La capitale turque, Ankara, s’apprête à briller en 2026 en tant que capitale mondiale du tourisme turc, une distinction qui consacre son riche héritage historique, artistique et gastronomique. Selon Euronews FR, cette reconnaissance officielle, décernée par l’Organisation des États turcs, vise à promouvoir les trésors culturels du pays auprès des voyageurs internationaux.
Ce qu'il faut retenir
- Ankara porte le titre de capitale mondiale du tourisme turc en 2026, une première pour la ville depuis plus d’un siècle.
- La ville abrite plus de 20 musées, dont le musée des civilisations anatoliennes et le musée d’ethnographie, ainsi que des sites historiques comme le château d’Ankara, daté du VIIIe siècle av. J.-C.
- L’Opéra d’Ankara accueillera cette année des spectacles majeurs, dont une adaptation de l’opéra « L’épopée de Gilgamesh » et le ballet « Deli Dumrul ».
- Le Festival de la Route de la Culture de Turquie (Kültür Yolu Festivali), avec des artistes comme Emir Can İğrek et Bengü, se tiendra en septembre.
- La 12e foire internationale d’art contemporain ArtAnkara, en mars à l’ATO Congresium, réunira plus de 1 500 artistes et 83 000 visiteurs.
- La gastronomie locale, du döner kebab aux fruits de mer, sera à l’honneur dans des établissements comme le restaurant Trilye ou le Zenger Paşa Mansion.
Une reconnaissance internationale pour une ville déjà riche en histoire
Ankara, souvent éclipsée par Istanbul, s’impose en 2026 comme une destination incontournable pour les amateurs de culture. D’après Euronews FR, cette métropole dynamique a été choisie comme capitale mondiale du tourisme turc, un titre décerné par l’Organisation des États turcs, qui regroupe des peuples turciques du monde entier. Une distinction qui s’ajoute à son inscription l’an dernier sur la liste indicative de l’UNESCO, confirmant son statut de ville d’exception.
L’objectif est clair : mettre en avant un patrimoine culturel varié, à travers des festivals, des ateliers, des concerts et des événements immersifs. Pourtant, Ankara n’a pas attendu cette reconnaissance pour prouver son attrait. Avec son mélange d’histoire, d’art et de gastronomie, la ville attire déjà des visiteurs en quête d’authenticité et de diversité.
Un patrimoine historique à ciel ouvert et sous les toits des musées
Pour découvrir la Turquie dans sa globalité, Ankara se présente comme une porte d’entrée idéale. Euronews FR souligne que la ville abrite plus de vingt musées, couvrant des périodes allant des civilisations anatoliennes à la guerre d’indépendance turque. Parmi eux, le musée d’ethnographie se distingue par ses collections de vêtements, d’armes et d’artisanat anciens, offrant un panorama des cultures turciques à travers les siècles.
Les vestiges du château d’Ankara, construit au VIIIe siècle av. J.-C., incarnent à eux seuls l’âme historique de la ville. Ce site emblématique, accessible à pied par des ruelles pittoresques, offre une vue imprenable sur Ankara, surtout au coucher du soleil. À l’intérieur de ses murs, des cafés, des boutiques et des ateliers d’artisanat perpétuent la tradition, faisant de ce lieu un musée à ciel ouvert.
Le quartier de Hamamönü, avec ses maisons ottomanes aux balcons de bois et ses ruelles pavées, incarne quant à lui l’artisanat local. Ici, la rue des arts (Sanat Sokağı) attire les visiteurs avec ses ateliers et ses musiciens de rue, notamment pendant le ramadan.
Une scène artistique héritée d’Atatürk et tournée vers l’avenir
L’influence d’Mustafa Kemal Atatürk, fondateur de la République turque, a profondément marqué Ankara. Dès 1924, il transfère l’orchestre impérial d’Istanbul dans la capitale pour former l’orchestre symphonique présidentiel. Aujourd’hui, ce dernier se produit chaque vendredi à la salle de concert CSO Ada Ankara, perpétuant une tradition musicale toujours aussi vivante.
Le conservatoire d’État d’Ankara, créé en 1936, a formé des générations de musiciens, tandis que l’Opéra d’Ankara – ancien centre d’exposition transformé en salle lyrique – accueille désormais des stars internationales. Cette année, la programmation promet d’être exceptionnelle : le ballet « Deli Dumrul » de la compagnie de l’Opéra et du Ballet d’État d’Ankara sera à l’affiche, tout comme une adaptation de l’opéra « L’épopée de Gilgamesh », composée par Ahmet Adnan Saygun, l’un des « Cinq Turcs » de la musique classique turque.
Par ailleurs, Ankara sera l’une des étapes du Festival de la Route de la Culture de Turquie (Kültür Yolu Festivali), prévu en septembre 2026. Ce festival itinérant, lancé en 2021, investira plusieurs villes comme Aydın, Bursa, Konya et Ordu. Avec des artistes de renom tels que Emir Can İğrek, Ferhat Göçer ou Bengü, le programme promet huit jours de concerts, expositions et spectacles variés.
L’art contemporain et l’artisanat sous les projecteurs
Pour les amateurs d’art, la 12e foire internationale d’art contemporain ArtAnkara sera un rendez-vous à ne pas manquer. Prévue en mars 2026 à l’ATO Congresium, cette manifestation réunira plus de 1 500 artistes et 83 000 visiteurs, selon les organisateurs. Avec un ticket d’entrée fixé à seulement 500 TL (environ 10 euros), l’événement propose des expositions, des ateliers, des discussions et des performances en direct, attirant collectionneurs et néophytes.
Cette année, la foire mettra particulièrement en avant l’artisanat turc, un secteur en pleine renaissance. Des ateliers permettront aux visiteurs de découvrir les techniques ancestrales de tissage, de poterie ou de maroquinerie, tandis que des galeries présenteront des œuvres contemporaines inspirées par ces traditions.
Gastronomie : entre saveurs ottomanes et influences modernes
Ankara est aussi une destination gourmande, où la cuisine turque se décline sous toutes ses formes. Entre les mezze comme le dolma (feuilles de vigne farcies) et le kısır (salade de boulgour), les plats emblématiques comme le döner kebab ou le baklava, et les spécialités régionales comme le gözleme (pain plat farci), la ville offre une palette de saveurs variées.
Les amateurs de fruits de mer seront comblés au restaurant Trilye, situé rue Kuleli Sokagı, où l’on peut déguster des plats comme le carpaccio de poulpe ou le rouget rayé croustillant, accompagnés de vins locaux. Pour une expérience plus intimiste, le Zenger Paşa Mansion, installé dans une demeure ottomane près du château, propose une cuisine traditionnelle avec vue panoramique sur la ville.
Enfin, impossible de quitter Ankara sans avoir goûté au café turc, inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Préparé lentement dans un cezve sur du sable, ce café aux arômes puissants se déguste dans les quartiers historiques comme Zeynel ou Seyfi Usta, où les cafés traditionnels perpétuent des méthodes centenaires.
Ankara prouve une fois de plus que la Turquie n’est pas qu’un pays de plages ou de mosquées, mais une destination où l’histoire, l’art et la gastronomie se rencontrent avec passion. Une raison de plus pour y poser ses valises.
Parmi les incontournables figurent le château d’Ankara (VIIIe siècle av. J.-C.), le musée des civilisations anatoliennes et le musée d’ethnographie, ainsi que le quartier ottoman de Hamamönü.