La maire du Xe arrondissement de Paris, Alice Le Gall, a été victime d’une agression verbale et physique de la part de militants du groupe catholique intégriste Civitas, selon Libération. L’incident s’est produit dans le cadre de l’opposition à l’ouverture d’une église pour une œuvre programmée dans le cadre de la manifestation Nuit blanche, précise le quotidien.
Ce qu'il faut retenir
- Une agression a eu lieu contre la maire du Xe arrondissement, Alice Le Gall, lors d’un rassemblement à Paris.
- Les auteurs présumés sont des militants du groupe Civitas, connu pour ses positions intégristes.
- L’événement s’inscrit dans le cadre de Nuit blanche, une manifestation culturelle annuelle.
- Six personnes ont été placées en garde à vue après les faits.
- L’œuvre prévue dans l’église devait faire partie des animations de la manifestation.
L’incident s’est déroulé en fin de soirée, alors que des membres de Civitas s’opposaient à l’ouverture d’une église située dans le Xe arrondissement. Cette dernière devait accueillir une œuvre artistique dans le cadre de Nuit blanche, un événement culturel parisien organisé chaque année. Selon Libération, les militants ont tenté de bloquer l’accès au lieu, avant d’en venir aux mains avec des participants et des forces de l’ordre.
D’après les premiers éléments recueillis par la police, la maire Alice Le Gall a été prise à partie par plusieurs individus. Elle a été bousculée et insultée, avant que des policiers ne parviennent à la soustraire à la foule. L’élue, membre du Parti socialiste, a confirmé l’incident dans un communiqué publié dans la nuit : « J’ai été victime d’une agression inacceptable alors que je m’acquittais de mes fonctions », a-t-elle déclaré. « Ces actes de violence, sous couvert de désaccord politique ou religieux, ne peuvent être tolérés ».
Civitas, groupe catholique traditionaliste, est connu pour ses prises de position radicales sur des questions sociétales. Il s’oppose régulièrement à des événements culturels ou artistiques jugés contraires à ses valeurs. Dans un communiqué diffusé après les faits, le mouvement a revendiqué son opposition à « l’instrumentalisation des lieux de culte à des fins idéologiques », sans pour autant revendiquer l’agression de l’élue.
« Ces actes de violence, sous couvert de désaccord politique ou religieux, ne peuvent être tolérés. » — Alice Le Gall, maire du Xe arrondissement de Paris
Six militants ont été interpellés sur place et placés en garde à vue pour « violences en réunion » et « rébellion ». Les enquêteurs ont ouvert une procédure judiciaire pour déterminer les responsabilités de chacun. Selon les premiers témoignages, la tension était palpable depuis le début de la soirée, lorsque des membres de Civitas avaient tenté de pénétrer dans l’église pour en bloquer l’accès. Des échanges verbaux avaient alors dégénéré avant l’intervention des forces de l’ordre.
La préfecture de police de Paris a indiqué avoir déployé des effectifs supplémentaires pour sécuriser les lieux de la manifestation. « Nous ne tolérerons aucune forme de violence, quels que soient les motifs », a souligné un porte-parole, confirmant que des renforts avaient été mobilisés « par précaution ». De son côté, la mairie de Paris a exprimé son « soutien total » à la maire du Xe arrondissement, condamnant « avec la plus grande fermeté ces actes inacceptables ».
L’incident relance le débat sur la sécurité des élus locaux et des événements culturels, dans un contexte où les tensions politiques et religieuses restent vives à Paris. Alors que Nuit blanche doit se poursuivre jusqu’à l’aube, les autorités appellent au calme et rappellent que « la liberté d’expression s’arrête là où commence la violence », selon les termes d’un responsable policier.
Civitas est un mouvement catholique traditionaliste français, connu pour ses positions radicales sur des sujets comme le mariage homosexuel, l’avortement ou l’islam. Il s’oppose régulièrement à des événements culturels ou artistiques qu’il juge contraires à ses valeurs.
Non, la manifestation se poursuit comme prévu. Les organisateurs ont simplement renforcé les dispositifs de sécurité autour des sites culturels.