenne nationale de 1,95 €, selon les dernières données disponibles. Cette hausse, attribuée en partie à la guerre en Ukraine et aux tensions au Moyen-Orient, est amplifiée par les marges des distributeurs et des raffineurs.
TotalEnergies, qui détient environ 30 % du marché français des carburants, est souvent cité comme un acteur clé dans ces débats. L’entreprise a toujours défendu sa politique tarifaire, évoquant des coûts d’approvisionnement élevés et des investissements massifs dans la transition énergétique.
Les réactions politiques et les prochaines étapes
La déclaration d’Olivier Faure s’ajoute à une série de critiques adressées aux grands groupes pétroliers ces derniers mois. Plusieurs responsables politiques, notamment de la majorité présidentielle et de la gauche, ont appelé à une réforme de la fiscalité énergétique pour limiter l’impact des hausses de prix sur les ménages.
Du côté de TotalEnergies, on rappelle que les marges du groupe sont soumises à des fluctuations liées aux marchés internationaux. « Nos marges sont encadrées par les prix du pétrole et les coûts logistiques. Nous ne sommes pas les seuls acteurs sur ce marché », a précisé un porte-parole de l’entreprise, sous couvert d’anonymat.
Cette affaire intervient également à quelques mois de l’élection présidentielle de 2027, où le pouvoir d’achat restera un thème central de la campagne. Olivier Faure, qui a récemment réaffirmé son opposition à une candidature de Jean-Luc Mélenchon pour le scrutin, pourrait faire de la régulation des prix de l’énergie un axe central de son programme.
Olivier Faure reproche à TotalEnergies de tirer profit de la hausse des prix du carburant, en réalisant des marges jugées excessives malgré les tensions géopolitiques et les coûts d’approvisionnement. Le groupe pétrolier, dont les profits ont atteint des niveaux records ces dernières années, est pointé du doigt pour sa stratégie commerciale, perçue comme opportuniste par une partie de la classe politique.