Presque tous les passagers et membres d’équipage du navire de croisière MV Hondius, placé en quarantaine aux Pays-Bas après une épidémie de hantavirus, sont désormais autorisés à rentrer chez eux. Selon Le Figaro, cette décision intervient après que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé l’absence de nouveaux cas ou de décès liés au virus depuis le 2 mai 2026.
Ce qu’il faut retenir
- Douze cas confirmés et un cas probable de hantavirus ont été recensés à bord du MV Hondius, entraînant trois décès.
- Le navire, battant pavillon néerlandais, a accosté à Rotterdam le 18 mai 2026 après une escale à Tenerife.
- La fin de la quarantaine a été officialisée par le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, sur la plateforme X.
- Le hantavirus, transmis par les rongeurs, n’a ni vaccin ni traitement spécifique, et la souche andine identifiée est transmissible entre humains.
- Sainte-Hélène, où de nombreux passagers avaient débarqué, a levé son alerte sanitaire le 8 juin 2026 après 42 jours d’isolement obligatoire pour les contacts.
Une épidémie déclarée en mai et une alerte sanitaire internationale
Le 18 mai 2026, le MV Hondius, navire d’exploration polaire battant pavillon néerlandais, accostait dans le port de Rotterdam après une série d’escales dans l’Atlantique Sud. À bord, une épidémie de hantavirus avait déjà causé douze cas confirmés et un cas probable, dont trois décès. Cette flambée, apparue au mois de mai, avait déclenché une alerte sanitaire internationale, obligeant les autorités néerlandaises à imposer une quarantaine aux passagers et membres d’équipage encore présents à bord.
Le navire avait quitté Ushuaia, en Argentine, le 1er avril 2026, faisant escale sur des îles isolées avant de remonter vers le Cap-Vert puis Tenerife, aux îles Canaries espagnoles. Après l’évacuation des passagers restants, l’équipage réduit est resté en quarantaine pendant plusieurs semaines dans le port de Rotterdam, le plus grand port d’Europe.
La fin de la quarantaine confirmée par l’OMS
Jeudi 18 juin 2026, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé sur la plateforme X que « presque tous les passagers et membres d’équipage du MV Hondius placés en quarantaine aux Pays-Bas sont désormais autorisés à rentrer chez eux, y compris les non-ressortissants ». Il a précisé que « sans nouveau cas signalé ni décès rapporté depuis le 2 mai, la situation demeure stable ».
Cette déclaration met fin à une période d’incertitude pour les personnes concernées, dont certaines avaient été contraintes de prolonger leur séjour aux Pays-Bas en raison des mesures sanitaires. Selon Le Figaro, l’OMS a confirmé que l’épidémie était désormais maîtrisée, permettant la levée des restrictions pour la grande majorité des personnes exposées.
Un navire désinfecté et autorisé à reprendre la mer
Le 30 mai 2026, après des opérations de nettoyage et de désinfection, le MV Hondius avait été autorisé à reprendre la mer. Cette mesure visait à éviter toute propagation ultérieure du virus, transmis par les rongeurs et notamment par la souche andine, la seule connue pour pouvoir se transmettre d’un être humain à l’autre. L’absence de traitement ou de vaccin spécifique contre le hantavirus rendait d’autant plus cruciale la maîtrise de l’épidémie.
Parallèlement, l’île de Sainte-Hélène, où de nombreux passagers avaient débarqué, a annoncé la fin de son alerte sanitaire majeure le 8 juin 2026. Le gouvernement local a indiqué que « toutes les personnes identifiées comme contacts et tenues de s’isoler ont désormais achevé avec succès leur période d’isolement obligatoire de 42 jours » et qu’« il n’existe plus aucun risque pour la population ».
Un virus rare et une gestion sanitaire sous haute surveillance
Le hantavirus, responsable de l’épidémie à bord du MV Hondius, est un virus rare contre lequel il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique. Selon les autorités sanitaires, la souche andine identifiée est particulièrement préoccupante en raison de sa capacité à se transmettre entre humains, une caractéristique inhabituelle pour ce type de pathogène.
La gestion de cette crise a mobilisé plusieurs acteurs, notamment l’OMS, les autorités néerlandaises et locales de Sainte-Hélène. L’isolement prolongé des contacts et la désinfection du navire ont été les principales mesures mises en œuvre pour éviter une propagation plus large. Pour les passagers et membres d’équipage concernés, la fin de la quarantaine marque un retour progressif à la normale, après plusieurs semaines d’incertitude.
Cette épidémie rappelle l’importance de la vigilance sanitaire, notamment dans un contexte de mobilité internationale accrue. Pour les prochains mois, les experts s’attendent à ce que les autorités sanitaires renforcent leurs protocoles de détection précoce des pathogènes émergents, afin d’éviter de nouvelles crises similaires.
Le hantavirus à bord du MV Hondius était particulièrement préoccupant en raison de la souche andine identifiée, la seule connue pour pouvoir se transmettre d’un être humain à l’autre. De plus, il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique contre ce virus, ce qui rendait la gestion de l’épidémie d’autant plus complexe.