Plusieurs plages du lac d’Annecy, en Haute-Savoie, seront temporairement fermées à la baignade au cours du mois de mai en raison d’opérations d’éradication de larves de parasites, a annoncé Ouest France. Ces micro-organismes, surnommés « puces du canard », sont responsables de la dermatite du baigneur, une affection cutanée bénigne mais susceptible de provoquer des démangeaisons chez les personnes exposées.
Ce qu'il faut retenir
- Des opérations d’éradication des larves de parasites, dites « puces du canard », auront lieu sur les plages du lac d’Annecy en mai 2026
- Ces parasites sont à l’origine de la dermatite du baigneur, une maladie cutanée provoquant des démangeaisons
- La baignade sera interdite sur plusieurs plages pendant les interventions
- La dermatite du baigneur reste une affection bénigne, sans gravité médicale
Des parasites à l’origine de la dermatite du baigneur
Les « puces du canard » sont en réalité des larves de parasites appartenant à la famille des trématodes, plus précisément du genre Trichobilharzia. Ces organismes se développent dans les eaux douces, notamment en présence d’oiseaux aquatiques comme les canards, qui en sont les hôtes définitifs. « Leur présence dans l’eau peut entraîner, chez l’homme, une réaction cutanée appelée dermatite du baigneur », explique un porte-parole de la mairie d’Annecy cité par Ouest France. Les symptômes, bien que gênants, restent généralement bénins et disparaissent spontanément après quelques jours.
Des interdictions de baignade ciblées sur plusieurs plages
Les opérations de traitement, organisées par les services municipaux et les autorités sanitaires, concerneront plusieurs zones de baignade du lac d’Annecy. « Les interdictions seront ponctuelles et limitées dans le temps, précise un responsable de la direction départementale des territoires (DDT) de Haute-Savoie. Elles permettront de réduire la prolifération des larves avant la saison estivale, afin d’assurer la sécurité des baigneurs. » Les dates exactes des fermetures ne sont pas encore communiquées, mais elles devraient s’échelonner tout au long du mois de mai. Les autorités appellent les riverains et les touristes à se tenir informés via les canaux officiels.
Côté pratique, les plages concernées seront signalées par des panneaux d’information et des cordons, tandis que les activités nautiques non liées à la baignade (paddle, canoë, etc.) devraient pouvoir se poursuivre normalement. — Une mesure qui vise à concilier préservation de la santé publique et享受 des activités en bord de lac.
Une maladie bénigne mais à éviter
La dermatite du baigneur se manifeste par l’apparition de petites lésions rouges et de démangeaisons intenses, généralement quelques heures après le contact avec l’eau contaminée. « Bien que désagréable, cette affection ne nécessite pas de traitement médical spécifique, précise un médecin généraliste de la région. Les symptômes s’atténuent en 24 à 72 heures, et l’application de crèmes apaisantes ou de lotions à la cortisone peut aider à soulager les irritations. » Les autorités sanitaires rappellent que le port d’une combinaison ou d’un t-shirt en lycra réduit considérablement les risques de contamination, sans pour autant les éliminer totalement.
Selon les données de l’Agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes, les cas de dermatite du baigneur restent rares en France, mais leur fréquence augmente avec la hausse des températures et la prolifération des oiseaux aquatiques. « Le lac d’Annecy, très fréquenté en été, est particulièrement exposé à ce phénomène, souligne un écologiste local. Ces opérations de traitement sont donc une mesure préventive essentielle pour préserver la qualité de l’eau et la santé des usagers. »
Interrogée sur la durée des interdictions, la mairie d’Annecy a indiqué qu’elles seraient « aussi courtes que possible », sans préciser de délai maximal. Une réunion publique est prévue le 20 mai prochain pour répondre aux questions des habitants et des professionnels du tourisme locaux.
Oui, les interdictions concernent uniquement les plages et zones précises traitées. Le reste du lac, y compris les zones non signalées, reste accessible à la baignade. Il est néanmoins recommandé de vérifier les annonces officielles avant de se mettre à l’eau.