Le Bitcoin, souvent présenté comme une alternative numérique à l’or et un rempart contre les crises économiques, voit son statut de « valeur refuge » contesté par l’un des investisseurs les plus influents au monde. Selon Cryptoast, Ray Dalio, milliardaire et fondateur du fonds Bridgewater Associates, a récemment affirmé que la cryptomonnaie phare peinait à remplir cette fonction, malgré son adoption croissante au-delà du seul écosystème crypto.
Ce qu'il faut retenir
- Ray Dalio, figure majeure de la finance, estime que le Bitcoin ne joue pas pleinement son rôle de valeur refuge en période de crise.
- Le milliardaire avait pourtant recommandé, en juillet 2025, d’allouer 15 % de ses actifs en Bitcoin pour se prémunir contre la dette américaine.
- Depuis cette période, le cours du BTC a chuté de plus de 30 %, passant d’environ 118 000 dollars à 81 000 dollars aujourd’hui.
- Dalio cite trois raisons principales à cette défaillance : un manque de confidentialité, une corrélation trop forte avec les actions technologiques et un marché « relativement petit et contrôlable ».
Un statut de valeur refuge mis à l’épreuve
Depuis sa création, le Bitcoin suscite un débat récurrent : peut-il vraiment s’imposer comme une réserve de valeur stable, à l’instar de l’or ? Ses partisans mettent en avant sa rareté programmée — limitée à 21 millions d’unités — et son adoption progressive par des acteurs institutionnels. En 2014, Reid Hoffman, cofondateur de LinkedIn, avait ainsi révélé avoir commencé à investir dans le BTC alors qu’il valait moins de 1 000 dollars. Plus récemment, des entreprises et des États ont intégré la cryptomonnaie à leurs stratégies d’allocation d’actifs, renforçant l’idée d’une légitimité croissante.
Pourtant, Ray Dalio, qui avait pourtant préconisé en juillet 2025 d’allouer 15 % de ses avoirs en Bitcoin pour se protéger des risques liés à la dette américaine, tempère aujourd’hui cet enthousiasme. Dans une publication sur le réseau X, il souligne que le BTC, dont le cours a plongé de plus de 30 % depuis son pic de 118 000 dollars, peine à tenir son rôle de refuge. « Bitcoin n’a pas joué le rôle de valeur refuge que beaucoup espéraient », a-t-il déclaré, alors même que le marché crypto reste marqué par une volatilité historique.
Trois arguments pour expliquer cette défaillance
Pour justifier son scepticisme, Ray Dalio avance trois critiques structurelles. D’abord, il pointe un manque de confidentialité, un obstacle majeur pour les banques centrales, qui n’envisageraient pas d’en détenir. Ensuite, il relève une corrélation trop marquée avec les actions technologiques, ce qui expose le Bitcoin aux mêmes pressions vendeuses en cas de crise sur les marchés actions. Enfin, il décrit un marché « relativement petit et contrôlable », en comparaison avec l’or, dont le rôle central dans le système financier mondial reste incontestable.
Ces arguments s’ajoutent à une réalité déjà observable : en janvier 2026, l’or a subi l’une de ses pires baisses historiques, avec un recul de plus de 10 % en 24 heures, une chute qui n’a toujours pas été comblée. Une contre-performance qui remet en question le monopole traditionnel des métaux précieux en tant que valeurs refuges.
Des contre-arguments qui persistent
Malgré ces critiques, certains acteurs du secteur crypto défendent farouchement le Bitcoin comme refuge. Le compte River, par exemple, affirme que la cryptomonnaie reste un « havre pour les personnes et les entreprises dont le pouvoir d’achat est érodé par les politiques monétaires des banques centrales », notamment dans les pays aux systèmes financiers fragiles. River ajoute que l’or, contrairement au Bitcoin, ne peut être utilisé numériquement, transporté facilement ou divisé en petites unités pour des transactions quotidiennes.
Les maximalistes du Bitcoin, pour leur part, rejettent l’idée que l’or soit « unique en son genre ». Ils rappellent que le BTC, en tant que monnaie décentralisée, offre une alternative aux systèmes bancaires traditionnels, souvent défaillants dans certaines régions du monde. Pour eux, la comparaison avec l’or est réductrice, voire obsolète, alors que le Bitcoin représente une innovation monétaire majeure.
En attendant, le Bitcoin continue d’attirer des capitaux, comme en témoigne son adoption progressive par des entreprises et des fonds souverains. Pourtant, la question de son rôle de refuge en temps de crise reste ouverte, et les déclarations de Ray Dalio rappellent que les certitudes en matière d’investissement sont souvent éphémères.
Dalio, qui avait recommandé en juillet 2025 d’allouer 15 % de ses actifs en Bitcoin pour se prémunir contre les risques liés à la dette américaine, a revu sa position en raison de la chute de plus de 30 % du cours du BTC depuis son pic à 118 000 dollars. Il estime désormais que le Bitcoin ne remplit pas pleinement son rôle de valeur refuge, citant notamment son manque de confidentialité et sa corrélation avec les marchés actions.
En janvier 2026, l’or a enregistré l’une de ses pires baisses historiques, avec un recul de plus de 10 % en 24 heures, une chute qui n’a toujours pas été comblée. Malgré ce revers, l’or conserve une place centrale dans les portefeuilles d’investisseurs, bien que sa performance récente interroge sur sa résilience en période de crise.