La cinquième édition de l’UFC Paris, prévue le 5 septembre 2026 à l’Accor Arena de Bercy, s’annonce déjà comme un rendez-vous majeur du calendrier MMA mondial, selon RMC Sport. Aucun combat n’a encore été officialisé à deux mois et demi de l’événement, mais les déclarations des athlètes français et les disponibilités des combattants permettent d’esquisser les contours d’une carte prometteuse. Parmi les absences quasi certaines, celle de Benoît Saint Denis, retenu par un affrontement à Las Vegas en juillet, et d’Axel Sola, qui disputera un combat à Abu Dhabi fin juillet. En revanche, sept Français du roster restent en lice pour une place à Bercy, avec des ambitions qui pourraient redéfinir l’affiche.
Ce qu'il faut retenir
- Ciryl Gane, champion intérimaire des -120 kg, souhaite un rematch contre Tom Aspinall à Paris, trois ans après leur affrontement inachevé en octobre 2025.
- Nassourdine Imavov, classé n°3 chez les -84 kg, espère obtenir un combat pour le titre face à Sean Strickland, champion en titre.
- Morgan Charrière et Farès Ziam pourraient occuper des places de choix, tandis que Salahdine Parnasse est pressenti pour une signature avec l’UFC.
- Parmi les absences notables, Benoît Saint Denis affronte Paddy Pimblett en juillet, et Manon Fiorot pourrait privilégier un choc contre Alexa Grasso en septembre.
Un Gane-Aspinall à Paris, un scénario qui prend forme
L’événement parisien de 2026 pourrait marquer le grand retour de Ciryl Gane dans la cage de Bercy, trois ans après son dernier passage en septembre 2023. Le Français, champion intérimaire des poids lourds-légers (-120 kg) depuis sa victoire contre Alex Pereira à l’UFC Freedom 250 le 15 juin 2026, a surpris l’ensemble du monde du MMA en annonçant son envie de régler ses comptes avec Tom Aspinall. Leur premier affrontement, interrompu en octobre 2025 en raison d’une blessure oculaire subie par Gane, avait laissé de nombreuses questions en suspens. Aspinall, qui aurait pu décliner l’offre ou reporter le combat, a rapidement réagi : « Ça ne me dérange pas. Je serai là. Ciryl Gane à Paris, let’s go. »
Ce duel, s’il est confirmé, figurerait parmi les combats phares de l’année 2026. Reste à savoir si l’UFC acceptera de l’organiser à Paris ou préférera le réserver pour un événement « numéroté » aux États-Unis ou au Moyen-Orient. La décision devrait tomber dans les prochaines semaines, alors que le calendrier de l’organisation est déjà chargé. Par ailleurs, Alex Pereira, battu par Gane, a réclamé une revanche, évoquant des « coups illégaux » et de la « chance » en sa défaveur. Mais pour Gane, l’enjeu sportif prime sur l’aspect financier, et une nouvelle confrontation avec le Brésilien ne semble pas à l’ordre du jour.
Imavov, en quête d’un title shot à Paris ou ailleurs
Nassourdine Imavov, surnommé « Le Sniper », rêve quant à lui d’un combat pour le titre des -84 kg. Après sa victoire contre Caio Borralho lors de l’UFC Paris de septembre 2025, il a vu Sean Strickland s’emparer de la ceinture en battant Khamzat Chimaev début mai 2026. Un résultat qui a ulcéré le Français, qui n’a cessé de défier le nouveau champion américain sur les réseaux sociaux depuis leur premier affrontement en janvier 2023. Imavov, classé n°3 chez les poids moyens, pourrait obtenir un combat d’attente à Paris, ou être programmé plus tard dans l’année pour un Strickland-Imavov, selon les disponibilités du champion. Deux scénarios restent donc possibles : un affrontement à l’étranger en 2026, ou une place de choix sur la carte parisienne en tant que co-main event.
Face à ce choix, Imavov pourrait se tourner vers des adversaires classés derrière lui, comme Anthony Hernandez (n°6) ou Joe Pyfer (n°7), pour conserver son élan avant d’envisager un titre. Son retour à Bercy, s’il a lieu, serait un atout majeur pour l’événement, tant son style spectaculaire séduit le public.
Charrière, Ziam et les autres : les Français en quête de renaissance
Côté poids légers (-66 kg), Morgan Charrière, populaire auprès des fans parisiens, devrait occuper une place centrale. Battu par Melquizael Costa en décembre 2025, le Lyonnais cherche à se relancer dans une cage où il a déjà marqué les esprits. Farès Ziam, lui, sort d’une défaite contre Tom Nolan début juin, qui l’a sorti du top 15 des -70 kg. Malgré cette contre-performance, le Français, auteur de six victoires consécutives avant cet échec, pourrait profiter de l’UFC Paris pour rebondir et retrouver un classement honorable.
William Gomis (-66 kg), Oumar Sy (-93 kg) et Nora Cornolle (-61 kg), tous trois battus en début d’année 2026, se remettent actuellement en condition avec l’ambition de briller à Bercy. Aucun d’eux n’a pour l’heure de combat programmé, ce qui laisse présager une intégration à la carte finale. Parmi les francophones susceptibles d’attirer du public, on peut également citer le Belge Losene Keita (-66 kg), le Suisse Volkan Oezdemir (-93 kg) ou le Québécois Charles Jourdain (-61 kg), dont les performances récentes pourraient séduire les organisateurs.
Parnasse, Augen, Benouaich... qui signera pour l’UFC ?
L’UFC Paris reste aussi une vitrine pour les jeunes talents français. Salahdine Parnasse, surnommé le « Super Prodige », est au cœur des discussions. Libéré de son contrat avec le KSW, le combattant d’Aubervilliers (-70 kg ou -66 kg) a reçu des offres de toutes les grandes organisations, dont l’UFC. Son choix devrait être officialisé dans les prochaines semaines. Si le Français opte pour la plus prestigieuse organisation mondiale, un premier combat à Bercy serait une aubaine pour le public et pour l’événement. Son style offensif et ses performances passées en font un candidat idéal pour animer la soirée.
D’autres espoirs pourraient profiter de l’appel d’air parisien. Virgil Augen, champion des -84 kg à l’Ares, est cité pour une signature, tout comme Delphine Benouaich, combattante poids pailles (-52 kg), qui a participé à la saison 34 de *The Ultimate Fighter*. Nicolas Leblond, champion des -57 kg au Cage Warriors, attend lui aussi une opportunité depuis des années. Leur intégration à la carte dépendra des choix de l’UFC et de leurs performances récentes.
Reste à savoir comment l’UFC parviendra à concilier les attentes des fans, les impératifs sportifs et les contraintes logistiques. Une chose est sûre : le 5 septembre 2026 à Bercy s’annonce déjà comme un rendez-vous incontournable pour les amateurs de MMA en Europe.
Benoît Saint Denis affronte Paddy Pimblett le 12 juillet 2026 à Las Vegas lors de l’UFC 329, un combat qui l’empêchera d’être présent à Paris le 5 septembre. Même en cas de victoire éclair, son retour en France huit semaines plus tard semble peu réaliste, selon RMC Sport.
À ce jour, aucun combat n’a été officiellement annoncé par l’UFC. Tous les affrontements mentionnés dans cet article relèvent de spéculations basées sur les déclarations des athlètes et les disponibilités, précise RMC Sport.