Les **Grands Prix des Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI)** 2026 s’apprêtent à récompenser l’excellence française dans plusieurs catégories, dont celle du **« Made in France »**, où figurent notamment **Vanderschooten** et **Alpina Savoie**. Selon BFM Business, cette édition mettra en lumière des entreprises engagées dans une production locale et une valorisation de savoir-faire hexagonaux, un enjeu économique et stratégique pour le territoire.
Ce qu'il faut retenir
- **Vanderschooten**, spécialisée dans la fabrication de pièces techniques pour l’aéronautique, figure parmi les finalistes de la catégorie **« Made in France »** pour son ancrage industriel en région Grand Est.
- **Alpina Savoie**, entreprise savoyarde reconnue pour ses spécialités fromagères, concourt également dans cette même catégorie pour son engagement en faveur d’une production 100 % française.
- La catégorie **« Made in France »** récompense les ETI qui allient performance économique et production locale, un critère de plus en plus valorisé dans un contexte de relocalisation industrielle.
- Les **Grands Prix des ETI**, organisés chaque année, distinguent des entreprises dont le chiffre d’affaires se situe entre 150 millions et 1,5 milliard d’euros, avec des effectifs compris entre 250 et 5 000 salariés.
- Cette année, les lauréats seront dévoilés lors d’une cérémonie prévue au **ministère de l’Économie**, marquant l’aboutissement d’un processus de sélection rigoureux.
Une catégorie phare pour les ETI engagées dans la production locale
La catégorie **« Made in France »** des Grands Prix des ETI 2026 illustre l’importance accordée à la **relocalisation industrielle** et à la valorisation des savoir-faire nationaux. Parmi les candidats en lice, **Vanderschooten**, basée à **Saint-Dié-des-Vosges**, se distingue par son activité dans l’usinage de précision pour l’aéronautique et la défense. L’entreprise, qui emploie plus de **400 salariés**, mise sur une production intégralement réalisée en France, un argument de poids dans un secteur où la traçabilité des composants est cruciale.
Côté savoyard, **Alpina Savoie** mise sur son expertise fromagère pour représenter la région. Spécialisée dans les fromages à pâte pressée cuite, l’entreprise transforme localement le lait produit dans les alpages de Savoie, un modèle qui séduit autant les consommateurs que les jurys des Grands Prix. « Notre engagement en faveur d’une filière laitière 100 % française nous a permis de nous positionner comme un acteur clé du « Made in France » », a déclaré un porte-parole de l’entreprise à BFM Business.
Une compétition qui dépasse le cadre économique
Les **Grands Prix des ETI** ne se limitent pas à une récompense financière : ils offrent une visibilité médiatique et institutionnelle aux entreprises primées. Pour la catégorie **« Made in France »**, les critères incluent non seulement la part de production réalisée en France, mais aussi l’impact social et environnemental de l’entreprise. **SGD Pharma**, par exemple, a été mise en avant en 2025 pour son engagement en faveur de la **responsabilité sociétale des entreprises (RSE)**, un autre volet de la compétition.
Cette année, les finalistes de la catégorie **« Made in France »** devront démontrer leur capacité à concilier **compétitivité** et **patriotisme économique**, deux notions de plus en plus indissociables dans le paysage industriel français. Selon les organisateurs, près de **150 entreprises** ont postulé pour les différentes catégories, un record depuis la création des Grands Prix en 2012.
Reste à voir si Vanderschooten ou Alpina Savoie parviendront à décrocher le titre, mais une chose est sûre : leur candidature illustre une tendance de fond, celle d’un retour en grâce du **« Made in France »** dans l’industrie hexagonale.
Outre Vanderschooten et Alpina Savoie, BFM Business ne communique pas encore la liste complète des finalistes. Les noms des autres entreprises sélectionnées devraient être officialisés d’ici la fin du mois de juin 2026, selon les organisateurs.
Le processus de sélection repose sur plusieurs critères, dont le chiffre d’affaires, l’effectif, l’innovation, la RSE et, pour certaines catégories, l’engagement en faveur d’une production locale. Un jury composé d’experts et de représentants institutionnels évalue chaque candidature avant de désigner les finalistes.