Dix ans après son arrivée en France en tant que missionnaire, venue de Corée du Sud, sœur Marie a choisi de s’installer à La Flèche, dans la Sarthe. Aujourd’hui, cette religieuse de 35 ans ne se contente pas d’accompagner les jeunes de sa paroisse : elle multiplie les activités pour le moins inattendues. Selon Ouest France, elle s’initie au char à voile, joue du piano dans un bar, cuisine coréenne ou encore organise des sorties à vélo. Autant d’initiatives qui bousculent les clichés traditionnels associés à la vie monastique.

Ce qu'il faut retenir

  • Arrivée en France il y a dix ans comme missionnaire depuis la Corée du Sud.
  • Réside à La Flèche (Sarthe) où elle accompagne les jeunes de la paroisse.
  • À 35 ans, elle pratique le char à voile, joue du piano dans un bar et cuisine coréenne.
  • Ses activités reflètent une volonté de s’ouvrir aux cultures et aux loisirs modernes.

Ce parcours atypique s’inscrit dans une démarche personnelle visant à dépasser les attentes liées à sa fonction religieuse. Sœur Marie a expliqué à Ouest France que ses expériences lui permettent de « casser les clichés » : «

Les jeunes vont beaucoup plus vite que moi, autant dire que j’apprends en permanence. Le char à voile, c’est une activité qui demande de l’audace, et je ne m’y attendais pas en arrivant ici.
» Son intégration dans la vie locale passe aussi par des rencontres inattendues, comme celles qu’elle a faites dans les bars de la ville ou lors de ses cours de piano en public.

Originaire de Corée du Sud, sœur Marie a choisi de s’installer en Sarthe après son arrivée en mission. Son ancrage dans la région s’est renforcé au fil des années, notamment à travers son accompagnement des jeunes de la paroisse. Ouest France souligne que sa présence dans ce territoire rural tranche avec l’image traditionnelle des religieuses, souvent perçues comme éloignées des activités culturelles ou sportives. Pourtant, son engagement montre une autre facette de la vie monastique, où la transmission et l’ouverture d’esprit priment.

Parmi ses activités les plus surprenantes figure la pratique du char à voile. Ce sport, qui allie vitesse et technique, nécessite une certaine agilité et un esprit d’équipe. Sœur Marie a confié à Ouest France que cette discipline l’a « surprise elle-même » : «

Au début, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Mais c’est une activité qui demande de la coordination et du courage. Les jeunes avec qui je partage ces moments m’apprennent autant que je leur apprends.
» Son approche rejoint une tendance croissante chez certains membres du clergé, qui cherchent à se rapprocher des générations plus jeunes par le biais d’activités partagées.

Le piano occupe également une place centrale dans sa vie sociale. Elle joue régulièrement dans un bar de La Flèche, où elle interprète des morceaux classiques ou coréens. Cette pratique lui permet de créer du lien avec les habitants, tout en partageant sa passion pour la musique. Ouest France rapporte que ses prestations attirent un public varié, certains venant même pour discuter avec elle après le concert. Une façon, pour elle, de « briser la glace » et de montrer une image plus accessible de la vie religieuse.

Côté cuisine, sœur Marie perpétue la tradition culinaire coréenne en organisant des ateliers ou en partageant ses recettes avec les paroissiens. Elle a expliqué à Ouest France que ces moments étaient pour elle une manière de « transmettre un peu de mon pays » tout en créant des échanges interculturels. Ses plats, souvent épicés, suscitent la curiosité et ouvrent des discussions sur les différences entre les cultures française et coréenne.

Et maintenant ?

Si sœur Marie continue d’enrichir sa palette d’activités, elle pourrait prochainement étendre son engagement en participant à des événements locaux, comme des festivals ou des animations communautaires. Une chose est sûre : son parcours inspire déjà d’autres membres du clergé à repenser leur rôle dans la société. Reste à voir si cette dynamique se généralisera, ou si elle restera un cas isolé.

Son histoire illustre une évolution plus large au sein de l’Église, où certains religieux cherchent à concilier tradition et modernité. En Sarthe, comme ailleurs, des initiatives similaires émergent, portées par des femmes et des hommes qui veulent montrer que la foi peut rimer avec ouverture d’esprit et dynamisme. Pour l’instant, sœur Marie ne compte pas ralentir : «

Il y a encore tant de choses à découvrir ici, et tant de façons de partager ce que je vis avec les autres.
»

D'après Ouest France, sœur Marie n'a pas encore annoncé de projet précis, mais elle évoque régulièrement de nouvelles idées, comme des ateliers de cuisine coréenne ou des sessions de char à voile avec des groupes de jeunes. Ses prochaines interventions au piano dans le bar de La Flèche sont également programmées pour les prochaines semaines.