Un an après la scène controversée survenue à l’aéroport de Hanoi, où Brigitte Macron avait giflé son époux Emmanuel Macron à la descente de l’avion, ce geste insolite refait surface dans les médias étrangers. Selon Courrier International, qui consacre chaque semaine sa newsletter « Sacrés Français » à la façon dont l’Hexagone est perçu à l’international, cette séquence a été reprise par une vingtaine de titres de presse en Europe et en Amérique latine, sous des formulations variées : « la claque » pour La Repubblica (Italie), « de klap » pour De Standaard (Belgique), ou encore « el cachetazo » pour Perfil (Argentine).
Ce qu'il faut retenir
- Une scène vieille d’un an, survenue le 26 mai 2025 à Hanoi, lors d’un déplacement officiel du président français.
- Une médiatisation internationale dans près de vingt médias étrangers, sous des angles et des titres différents selon les pays.
- Une actualité relancée en pleine période de pré-campagne présidentielle en France, alors que les regards se tournent vers l’échéance de 2027.
- Un phénomène récurrent dans la presse étrangère, où les gestes symboliques des dirigeants sont souvent interprétés comme des signes de tensions internes.
Une polémique qui dépasse les frontières
Le 26 mai 2025, lors d’un déplacement à Hanoi, une vidéo montre Brigitte Macron porter une main à l’épaule de son mari, Emmanuel Macron, avant de le frapper brièvement. La scène, captée par les caméras, avait suscité des interprétations divergentes : certains y voyaient un geste d’affection, d’autres une marque d’irritation. Un an plus tard, alors que la France s’apprête à entrer dans une nouvelle phase politique, la presse étrangère rappelle cet épisode comme un symbole des tensions au sein du couple présidentiel, relançant ainsi la polémique.
Selon Courrier International, les médias internationaux ont saisi l’occasion pour commenter, avec plus ou moins de finesse, la relation du couple Macron. En Allemagne, Bild titre « Ohrfeigen-Skandal », évoquant un « scandale de la gifle », tandis qu’en Espagne, El Mundo parle de « bofetada », soit un coup donné à la main ouverte. En Argentine, Perfil utilise le terme « cachetada », une expression locale pour désigner une claque. En Belgique et en Italie, les médias optent pour des formulations plus neutres, comme « de klap » ou « lo schiaffo », mais le sous-texte reste le même : un geste qui interroge.
Un week-end de l’Ascension sous le signe de l’actualité internationale
Alors que le week-end de l’Ascension 2026 s’achève sur une météo capricieuse, marquée par des orages, des pluies et des chutes de neige en montagne, la presse étrangère choisit de se pencher sur un autre type d’actualité. Selon Courrier International, les grands titres internationaux ont privilégié deux sujets pour couvrir la France : la guerre en Iran, le hantavirus, et les prémices de la campagne présidentielle de 2027. C’est dans ce contexte que la scène de Hanoi refait surface, comme un rappel des turbulences qui ont marqué le quinquennat d’Emmanuel Macron.
Pour autant, cette relance médiatique intervient à un moment où la France est sous les projecteurs pour d’autres raisons. La guerre en Ukraine, la crise migratoire en Méditerranée et les tensions sociales internes occupent une place centrale dans l’actualité internationale. Pourtant, comme le souligne Courrier International, « un geste anodin peut parfois en dire plus long qu’un discours ». La persistance de cette polémique dans les médias étrangers illustre la manière dont les symboles politiques sont interprétés et amplifiés hors des frontières.
Entre humour et critique, la presse étrangère face à la France
Si certains médias étrangers se contentent de relater les faits, d’autres n’hésitent pas à ajouter une touche d’humour ou de sarcasme. En Italie, La Repubblica évoque « lo schiaffo » avec une pointe d’ironie, tandis qu’en Allemagne, Bild joue sur le sensationnalisme avec son titre « Ohrfeigen-Skandal ». En Espagne, El Mundo analyse le geste comme un signe de « fatigue » dans le couple présidentiel, dans un contexte où Emmanuel Macron doit affronter des défis politiques majeurs.
Selon Courrier International, cette couverture médiatique reflète aussi la fascination — ou l’exaspération — que suscite parfois la politique française à l’étranger. Entre admiration pour le système démocratique français et critique des excès du pouvoir, les médias étrangers offrent un prisme déformant mais révélateur des perceptions internationales. La scène de Hanoi, avec son ambiguïté, devient ainsi un symbole des débats qui animent la société française.
Parallèlement, la presse internationale devrait continuer à scruter les moindres faits et gestes des dirigeants français, surtout à l’approche d’une échéance électorale aussi cruciale que 2027. Dans un contexte où l’image de la France est à la fois admirée et contestée, chaque détail compte — y compris une claque donnée un an plus tôt.
Avant l’élection présidentielle de 2027, la France devra organiser des élections européennes en juin 2026 et des élections locales en 2027. Le président sortant, Emmanuel Macron, n’a pas encore officiellement annoncé sa candidature pour un second mandat, mais les spéculations vont bon train.