Le royaume saoudien envisage un projet d’envergure visant à créer un complexe tennistique inspiré du légendaire Wimbledon, mais en plein désert. Selon Ouest France, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification économique et sportive du pays, alors que l’Arabie saoudite multiplie les investissements dans les infrastructures et les compétitions internationales.
Ce qu'il faut retenir
- Un complexe tennistique de type Wimbledon prévu dans le désert saoudien, selon Ouest France.
- Ce projet s’inscrit dans la stratégie de diversification économique du royaume.
- L’ATP voit d’un bon œil cette initiative, qui pourrait renforcer sa présence au Moyen-Orient.
- Le site spécialisé Tennis Temple a révélé les contours de ce projet pharaonique.
- L’Arabie saoudite mise sur le sport pour moderniser son image internationale.
Un complexe inspiré des grands tournois, mais adapté au désert
Le projet saoudien prévoit la construction d’un complexe tennistique dont l’architecture s’inspirerait de celle du mythique All England Lawn Tennis Club, où se déroule Wimbledon. Selon les informations rapportées par Ouest France, ce complexe serait conçu pour résister aux conditions climatiques extrêmes du désert, avec des infrastructures modernes et des technologies adaptées. L’ambition affichée est de créer un lieu emblématique, capable d’accueillir des tournois d’envergure internationale tout en offrant une expérience comparable à celle des grands tournois européens.
Le choix du tennis n’est pas anodin : ce sport bénéficie d’une popularité croissante au Moyen-Orient, où des compétitions comme le Saudi Open attirent déjà des joueurs de haut niveau. Pour l’Arabie saoudite, ce projet représente une opportunité de renforcer son soft power tout en diversifiant une économie encore très dépendante des hydrocarbures.
L’ATP favorable à une collaboration avec Riyad
L’Association des Tennis Professionnels (ATP) a déjà manifesté son intérêt pour ce projet. Selon Ouest France, les dirigeants du circuit professionnel voient dans cette initiative une chance d’étendre la présence du tennis en Asie et au Moyen-Orient, deux régions où le sport peine encore à s’imposer comme un phénomène de masse. L’ATP pourrait ainsi négocier l’intégration de nouveaux tournois dans le calendrier, sous réserve que les infrastructures répondent aux normes internationales.
Cette collaboration s’inscrit dans une dynamique plus large, où l’Arabie saoudite multiplie les partenariats sportifs, comme en témoignent les investissements dans le golf avec le LIV Tour ou encore dans le football via les rachats de clubs européens. Pour le royaume, ces initiatives visent à positionner le pays comme un acteur clé du sport mondial, tout en modernisant son image sur la scène internationale.
Un projet pharaonique dans la lignée des ambitions saoudiennes
Le projet de complexe tennistique s’ajoute à la liste des mégaprojets lancés par l’Arabie saoudite ces dernières années. Parmi les plus emblématiques figurent NEOM, la ville futuriste en construction dans le nord-ouest du pays, ou encore le projet de station de ski dans le désert, le Trojena. Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre du plan Vision 2030, qui vise à réduire la dépendance du pays aux revenus pétroliers en développant d’autres secteurs, dont le tourisme et les loisirs.
Pour le tennis, ce complexe pourrait devenir un symbole des ambitions saoudiennes dans le domaine sportif. Le site spécialisé Tennis Temple, à l’origine de la révélation, souligne que l’architecture du projet s’appuierait sur des matériaux résistants à la chaleur et des systèmes de climatisation innovants, permettant d’accueillir des compétitions même pendant les mois les plus chauds. Une prouesse technique qui pourrait bien redéfinir les standards des infrastructures sportives en milieu désertique.
Une chose est sûre : avec ce projet, l’Arabie saoudite confirme sa volonté de s’imposer comme un acteur incontournable du sport mondial, en misant sur des infrastructures d’exception et des partenariats stratégiques.
Rien n’indique que ce complexe pourrait remplacer Wimbledon. Il s’agirait plutôt d’un nouveau tournoi ou d’un événement complémentaire, conçu pour compléter le calendrier existant. L’ATP et la Fédération internationale de tennis (ITF) devront valider cette intégration.