À seulement 22 ans, Isaac del Toro est devenu le premier Mexicain à remporter une étape du Tour de France depuis 36 ans. Selon Le Figaro, le jeune coureur de l’UAE Team Emirates a signé une victoire remarquée lors de la deuxième étape entre Tarragone et Barcelone, s’imposant ainsi comme l’une des révélations de cette édition 2026. Ce succès s’ajoute à une saison déjà riche en performances, confirmant son statut de futur grand du cyclisme mondial.
Né à Ensenada, en Basse-Californie, avant de s’installer à Saint-Marin à 15 ans, Del Toro partage bien des similitudes avec Tadej Pogacar. Comme le quadruple vainqueur du Tour de France, il adopte une posture aérodynamique sur son vélo et affiche un style offensif, particulièrement dans les ascensions. Une ascendance qui en fait un lieutenant de luxe pour Pogacar, voire son possible successeur dans les années à venir.
Ce qu’il faut retenir
- Isaac del Toro, 22 ans, remporte sa première victoire d’étape au Tour de France 2026, mettant fin à 36 ans de disette pour le Mexique dans l’épreuve.
- Il partage des traits de style et d’approche avec Tadej Pogacar, son leader au sein de l’UAE Team Emirates.
- Avant le Tour, il avait déjà brillé en 2025 avec une deuxième place au Tour d’Italie et des victoires prestigieuses comme le Tour des Émirats arabes unis ou le Tirreno-Adriatico.
- Del Toro est le deuxième Mexicain à remporter une étape du Tour de France après Raúl Alcalá en 1990.
- Le jeune coureur a exprimé son émotion face à l’engouement de ses supporters mexicains, présents en nombre sur les routes du Tour.
- Il a dû renoncer à suivre le match du Mexique en Coupe du monde de football pour se concentrer sur sa préparation.
Un parcours déjà marqué par le sceau de l’excellence
Isaac del Toro n’est pas un inconnu dans le peloton. Dès l’année dernière, il s’était imposé comme l’une des sensations du cyclisme mondial en terminant deuxième du Tour d’Italie, derrière Pogacar lui-même. Selon Le Figaro, son début de saison 2026 a confirmé cette ascension fulgurante : victoire au Tour des Émirats arabes unis en février, puis succès au Tirreno-Adriatico en mars, avant de s’imposer dans le Tour Auvergne-Rhône-Alpes face à des adversaires comme Paul Seixas. Avec déjà 26 victoires à son palmarès, le Mexicain cumule expérience et régularité.
Son profil technique rappelle étrangement celui de Pogacar. Comme le Slovène, il adopte une position sur le vélo à la fois puissante et élégante, avec un buste droit et une attaque frontale dans les montées. « C’est troublant de voir à quel point il se tient comme Tadej sur son vélo », soulignent les observateurs. Del Toro, qui a rejoint l’UAE Team Emirates en 2024, est aujourd’hui considéré comme son héritier naturel, voire comme un leader en devenir pour les années à venir.
Une relation fusionnelle avec Pogacar et une équipe soudée
Sur le Tour de France 2026, del Toro joue un rôle clé au sein de l’équipe. Pogacar, leader incontesté, l’a désigné comme son « lieutenant de luxe », une étiquette qui en dit long sur la confiance placée en lui. Selon Le Figaro, les deux hommes entretiennent une relation étroite, presque fraternelle. « Nous pouvons être très fiers d’avoir un copain comme ça dans l’équipe », a déclaré Pogacar après la victoire de del Toro à Barcelone. « Il partage beaucoup de son temps avec nous. Il veut qu’on soit tous performants. Grâce à lui, ce sport a changé un petit peu. Il pousse tout le monde à être meilleur. Je suis super fier d’être près d’un être humain comme celui-là. »
Cette dynamique collective est d’autant plus notable que del Toro, seul Mexicain dans le peloton, bénéficie d’un soutien sans faille de ses coéquipiers. Leur cohésion est palpable, et leur ambition commune de briller au plus haut niveau semble porter l’équipe vers de nouveaux sommets. Pour le jeune coureur, cette intégration est une chance inestimable : « C’est très particulier, ils me font avoir le sentiment que je cours à la maison », a-t-il confié après sa victoire, évoquant les drapeaux mexicains brandis par les supporters tout au long du parcours.
Un symbole fort pour le cyclisme mexicain
La victoire de del Toro à Barcelone revêt une dimension historique pour le Mexique. Depuis Raúl Alcalá en 1990, aucun coureur de ce pays n’avait remporté d’étape du Tour de France. Ce succès intervient dans un contexte où le cyclisme mexicain peine à s’imposer sur la scène internationale, faute de tradition cycliste ancrée dans la culture locale. Pourtant, la présence de del Toro sur les routes du Tour a suscité un engouement populaire sans précédent. « Quand je vois ces drapeaux, comme je suis le seul Mexicain dans le peloton, je sais qu’ils sont là pour moi. C’est assez incroyable. Je ne pouvais pas mieux les récompenser qu’avec cette victoire », a-t-il expliqué.
Ce soutien massif des fans mexicains, présents en masse à Barcelone, illustre l’espoir placé en del Toro. Pour un pays où le football domine l’attention médiatique, son parcours pourrait bien inspirer une nouvelle génération de cyclistes. Reste à savoir si cette performance marquera le début d’une ère pour le cyclisme mexicain, ou si elle restera un exploit isolé.
Un choix stratégique face à la Coupe du monde de football
Alors que le Mexique dispute ce mardi 8 juillet 2026 un match décisif en quarts de finale de la Coupe du monde de football, del Toro a dû faire un choix : se reposer pour préparer les étapes à venir ou suivre la rencontre. « Je crois que ce n’est pas autorisé, mais j’aimerais bien voir le match », a-t-il confié. « Je pense avoir déjà consommé beaucoup d’énergie et il vaudrait mieux que je me repose. J’espère très fortement que nous allons gagner ce match. Je sais que ce sera un match très difficile, mais pour ma part, je découvrirai le score en me réveillant demain matin. »
Ce renoncement, bien que logique sur le plan sportif, souligne les sacrifices inhérents à une carrière de haut niveau. Pour del Toro, l’objectif reste clair : performer sur le Tour de France et s’affirmer comme un prétendant sérieux aux victoires finales dans les prochaines années.
Les prochaines étapes du Tour de France, qui se poursuivra jusqu’au 28 juillet, seront l’occasion de voir si del Toro peut transformer cette victoire en succès plus large. Son profil de grimpeur offensif et son mental à toute épreuve en font un candidat sérieux pour les classements généraux. Quant à l’UAE Team Emirates, l’équipe pourrait bien avoir trouvé en lui le partenaire idéal pour soutenir Pogacar tout en préparant l’avenir.
Une chose est certaine : le cyclisme mexicain, longtemps dans l’ombre, vient de gagner une visibilité inédite. Et si del Toro n’est pas encore un nom familier pour le grand public, il y a fort à parier que cela ne durera pas.
Selon Le Figaro, les deux coureurs partagent plusieurs traits : une posture sur le vélo similaire, avec un buste droit et une position aérodynamique, ainsi qu’un style offensif dans les ascensions. Tous deux viennent de pays où le cyclisme n’est pas ancré dans la culture nationale, et ils affichent un esprit combatif et complet, même s’ils excellent particulièrement en montagne.
Avant le départ du Tour de France 2026, Isaac del Toro comptait 26 victoires à son palmarès, selon Le Figaro. Parmi ses succès les plus notables figuraient le Tour des Émirats arabes unis, le Tirreno-Adriatico et le Tour Auvergne-Rhône-Alpes.