Un tailleur de pierres a été condamné en appel, jeudi 18 juin 2026, pour un viol commis dans les catacombes de Paris en 2021, selon Ouest France. L’homme, déjà acquitté en première instance en 2024, a surpris sa victime endormie avant de commettre l’agression.

Ce qu'il faut retenir

  • Condamnation en appel pour viol dans les catacombes de Paris, commis en 2021.
  • L’accusé avait surpris sa victime endormie avant de commettre l’agression.
  • Premier jugement en 2024 : acquittement, avant un appel du parquet.
  • La cour d’appel a retenu la culpabilité sur la base des mêmes éléments que lors du procès initial.

Un premier procès marqué par un acquittement

En 2024, l’accusé avait été acquitté en première instance par le tribunal correctionnel de Paris. Le parquet avait alors décidé de faire appel de cette décision, estimant que les éléments à charge étaient suffisants pour retenir la culpabilité de l’homme. Selon Le Parisien, dont Ouest France reprend les informations, le ministère public a contesté l’appréciation des preuves par les premiers juges.

L’affaire remonte à 2021, lorsque l’accusé, alors âgé de 32 ans, avait surpris une femme endormie dans l’un des secteurs des catacombes parisiennes. Les faits se sont déroulés dans un lieu souterrain, peu fréquenté à cette heure, ce qui a limité les possibilités de fuite ou d’intervention extérieure pour la victime.

La cour d’appel réexamine les preuves

Lors du procès en appel, les débats ont porté sur la reconstitution des faits et la crédibilité des témoignages. La cour a notamment examiné les éléments matériels, comme les traces biologiques retrouvées sur les lieux et sur la victime, ainsi que les déclarations de cette dernière. Selon Ouest France, les juges ont estimé que les éléments recueillis permettaient de retenir l’existence d’un viol, malgré l’absence de témoins directs.

Les avocats de la défense ont plaidé l’erreur judiciaire, soulignant que les preuves indirectes ne suffisaient pas à établir la culpabilité au-delà de tout doute raisonnable. Pourtant, la cour a considéré que les circonstances et les indices matériels étaient suffisamment convergents pour caractériser l’infraction.

Un lieu symbolique et des enjeux juridiques

Les catacombes de Paris, réseau souterrain de galeries et d’ossuaires, constituent un cadre particulier pour cette affaire. Accessibles au public sous conditions, ces lieux sont strictement réglementés pour des raisons de sécurité et de préservation. L’agression y a été commise dans un secteur non ouvert aux visiteurs, ce qui a pu faciliter l’isolement de la victime.

Cette affaire soulève également des questions sur la protection des lieux patrimoniaux et la sécurité des visiteurs, même dans des zones normalement interdites. Les catacombes, souvent associées à des légendes urbaines, attirent régulièrement des intrus, ce qui complique la surveillance et la prévention des risques.

Et maintenant ?

La condamnation en appel ouvre la voie à une possible indemnisation de la victime, dont le montant reste à déterminer. La défense pourrait encore se pourvoir en cassation, mais aucune décision n’a été rendue à ce stade. Les prochaines étapes judiciaires dépendront des recours éventuels et de l’exécution de la peine, qui n’a pas été précisée pour l’instant.

Cette affaire rappelle que les lieux patrimoniaux, bien que sous surveillance, peuvent être le théâtre d’infractions graves. Elle pourrait inciter les autorités à renforcer les dispositifs de contrôle et de protection dans les zones sensibles.

L’acquittement en 2024 s’explique par une appréciation différente des preuves par les premiers juges. Ces derniers avaient estimé que les éléments à charge ne permettaient pas d’établir la culpabilité au-delà de tout doute raisonnable, malgré les traces biologiques et les déclarations de la victime.