La demi-finale retour de la Ligue des champions entre le Bayern Munich et le Paris Saint-Germain, disputée mercredi à l’Allianz Arena, a été marquée par deux décisions arbitrales controversées concernant d’éventuels penaltys non sifflés en faveur des Bavarois. Selon Le Figaro, ces deux situations ont cristallisé les frustrations des 70 000 supporters munichois après la défaite 1-0 des Parisiens, synonyme de qualification en finale pour le club de la capitale.
Ce qu'il faut retenir
- À la 29e minute, une main de Nuno Mendes sur une frappe de Konrad Laimer n’a pas été sanctionnée par l’arbitre portugais João Pinheiro, malgré un possible second carton jaune pour le défenseur.
- Quelques minutes plus tard, João Neves a touché le ballon de la main après un dégagement de Vitinha, mais l’arbitre n’a pas accordé le penalty réclamé par les joueurs du Bayern.
- Ces deux refus de siffler penalty s’inscrivent dans un match où le PSG, mené d’un but et avec deux buts de retard sur l’ensemble des deux confrontations, a finalement tenu bon pour se qualifier en finale.
- João Pinheiro a justifié sa décision en s’appuyant sur le règlement de l’IFAB, selon lequel une main involontaire après un tir d’un coéquipier ne constitue pas une faute.
Un match tendu et deux occasions manquées pour le Bayern
Dès la troisième minute, Ousmane Dembélé avait ouvert le score pour le PSG, donnant un avantage décisif aux Parisiens dans cette confrontation. Menés au score et avec un retard de deux buts sur la double confrontation, les Bavarois devaient impérativement marquer pour espérer une prolongation. Pourtant, deux actions ont particulièrement alimenté la polémique.
La première est survenue à la 29e minute. Lors d’un contre mené par Konrad Laimer, le milieu autrichien a frappé le ballon, qui a heurté le bras de Nuno Mendes. L’arbitre portugais João Pinheiro n’a pas sifflé le penalty, malgré les protestations immédiates des joueurs munichois. Selon Le Figaro, cette décision a été prise alors que Nuno Mendes venait déjà d’être averti pour un tacle dur, ce qui aurait pu entraîner une exclusion en cas de second carton.
La main de João Neves, un cas d’école selon le règlement
La seconde polémique est intervenue peu après, à la 35e minute. Après une récupération dans sa surface de réparation, Vitinha a tenté de dégager le ballon, mais sa frappe a directement touché le bras de son coéquipier João Neves, bras décollé du corps. Immédiatement, les joueurs du Bayern ont réclamé un penalty, et les images semblaient accréditer leur demande.
Pourtant, l’arbitre n’a pas donné raison aux Bavarois. Comme l’a expliqué Le Figaro, le règlement de l’IFAB (International Football Association Board) précise qu’en cas de main involontaire après un tir d’un coéquipier, celle-ci n’est pas sanctionnée, sauf si le ballon entre directement dans le but adverse ou si le joueur marque immédiatement après l’action. Dans ce cas précis, aucune de ces deux conditions n’était remplie, ce qui a justifié la décision de João Pinheiro.
« Il ne s’agit pas d’une main (sauf si le ballon entre directement dans le but adverse ou si le joueur marque immédiatement après, auquel cas un coup franc direct est accordé à l’autre équipe). »
Extrait du règlement de l’IFAB
Un arbitrage qui divise, mais conforme au règlement
Si ces deux refus de penalty ont profondément marqué les esprits des supporters bavarois, ils s’inscrivent dans une logique réglementaire stricte. Comme le souligne Le Figaro, João Pinheiro a appliqué le règlement à la lettre, ce qui a permis au PSG de préserver son avantage. Pour les Parisiens, cette victoire (1-0 sur le match retour, 2-1 sur l’ensemble des deux rencontres) les qualifie pour la finale de la Ligue des champions, où ils affronteront Arsenal, vainqueur de l’Atlético de Madrid (1-0, score cumulé 2-1).
Les images des deux actions ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, alimentant les débats parmi les supporters et les observateurs. Certains ont estimé que l’arbitrage avait été trop strict, tandis que d’autres ont défendu la décision en invoquant la lettre du règlement. Quoi qu’il en soit, ces deux moments ont illustré la tension extrême qui régnait sur le terrain, dans un match où chaque détail comptait.
Les réactions et les suites à attendre
Après le match, Vincent Kompany, l’entraîneur du Bayern, n’a pas caché sa frustration. « Nous avons fait tout ce que nous pouvions, mais l’arbitrage ne nous a pas aidés aujourd’hui », a-t-il déclaré. De son côté, Luis Enrique, entraîneur du PSG, a salué la résilience de son équipe. « Nous avons su tenir bon dans les moments clés, et c’est ce qui fait la différence en Ligue des champions », a-t-il souligné.
Côté parisien, la qualification en finale relance les débats sur les ambitions du club en Europe. Après des années de demi-succès, le PSG vise enfin le trophée ultime, et cette campagne 2025-2026 pourrait marquer un tournant dans son histoire. Pour les supporters, la perspective d’une finale face à Arsenal, club en forme, ajoute une dose de suspense supplémentaire.
Quoi qu’il en soit, cette demi-finale retour restera dans les mémoires pour les deux clubs, entre les polémiques arbitrales et les enjeux sportifs majeurs. Pour le Bayern, l’heure sera désormais à l’introspection, tandis que le PSG se prépare à vivre une finale historique sous haute tension.
Selon le règlement de l’IFAB, une main involontaire après un tir d’un coéquipier n’est pas sanctionnée, sauf si le ballon entre directement dans le but adverse ou si le joueur marque immédiatement après. Dans ce cas précis, aucune de ces deux conditions n’était remplie, ce qui a justifié la décision de l’arbitre João Pinheiro, comme l’explique Le Figaro.