Un taux de cholestérol trop élevé expose à un risque accru de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral (AVC). Selon Top Santé, certains aliments permettent de réduire naturellement ce taux. Parmi les solutions mises en avant par un médecin, un fruit revient régulièrement dans son alimentation : la pomme.
Ce qu'il faut retenir
- 170 mg/dL : le taux de cholestérol LDL (dit « mauvais cholestérol ») considéré comme élevé par les autorités sanitaires.
- Les fibres solubles de la pomme, notamment la pectine, aident à diminuer l’absorption du cholestérol au niveau intestinal.
- Une consommation régulière de pommes est associée à une réduction moyenne de 10 % du taux de LDL, d’après plusieurs études épidémiologiques.
- Les antioxydants présents dans la peau de la pomme, comme la quercétine, contribuent à protéger les vaisseaux sanguins.
- L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de limiter les acides gras saturés à moins de 10 % des apports énergétiques quotidiens.
Le médecin interrogé par Top Santé explique que son choix s’est porté sur ce fruit pour sa simplicité d’intégration dans une routine alimentaire. « La pomme est accessible, facile à transporter et ne nécessite aucune préparation », a-t-il indiqué. Il précise que sa consommation quotidienne s’accompagne d’autres ajustements alimentaires, comme la réduction des graisses saturées et une activité physique régulière. « On ne guérit pas un taux de cholestérol élevé avec un seul aliment, mais la pomme fait partie d’un arsenal efficace », a-t-il souligné.
Pourquoi le cholestérol pose-t-il problème ?
Le cholestérol est une substance grasse essentielle au fonctionnement de l’organisme, mais en excès, il peut s’accumuler sur les parois des artères. Selon l’Assurance maladie, près de 20 % des adultes en France présentent un taux de LDL supérieur à la normale. Les conséquences ? Un risque majoré d’athérosclérose, une pathologie qui rétrécit les artères et peut mener à des complications cardiovasculaires. Les autorités sanitaires recommandent un dépistage à partir de 35 ans pour les hommes et 45 ans pour les femmes, ou plus tôt en cas d’antécédents familiaux. « Un taux de cholestérol LDL supérieur à 1,6 g/L nécessite une prise en charge rapide », rappelle le médecin cité par Top Santé.
Parmi les facteurs aggravants, on retrouve l’alimentation riche en graisses saturées, le tabagisme, le manque d’activité physique ou encore une prédisposition génétique. Les solutions passent donc par une hygiène de vie adaptée, où l’alimentation joue un rôle central. La pomme, avec ses 4 grammes de fibres pour 100 grammes, se positionne comme un allié de taille dans cette stratégie préventive.
Comment la pomme agit-elle sur le cholestérol ?
La pomme agit principalement grâce à ses fibres solubles, comme la pectine. Ces dernières forment un gel dans l’intestin qui piège une partie du cholestérol alimentaire, limitant son passage dans le sang. Une étude publiée dans le Journal of the American Heart Association en 2023 a montré qu’une consommation quotidienne de deux pommes réduisait de 8 % le taux de LDL en huit semaines. « Les résultats sont comparables à ceux obtenus avec certains médicaments de première intention, mais sans les effets secondaires », a précisé le médecin.
Autre atout : les polyphénols, des antioxydants présents en grande quantité dans la peau du fruit. Ces composés aident à prévenir l’oxydation du cholestérol LDL, un processus qui accélère la formation de plaques d’athérome dans les artères. « Une pomme avec la peau apporte davantage de bienfaits, mais il faut veiller à bien la laver pour éliminer les résidus de pesticides », conseille le spécialiste. Enfin, son index glycémique modéré (36) en fait un en-cas idéal pour éviter les fringales et les grignotages de produits sucrés ou gras.
Pour les personnes déjà sous traitement contre le cholestérol, il est essentiel de consulter son médecin avant d’ajouter des aliments spécifiques à son régime. « Une pomme par jour ne suffit pas à remplacer un traitement médicamenteux si celui-ci est nécessaire », rappelle le médecin. En revanche, elle peut contribuer à améliorer l’efficacité des mesures préventives, surtout chez les personnes présentant un risque modéré.
Cette approche s’inscrit dans une tendance plus large : l’utilisation des « aliments fonctionnels » pour prévenir les maladies chroniques. Les légumineuses, les noix ou encore les céréales complètes sont également plébiscitées pour leurs effets bénéfiques sur le métabolisme lipidique. Comme le souligne le spécialiste interrogé par Top Santé, « l’alimentation est la première des médecines ».
Oui, selon les experts, les pommes bio contiennent généralement moins de résidus de pesticides et conservent une peau plus riche en antioxydants. Cependant, une pomme non bio, bien lavée, reste bénéfique. L’important est de consommer le fruit entier, avec sa peau, pour profiter au maximum de ses fibres et de ses nutriments.
Les études recommandent une consommation d’au moins deux pommes par jour pour constater une réduction significative du taux de LDL. Le médecin cité par Top Santé précise qu’une seule pomme quotidienne peut déjà apporter des bénéfices, mais que l’effet est plus marqué avec une dose plus élevée.