L’artiste iranien Arash Nassiri investit actuellement l’espace de la Fondation Pernod Ricard, à Paris, avec une exposition intitulée « Night Mode ». Selon Libération, cette création sonde les traces laissées par la diaspora iranienne dans les palaces emblématiques de Beverly Hills, construits majoritairement entre les années 1980 et 1990. Ces lieux, autrefois prisés par les exilés ayant fui la République islamique d’Iran, deviennent le cadre d’une réflexion visuelle et sonore sur l’exil et la mémoire.

Ce qu'il faut retenir

  • L’exposition « Night Mode » est présentée à la Fondation Pernod Ricard à Paris, selon Libération.
  • Arash Nassiri y explore les traces de la diaspora iranienne dans les palaces de Beverly Hills, construits entre les années 1980 et 1990.
  • Ces résidences, devenues des symboles d’exil, ont accueilli de nombreux Iraniens après la révolution islamique de 1979.
  • L’artiste iranien mêle mélancolie et fantastique dans une œuvre immersive.

Une exposition ancrée dans l’histoire de l’exil iranien

La Fondation Pernod Ricard, située à Paris, accueille depuis quelques semaines l’exposition « Night Mode » d’Arash Nassiri. D’après Libération, cette création artistique s’inspire directement des palaces de Beverly Hills, ces résidences luxueuses construites dans les années 1980 et 1990. Autant dire que ces lieux ont joué un rôle central dans l’histoire de l’exil iranien après la chute du Shah en 1979 et l’avènement de la République islamique. De nombreux Iraniens, souvent issus des classes aisées, ont alors quitté leur pays pour s’installer en Californie, transformant Beverly Hills en un symbole de réussite et de nostalgie.

Arash Nassiri, lui-même issu de la diaspora iranienne, puise dans ce contexte historique pour bâtir une œuvre où se mêlent réalité et onirisme. Selon le quotidien, l’artiste « sonde les traces » de cette communauté en exil à travers une narration visuelle et sonore. Les palaces, avec leurs façades imposantes et leurs intérieurs somptueux, deviennent ainsi les décors d’une réflexion sur l’identité, la perte et la reconstruction.

Une œuvre entre mélancolie et fantastique

Libération souligne que l’exposition « Night Mode » se distingue par son atmosphère à la fois mélancolique et fantastique. Arash Nassiri utilise des éléments visuels et sonores pour évoquer les souvenirs d’une génération d’Iraniens exilés, tout en intégrant des touches de surnaturel. Le choix du titre, « Night Mode », n’est pas anodin : il renvoie à la fois à l’obscurité de l’exil et à l’idée d’un monde parallèle, où les frontières entre réalité et fiction s’estompent.

— « Ces résidences de Beverly Hills étaient des refuges, mais aussi des prisons dorées pour ceux qui avaient tout perdu », a déclaré Arash Nassiri à Libération. — Il précise que son travail cherche à « capturer l’essence de ces lieux, où chaque détail architectural raconte une histoire ». L’artiste iranien, qui vit entre Paris et Los Angeles, s’appuie sur son propre vécu pour donner une dimension intime à cette exploration collective.

Et maintenant ?

L’exposition « Night Mode » est visible à la Fondation Pernod Ricard jusqu’au 14 septembre 2026. Les visiteurs pourront y découvrir une installation immersive mêlant projections, sons et objets symboliques. Selon Libération, cette œuvre pourrait être ensuite présentée dans d’autres institutions culturelles, notamment aux États-Unis, où la diaspora iranienne reste particulièrement active dans le paysage artistique.

Pour Arash Nassiri, cette exposition marque une étape importante dans sa carrière. Après avoir été exposé dans plusieurs galeries européennes, il confirme ainsi son ancrage dans une réflexion sur l’exil et la mémoire. La Fondation Pernod Ricard, connue pour son soutien à l’art contemporain, lui offre une tribune idéale pour toucher un public international.

Arash Nassiri est un artiste iranien vivant entre Paris et Los Angeles. Issu de la diaspora iranienne, il explore dans son travail les thèmes de l’exil, de la mémoire et de l’identité. Son exposition « Night Mode » à la Fondation Pernod Ricard marque une étape majeure dans sa carrière.

Beverly Hills est devenu un symbole pour les Iraniens exilés après la révolution islamique de 1979. De nombreux exilés, souvent issus des classes aisées, s’y sont installés, transformant ce quartier en un haut lieu de la communauté iranienne en Californie. Les palaces construits dans les années 1980 et 1990 y sont particulièrement emblématiques.