Depuis plusieurs années, les agonistes du GLP-1 comme l’Ozempic ou le Wegovy ont transformé la prise en charge de l’obésité, mais leur administration par injection reste un frein pour de nombreux patients. Selon Top Santé, une nouvelle forme de traitement, sous forme de comprimé quotidien, a fait l’objet d’un essai clinique dont les résultats révèlent une perte de poids significative, tout en supprimant la contrainte des injections.
Ce qu'il faut retenir
- Les agonistes du GLP-1 sont déjà utilisés pour traiter le diabète de type 2 et l’obésité, mais nécessitent des injections hebdomadaires ou mensuelles.
- Un essai clinique a testé une version orale de ces médicaments, avec des résultats encourageants sur la perte de poids.
- Cette innovation pourrait simplifier le traitement pour des millions de patients en supprimant la contrainte des injections.
- Les médicaments concernés, comme l’Ozempic (sémaglutide) ou le Wegovy, agissent en mimant l’action d’une hormone naturelle, le GLP-1, qui régule l’appétit et la glycémie.
Des résultats comparables à la version injectable, sans l’inconfort des piqûres
Les agonistes du GLP-1, comme le sémaglutide ou le liraglutide, sont aujourd’hui reconnus pour leur efficacité dans la gestion du poids et du diabète. Cependant, leur administration par injection peut représenter un obstacle pour certains patients, notamment en raison de la douleur ou de la réticence psychologique. Selon Top Santé, un essai clinique a évalué l’efficacité d’une version orale de ces médicaments, et les résultats, présentés récemment, sont jugés « étonnants » par les chercheurs. Autant dire que cette avancée pourrait bouleverser les habitudes thérapeutiques actuelles.
Les données préliminaires indiquent une perte de poids similaire à celle observée avec les formulations injectables, avec un profil de tolérance acceptable. «
Les patients ont montré une réduction moyenne de 10 à 15 % de leur poids corporel sur une période de six mois, sans effets secondaires majeurs», a précisé un porte-parole de l’étude. Ces chiffres rejoignent ceux des traitements existants, mais avec l’avantage d’une administration simplifiée.
Une solution pour les patients réfractaires aux injections
Pour de nombreux patients, l’idée de devoir s’injecter un traitement chaque semaine ou chaque mois peut être un frein à l’adhésion thérapeutique. La version orale des agonistes du GLP-1 pourrait donc répondre à un besoin non couvert jusqu’à présent. «
Cette alternative pourrait toucher un public plus large, notamment les personnes qui hésitent à commencer un traitement par injection», explique un endocrinologue interrogé par Top Santé.
Cette innovation intervient dans un contexte où l’obésité et le diabète de type 2 représentent des enjeux majeurs de santé publique. En France, près de 17 % de la population adulte est touchée par l’obésité, selon les dernières données de Santé publique France. La perspective d’un traitement aussi efficace, mais plus accessible, suscite donc un vif intérêt dans la communauté médicale.
Pour l’heure, cette pilule quotidienne reste en phase expérimentale, mais son potentiel est tel qu’elle pourrait bien devenir un pilier des thérapies contre le surpoids et le diabète dans un avenir proche. Les autorités sanitaires, elles, devront évaluer son rapport bénéfice-risque avant toute mise sur le marché.
Les médicaments concernés sont principalement le sémaglutide (commercialisé sous les noms Ozempic et Wegovy) et potentiellement d’autres agonistes du GLP-1 comme le liraglutide (Saxenda). Ces traitements, déjà approuvés sous forme injectable, pourraient bientôt être disponibles en comprimé.
Si les essais cliniques confirment son efficacité et sa sécurité, une demande d’autorisation pourrait être déposée d’ici 12 à 18 mois. Une commercialisation en France interviendrait ensuite, sous réserve de l’avis des autorités sanitaires comme l’ANSM ou l’EMA.