Une enfant australienne de 10 ans a été mortellement touchée par un tir policier lors d’une intervention des forces de l’ordre dans la province pakistanaise du Pendjab, dans la nuit du 6 au 7 mai 2025. L’incident, qui a également blessé le père et le frère de la victime, a provoqué une réaction immédiate des autorités australiennes. Selon BMF - International, Canberra a exigé ce lundi 15 juin 2026 une enquête « transparente et approfondie » sur les circonstances de ce drame qualifié de « véritablement dramatique » par le Premier ministre australien Anthony Albanese.
Ce qu'il faut retenir
- Une enfant australienne de 10 ans, prénommée Hania, a été tuée accidentellement par un tir policier dans le Pendjab (Pakistan) dans la nuit du 6 au 7 mai 2025.
- Le drame s’est produit alors que des policiers intervenaient pour protéger une famille menacée par des hommes armés ayant arrêté leur véhicule.
- L’officier impliqué, ayant cru à une fuite des suspects, a tiré sur le véhicule, blessant également le père et le frère de la victime.
- La police pakistanaise a placé le policier en détention provisoire et annonce une enquête « approfondie et impartiale » pour établir les responsabilités.
- Le Premier ministre australien Anthony Albanese a exigé une enquête « transparente » de la part des autorités pakistanaises.
Un drame survenu dans un contexte d’insécurité persistante
L’incident s’est déroulé dans la province du Pendjab, considérée comme l’une des régions les plus sûres du Pakistan, mais où les conditions de sécurité restent précaires, notamment la nuit. Selon les informations relayées par BMF - International, des hommes armés avaient arrêté le véhicule de la famille australienne avant l’arrivée des forces de l’ordre. Dans la confusion, l’officier de police aurait cru à une tentative de fuite des suspects et aurait ouvert le feu sur le véhicule, touchant mortellement l’enfant.
« Dans la confusion, l'officier de police impliqué a cru par erreur que les suspects tentaient de fuir dans le véhicule des victimes et a déchargé son arme » sur celui-ci, a précisé la police locale dans un communiqué. « Cette décision erronée a conduit à la mort tragique de Hania, 10 ans, et valu des blessures à son père et à son frère », a-t-elle ajouté. Les victimes appartiennent à une famille de nationalité australienne venue rendre visite à des proches au Pakistan.
Canberra exige des explications et une enquête rigoureuse
Dès l’annonce du drame, le gouvernement australien a réagi avec fermeté. Le Premier ministre Anthony Albanese a déclaré lundi 15 juin 2026 attendre « une enquête transparente et approfondie sur ces circonstances », qualifiées de « véritablement dramatiques ». Canberra a également demandé des explications officielles aux autorités pakistanaises, sans préciser pour l’instant les suites diplomatiques envisagées.
De son côté, la police du Pendjab a indiqué que le policier impliqué avait été placé en détention provisoire. « Nous menons une enquête approfondie et impartiale afin de garantir que justice soit faite », a affirmé la source, tout en reconnaissant que « nos agents opèrent dans des environnements à haut risque ». La police a également exprimé son « profond attristement » face à cette tragédie, soulignant que « rien ne justifie une entorse à nos protocoles d’engagement ».
Un bilan humain lourd et des questions persistantes
Le drame a laissé une famille dévastée. Selon les médias australiens cités par BMF - International, Hania était venue rendre visite à des proches au Pakistan avec sa famille. Les circonstances exactes de l’intervention policière restent floues, notamment sur le rôle joué par les hommes armés ayant provoqué l’arrêt du véhicule. Les autorités pakistanaises n’ont pas encore communiqué de détails supplémentaires sur leur identité ou leurs motivations.
Ce type d’incident rappelle les risques encourus par les civils dans des zones où la circulation d’armes reste importante, malgré la relative stabilité relative du Pendjab. Les forces de l’ordre pakistanaises sont régulièrement critiquées pour leur gestion des interventions à haut risque, bien que cette région soit considérée comme moins exposée que d’autres zones du pays.
Reste à savoir si les conclusions de l’enquête permettront d’éclaircir les circonstances exactes de ce drame et d’éviter que de tels incidents ne se reproduisent à l’avenir.
Selon la police locale, l’officier impliqué a cru, dans la confusion, que les suspects tentaient de fuir dans le véhicule des victimes. Il a alors ouvert le feu, une décision qualifiée d’erronée par les autorités. Aucune information supplémentaire n’a été communiquée sur les éléments ayant conduit à cette méprise.