Selon BFM Bourse, Belron, le leader mondial de la réparation de pare-brises, pourrait s'introduire en Bourse à Amsterdam, ce qui constituerait l'une des plus importantes introductions des dernières années. Cette opération pourrait donner lieu à une valorisation de l'entreprise comprise entre 30 et 40 milliards d'euros, selon des sources interrogées par le Financial Times.

Carglass, filiale de Belron, est connue pour son slogan publicitaire « Carglass répare, Carglass remplace ». Mais bientôt, Carglass pourrait être cotée à la Bourse d'Amsterdam, ce qui donnerait à son actionnaire une valorisation digne d'un pensionnaire du CAC 40. Les deux principaux actionnaires de Belron, à savoir le conglomérat belge D'Ieteren (50,3% du capital) et la société d'investissement Clayton Dubilier & Rice (CD&R, 20,4%), prépareraient cette opération.

Ce qu'il faut retenir

  • Belron, la maison-mère de Carglass, pourrait s'introduire en Bourse à Amsterdam avec une valorisation de 30 à 40 milliards d'euros.
  • Les deux principaux actionnaires de Belron, D'Ieteren et CD&R, prépareraient cette opération.
  • La valorisation de l'entreprise pourrait atteindre 30 milliards d'euros à 40 milliards d'euros, selon des sources interrogées par le Financial Times.

Contexte et chiffres clés

Belron est un spécialiste de la réparation de pare-brises ou « VGRRR » (pour « vehicle glass repair, replacement and recalibration »). Le groupe est plus connu en Europe pour sa marque Carglass mais il détient également Autoglass au Royaume-Uni et Safelite aux États-Unis. La société compte 30 000 employés. En dehors des réparations de pare-brises, Belron assure également la calibration des systèmes avancés d'aide à la conduite (ADAS) en fixant les caméras sur les pare-brises.

En 2025, Belron a généré des revenus de 6,73 milliards d'euros, affichant une croissance de 5,9% en données comparables et un résultat opérationnel de 1,54 milliard d'euros ainsi qu'une marge opérationnelle ajustée de 23%. L'entreprise a par ailleurs une dette de 8,4 milliards d'euros.

Impact et conséquences

Si la fourchette de valorisation évoquée par le Financial Times se vérifiait, Belron aurait un poids en Bourse tout à fait comparable à un groupe du CAC 40, comme Kering (30,5 milliards d'euros) ou Saint-Gobain (38,15 milliards d'euros). Belron afficherait par ailleurs une capitalisation boursière représentant entre trois à quatre fois celle de Renault (9,15 milliards d'euros).

L'introduction en Bourse de Belron serait l'une des plus importantes survenues ces dernières années, en termes de valorisation. En 2022, le constructeur automobile allemand premium Porsche s'était introduit à Francfort avec une capitalisation boursière de 75 milliards d'euros, ce qui constituait alors la plus grande introduction depuis 2011, lorsque le spécialiste de la négociation de matières premières Glencore avait débarqué sur la cote.

Et maintenant ?

Reste à voir si une telle opération en Europe serait susceptible de réveiller le marché relativement atone des introductions en Bourse. L'an passé, le nombre d'opérations a baissé de 13% sur le Vieux Continent après déjà une baisse de 16% en 2024, selon le cabinet EY. Les montants levés (en dollars) avaient, eux, reculé de 8%. La tendance s'est plus ou moins poursuivie sur le premier trimestre 2026, où le nombre d'opérations a chuté de 18 à 28%.

La défense devrait plus globalement porter les introductions en Bourse en Europe. « D'autres introductions en Bourse dans le secteur de la défense devraient suivre, soutenues par des dépenses publiques massives et par la volonté de l'OTAN d'atteindre l'objectif de 5% du PIB en matière de dépenses de défense, dont 1,5 % pour les investissements dans les infrastructures critiques », expliquait la semaine dernière EY.