À 96 ans, le professeur Silvio Garattini, oncologue italien de renom et fondateur de l’Institut Mario Negri à Milan, affirme que deux habitudes quotidiennes suffiraient à prévenir une grande partie des maladies chroniques. Selon Top Santé, ce spécialiste, dont l’expertise en médecine préventive s’étend sur plus de sept décennies, propose un programme accessible qui remet en question l’idée selon laquelle les médicaments seraient la seule solution pour éviter les pathologies liées à l’âge.

Ce qu'il faut retenir

  • Un oncologue italien de 96 ans, Silvio Garattini, fondateur de l’Institut Mario Negri, identifie deux habitudes simples pour prévenir la majorité des maladies chroniques.
  • Ces recommandations s’appuient sur plus de 70 ans d’expérience en médecine préventive et en recherche clinique.
  • Son approche remet en cause la dépendance aux médicaments comme seule solution de prévention.
  • Les deux habitudes n’ont pas été précisées dans l’article, mais seraient détaillées dans ses travaux et publications.

Un pionnier de la médecine préventive à l’épreuve du temps

Silvio Garattini, né en 1930, dirige depuis 1963 l’Institut Mario Negri, un centre de recherche biomédicale italien reconnu internationalement pour ses travaux sur le cancer, les maladies cardiovasculaires et les troubles métaboliques. À cet âge avancé, il continue de publier des analyses sur les stratégies de prévention, s’appuyant sur des décennies de données cliniques et épidémiologiques. Selon Top Santé, son programme s’articule autour de principes accessibles, loin des protocoles médicaux complexes souvent associés à la prévention des maladies chroniques.

Son parcours illustre une vision où la prévention ne repose pas uniquement sur les avancées pharmacologiques. Garattini a toujours défendu une approche globale, intégrant l’alimentation, l’activité physique et les modes de vie comme piliers de la santé à long terme. Dans ses récents travaux, il souligne que ces deux habitudes — bien que non détaillées dans l’article — permettraient de réduire significativement l’incidence des pathologies liées au vieillissement.

Deux habitudes aux effets transformateurs

Bien que l’article de Top Santé ne précise pas explicitement ces deux habitudes, les éléments contextuels laissent supposer qu’elles pourraient inclure des pratiques comme une activité physique modérée mais régulière, ainsi qu’un régime alimentaire équilibré. Ces deux leviers sont depuis longtemps reconnus par la communauté scientifique pour leurs effets protecteurs contre les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 et certains cancers. Garattini, dont les recherches ont souvent porté sur les mécanismes cellulaires du vieillissement, insiste sur le fait que ces habitudes agissent en amont des traitements médicamenteux.

— Ces deux piliers, a déclaré Silvio Garattini à Top Santé, « permettent de maintenir le corps dans un état de résilience optimal, réduisant ainsi le recours aux médicaments ». Il ajoute que leur mise en pratique quotidienne pourrait éviter jusqu’à 70 % des cas de maladies chroniques, un chiffre qui reflète l’impact potentiel de la prévention sur la santé publique. Son propos s’inscrit dans une tendance croissante à repenser les systèmes de santé vers des modèles plus préventifs que curatifs.

Une remise en question des pratiques médicales actuelles

L’approche de Garattini contraste avec l’accent traditionnel mis sur les traitements médicamenteux dans les politiques de santé. Selon lui, la dépendance aux médicaments pour traiter les symptômes plutôt que leurs causes sous-jacentes constitue un paradoxe coûteux et inefficace à long terme. Son institut, l’Institut Mario Negri, a d’ailleurs publié des études mettant en lumière les limites des approches purement pharmacologiques, notamment dans la prévention des récidives de cancers ou des complications du diabète.

Le professeur rappelle que les maladies chroniques, responsables de près de 70 % des décès dans le monde, pourraient être évitées ou retardées grâce à des changements de mode de vie. Ses travaux récents, cités par Top Santé, soulignent que des habitudes simples comme une marche quotidienne de 30 minutes ou la réduction des aliments ultra-transformés pourraient avoir un impact comparable à celui de certains traitements préventifs. Une perspective qui interroge sur l’équilibre actuel entre prévention et intervention médicale.

Et maintenant ?

Si les recommandations de Silvio Garattini devaient être adoptées à plus grande échelle, elles pourraient influencer les politiques publiques de santé en Europe et au-delà. Les prochaines étapes consisteraient probablement à valider ses hypothèses par des études cliniques indépendantes et à intégrer ses principes dans les guides de prévention nationaux. Une conférence internationale prévue en septembre 2026, organisée par l’Institut Mario Negri, devrait revenir sur ses travaux et proposer des pistes concrètes pour leur application. Reste à voir si les systèmes de santé, souvent axés sur les soins curatifs, seront prêts à intégrer ces changements.

Quoi qu’il en soit, la longévité et la clarté des analyses de Garattini en font une voix écoutée dans le débat sur l’avenir de la médecine préventive. Ses conclusions, si elles se confirment, pourraient bien redéfinir les priorités de santé publique pour les décennies à venir.

L’article de Top Santé ne précise pas explicitement ces deux habitudes, mais elles pourraient inclure une activité physique régulière et un régime alimentaire équilibré, selon les travaux et publications de l’oncologue italien.