C’est une première qui mêle musique, engagement écologique et innovation technologique. Ce dimanche 22 juin 2025, Bertrand Lamé, plus connu sous le pseudonyme de Berty Blade, animera une course de 5 km à Angers dans le cadre de la Fête de la musique. Mais ce qui distingue cette prestation n’est pas tant la distance parcourue que le moyen utilisé pour alimenter ses platines : l’énergie solaire. Une prouesse rendue possible grâce à un système autonome, conçu par le DJ lui-même et sa compagne, qui leur permet de mixer depuis deux ans sans dépendre du réseau électrique classique.
Selon Ouest France, Bertrand Lamé et sa compagne ont fait le choix radical de fonctionner uniquement avec une source d’énergie propre. Leur démarche s’inscrit dans une réflexion plus large sur la réduction de l’empreinte carbone, un sujet de plus en plus prégnant dans le milieu artistique. «
Soit on ferme les yeux, soit on agit», confie le DJ, qui a adopté ce crédo depuis qu’il a lancé son projet en 2024. Leur objectif : prouver qu’il est possible de concilier passion et responsabilité environnementale, même dans des domaines traditionnellement énergivores comme la musique électronique.
Ce qu'il faut retenir
- Bertrand Lamé, alias Berty Blade, est un DJ angevin qui mixe depuis 2024 en utilisant exclusivement l’énergie solaire.
- Son système autonome lui permet de fonctionner sans dépendre du réseau électrique classique.
- Il animera une course de 5 km à Angers lors de la Fête de la musique, le dimanche 22 juin 2025.
- Le couple a fait le choix de cette énergie propre pour réduire leur empreinte carbone dans leur activité artistique.
- Leur engagement s’inscrit dans une démarche plus large de sensibilisation aux énergies renouvelables.
Un système solaire conçu pour les platines
Pour Bertrand Lamé, le passage à l’énergie solaire n’a pas été une simple déclaration d’intention, mais une solution technique concrète. Depuis deux ans, il utilise un dispositif composé de panneaux photovoltaïques couplés à des batteries de stockage, lui permettant d’alimenter ses équipements pendant plusieurs heures d’affilée. « On a adapté le matériel pour qu’il soit compatible avec cette source d’énergie », explique-t-il. Le système est suffisamment robuste pour résister aux aléas météorologiques, à condition de bénéficier d’un ensoleillement suffisant – une contrainte que le quarantenaire a intégrée à sa pratique.
Le DJ angevin n’est pas le premier à explorer cette voie, mais son approche se distingue par son autonomie totale. Contrairement à d’autres artistes qui utilisent des générateurs électriques classiques ou des batteries rechargeables, lui a opté pour une solution 100 % autonome. « On a tout conçu nous-mêmes, des panneaux aux câbles, en passant par les logiciels de gestion de l’énergie », précise-t-il. Un travail de bricolage et d’innovation qui illustre bien l’esprit DIY (Do It Yourself) qui anime le couple.
La Fête de la musique, un terrain de démonstration
Ce dimanche matin, Bertrand Lamé ne se contentera pas de mixer en plein air. Il participera à une course de 5 km, une initiative organisée dans le cadre de la Fête de la musique à Angers. Une façon pour lui de montrer que la sobriété énergétique peut s’appliquer à tous les domaines, y compris aux loisirs. « C’est une manière de montrer que l’on peut allier performance et respect de l’environnement », souligne-t-il. L’événement, ouvert au public, sera l’occasion de découvrir son système en action et d’échanger avec lui sur les défis techniques et écologiques de son projet.
Selon Ouest France, cette prestation s’inscrit dans une dynamique locale visant à promouvoir les énergies renouvelables. Angers, ville souvent citée pour son engagement en faveur de la transition écologique, accueille régulièrement des initiatives similaires. Le DJ y voit une opportunité de fédérer autour de sa démarche, tout en rappelant que « la musique n’a pas à être un luxe énergivore ».
Un engagement qui dépasse la scène musicale
Le choix de Bertrand Lamé ne se limite pas à une performance technique. Il s’agit aussi d’un acte militant, qui s’inscrit dans un mouvement plus large de conscientisation écologique. En refusant de fermer les yeux sur l’impact environnemental de son activité, il rejoint une tendance croissante parmi les artistes, notamment dans le milieu électronique. Des collectifs comme Greenpeace Music ou Low Carbon Tour militent depuis plusieurs années pour une industrie musicale plus verte, et des festivals comme Les Vieilles Charrues ou Solidays ont déjà intégré des mesures pour réduire leur empreinte carbone.
Pour Bertrand Lamé, l’enjeu est double : prouver que la sobriété énergétique est accessible, et montrer que la musique peut être un vecteur de sensibilisation. « Quand on voit l’ampleur de la crise climatique, on ne peut plus faire semblant d’être neutre. Chaque geste compte, même pour un DJ », insiste-t-il. Son exemple rappelle que les petits pas peuvent, à terme, mener à de grandes avancées – et que la scène musicale n’a pas à être en reste.
Bertrand Lamé n’a pas communiqué de chiffre précis, mais il précise que l’investissement initial s’élève à quelques milliers d’euros, selon la puissance nécessaire. « On a privilégié des composants recyclés et du matériel d’occasion pour réduire les coûts », explique-t-il. À long terme, l’économie réalisée sur la facture d’électricité compense largement l’investissement.