Selon Top Santé, une diététicienne de la British Heart Foundation (BHF) recommande de consommer un poisson gras par semaine pour améliorer significativement la santé cardiovasculaire. Cette suggestion s'appuie sur les bienfaits des oméga-3 et la réduction des risques d'inflammation chronique, deux facteurs clés dans la prévention des crises cardiaques et des AVC.

Ce qu'il faut retenir

  • Une diététicienne de la British Heart Foundation préconise la consommation hebdomadaire d'un poisson gras.
  • Cette pratique agirait sur deux leviers : les oméga-3 et l'inflammation chronique.
  • Les bienfaits incluent une réduction des risques de crises cardiaques et d'AVC.

Un geste simple aux effets cardiovasculaires majeurs

La British Heart Foundation, organisation britannique dédiée à la lutte contre les maladies cardiovasculaires, met en avant un conseil diététique accessible : intégrer au moins une portion de poisson gras dans son alimentation hebdomadaire. D'après cette recommandation, ce geste anodin pourrait avoir un impact profond sur la santé du cœur. Les poissons gras, comme le saumon, le maquereau ou les sardines, sont particulièrement riches en acides gras oméga-3, des nutriments essentiels pour le système cardiovasculaire.

Les oméga-3 jouent un rôle dans la réduction de l'inflammation chronique, un facteur de risque souvent sous-estimé dans les maladies cardiaques. Selon les experts de la BHF, cette inflammation contribue à la formation de plaques dans les artères, favorisant ainsi les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et les infarctus. Autant dire que l'ajout régulier de ces poissons dans son assiette pourrait s'apparenter à une stratégie préventive efficace.

Le rôle des oméga-3 et de l'inflammation dans la santé cardiaque

Les acides gras oméga-3, notamment l'EPA et le DHA, sont reconnus pour leurs propriétés anti-inflammatoires et leur capacité à améliorer la fonction endothéliale. Une étude citée par la diététicienne de la BHF souligne que leur consommation régulière réduit les triglycérides sanguins, tout en participant à la régulation de la pression artérielle. Un régime riche en oméga-3 est ainsi associé à une diminution de 30 % du risque de mortalité cardiovasculaire, selon certaines données épidémiologiques.

Par ailleurs, l'inflammation chronique, souvent liée à des modes de vie sédentaires ou à une alimentation déséquilibrée, accélère le vieillissement des vaisseaux sanguins. Les poissons gras, grâce à leur teneur en oméga-3, aident à moduler cette réponse inflammatoire. La British Heart Foundation rappelle que cette approche préventive s'inscrit dans une démarche globale de réduction des risques, complémentaire à d'autres mesures comme l'arrêt du tabac ou la pratique régulière d'une activité physique.

Quels poissons privilégier et comment les intégrer à son alimentation ?

La recommandation de la BHF ne se limite pas à un seul type de poisson. Les espèces les plus souvent citées incluent le saumon sauvage ou d'élevage, les sardines, le maquereau, les harengs et les anchois. Ces poissons, disponibles frais, en conserve ou surgelés, offrent une solution pratique pour varier les apports en oméga-3. Une portion standard correspond généralement à 100 à 150 grammes, soit l'équivalent d'une boîte de sardines ou d'un filet de saumon.

Pour les personnes réticentes à consommer du poisson, les experts suggèrent des alternatives comme les graines de lin, les noix ou les compléments alimentaires riches en oméga-3. Cependant, ils insistent sur le fait que l'efficacité des compléments reste inférieure à celle des sources naturelles, notamment en raison de l'absorption optimale des nutriments dans un aliment complet. La cuisson joue également un rôle : privilégier les méthodes douces comme la vapeur ou la papillote permet de préserver les acides gras essentiels.

Et maintenant ?

Si cette recommandation s'appuie sur des preuves scientifiques solides, sa mise en œuvre dépendra largement des habitudes alimentaires de chacun. Les prochaines étapes pourraient inclure des campagnes de sensibilisation plus ciblées, notamment auprès des populations à risque. La British Heart Foundation a d'ailleurs annoncé qu'elle publierait d'ici la fin de l'année 2026 un guide actualisé sur les régimes cardioprotecteurs, intégrant ces nouvelles données. En attendant, les consommateurs sont invités à évaluer leur consommation hebdomadaire de poissons gras et à ajuster leur alimentation en conséquence.

Cette approche préventive, bien que simple, s'inscrit dans un contexte où les maladies cardiovasculaires restent la première cause de mortalité dans de nombreux pays. Elle rappelle que des gestes quotidiens, comme le choix des aliments, peuvent avoir un impact durable sur la santé à long terme.