Selon Franceinfo - Sport, Baptiste Da Silva, licencié depuis une dizaine d’années à l’Étoile Sportive d’Arques (Pas-de-Calais), a été retenu pour endosser le rôle de ramasseur de balles lors d’un tournoi tennis de niveau national. Une première pour le club, qui mise sur la formation et l’intégration des jeunes dans des rôles clés autour des compétitions.

Ce qu'il faut retenir

  • Baptiste Da Silva, licencié depuis dix ans à l’Étoile Sportive d’Arques, a été sélectionné comme ramasseur de balles pour un tournoi national.
  • Ce rôle exige une condition physique soutenue : sprints répétés, flexions constantes pour ramasser et transmettre les balles.
  • La sélection repose aussi sur la concentration mentale, avec une gestion constante des déplacements et des échanges.
  • Seuls 36 ramasseurs (hommes et femmes confondus) accéderont à la finale du tournoi après plusieurs tours de sélection.
  • Le club d’Arques valorise la promotion des jeunes vers des responsabilités, au-delà de la pratique sportive pure.

Un rôle méconnu, mais exigeant

Depuis une décennie, Baptiste Da Silva évolue au sein de l’Étoile Sportive d’Arques, où il s’entraîne régulièrement aux fondamentaux du tennis : coup droit, revers, smash. Mais son nouveau défi, en tant que ramasseur de balles, l’amène à maîtriser des compétences bien différentes. « Je suis ravi d’être sélectionné parce que ça représente un énorme travail, d’efforts, pour pouvoir maîtriser tous les gestes du ramasseur », a-t-il confié à Franceinfo - Sport. Son enthousiasme cache cependant une réalité physique et mentale exigeante.

Physiquement, le rôle impose une endurance constante : « On est tout le temps en sprint pour aller chercher les balles, toujours en flexion sur nos jambes pour faire passer les balles », explique-t-il. Côté mental, la pression est également présente. « Dans la tête, c’est aussi un peu fatiguant de savoir réfléchir à tout », souligne-t-il. Une combinaison qui demande une préparation rigoureuse, bien que Baptiste Da Silva aborde cette expérience avec détermination.

Une sélection qui récompense l’engagement du club

Pour l’Étoile Sportive d’Arques, cette sélection est une fierté. Le président du club, Gery Mailly, insiste sur la politique d’accompagnement des jeunes : « Au club, ce qu’on essaie de faire, c’est de promouvoir les jeunes sur l’enseignement, bien entendu, mais également sur l’encadrement ». Baptiste incarne ainsi cette dynamique, où le parcours sportif s’élargit vers des responsabilités concrètes.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large du club, qui cherche à préparer ses licenciés non seulement à jouer, mais aussi à s’investir dans l’organisation et la logistique des compétitions. Une approche qui vise à renforcer le lien entre les jeunes et leur club, tout en offrant une expérience formatrice.

Un parcours semé d’embûches et de récompenses

Le tournoi qui attend Baptiste Da Silva s’annonce intense. Les ramasseurs seront évalués tout au long des matchs, et seuls les 36 meilleurs (hommes et femmes) accéderont à la finale. Une compétition qui pourrait bien être un tremplin pour le jeune licencié, comme il l’espère : « J’espère aller jusqu’au bout de mon rêve et amasser plein de souvenirs pour moi, ma famille et mon club ».

Si le rôle de ramasseur de balles est souvent perçu comme secondaire, il constitue pourtant un maillon essentiel du bon déroulement d’un tournoi. Sans ces bénévoles ou ces jeunes en formation, les rencontres ne pourraient pas se dérouler dans des conditions optimales. Une reconnaissance qui dépasse largement la simple tâche physique.

Et maintenant ?

La prochaine étape pour Baptiste Da Silva consistera à participer aux premiers tours du tournoi, où sa performance sera évaluée au même titre que celle des autres ramasseurs en lice. Si sa sélection se confirme, il pourrait figurer parmi les finalistes, une issue qui marquerait à la fois son parcours personnel et la réussite du programme de formation du club d’Arques.

Le tournoi devrait se dérouler dans les prochaines semaines, avec une finale prévue d’ici la fin du mois de juin. D’ici là, le club et le jeune licencié auront l’opportunité de se préparer intensément, tout en savourant cette expérience inédite.

Cette initiative illustre une tendance croissante dans les clubs amateurs : l’intégration des jeunes dans des rôles clés, non seulement pour les former à la compétition, mais aussi pour les responsabiliser et les ancrer dans la vie du club. Un modèle qui pourrait inspirer d’autres structures à travers le pays.

Selon les témoignages recueillis par Franceinfo - Sport, ce rôle exige une excellente condition physique – avec des sprints répétés et des flexions constantes – ainsi qu’une grande concentration mentale pour anticiper les déplacements et gérer les échanges en temps réel.