La mythique BMW Série 1 s’apprête à vivre une révolution majeure d’ici 2028. Selon Numerama, qui s’appuie sur des indiscrétions révélées par Autocar le 18 mai 2026, la cinquième génération de la compacte allemande abandonnera définitivement le thermique pour une gamme 100 % électrique, tout en renouant avec la propulsion – un choix susceptible de diviser les puristes.

Ce qu'il faut retenir

  • La future BMW Série 1 (2028) sera 100 % électrique pour sa version propulsion, avec des motorisations hybrides en traction uniquement.
  • Le design s’inspirera des modèles iX3 et i3, avec un élément différenciateur « assez important » sur la face avant et la silhouette.
  • La carrosserie trois portes pourrait faire son retour… mais uniquement en électrique.
  • La version la plus puissante proposera 326 ch en propulsion, tandis que les versions sportives « M » atteindront 470 ch en transmission intégrale.
  • Deux plateformes distinctes seront utilisées : « CLAR » pour les versions hybrides thermiques (traction ou transmission intégrale), et « Gen6 » pour l’électrique (propulsion exclusive).

Avec plus de deux décennies d’histoire et quatre générations, la BMW Série 1 incarne une saga automobile qui a profondément évolué. Comme le rappelle Numerama, les deux premières moutures des années 2000 avaient séduit les amateurs de la marque par leur dynamique et leur style affirmé. Pourtant, depuis la troisième génération (2011), puis la quatrième (2019), le public a pu constater un tournant : l’abandon de la propulsion au profit de la traction, accompagné d’un design jugé plus consensuel, voire banal par certains puristes.

Cette rupture avait alors déçu une partie de la clientèle, attachée aux valeurs traditionnelles de BMW – performance, plaisir de conduite et engagement mécanique. Mais le vent va tourner. D’ici 2028, la cinquième génération de la compacte bavaroise promet de renouer avec ces fondamentaux, mais à condition d’accepter une transition technologique radicale : l’électrification totale.

Un design inspiré des grands modèles électriques de la marque

Pour marquer ce nouveau départ, BMW mise sur une refonte esthétique ambitieuse. D’après les premières esquisses dévoilées par Autocar et relayées par Numerama, la future Série 1 empruntera des éléments stylistiques aux modèles iX3 et i3, deux références du portefeuille électrique de la marque. L’objectif ? Créer une identité visuelle cohérente tout en conservant une personnalité propre à la compacte.

Oliver Heilmer, chef du design de la Série 1, a précisé dans ses déclarations que chaque modèle conservera sa propre identité grâce à un « élément différenciateur assez important ». Ce détail différenciant se jouera à la fois sur la silhouette globale et sur la forme emblématique des haricots lumineux – ces phares en forme de rein caractéristiques de BMW – qui devraient adopter une nouvelle signature lumineuse.

Autre surprise : le retour de la carrosserie trois portes, abandonnée depuis plusieurs générations. Selon les informations disponibles, cette version ne serait proposée qu’en 100 % électrique, confirmant ainsi la volonté de la marque de réserver cette configuration aux motorisations zéro émission.

Une plateforme dédiée pour l’électrique, une autre pour l’hybride

Pour concrétiser ce virage technologique, BMW s’appuiera sur deux architectures distinctes. La plateforme « Gen6 », conçue spécialement pour les véhicules électriques, sera réservée aux versions 100 % propulsion. De son côté, la plateforme thermique « CLAR », déjà utilisée pour les modèles hybrides et thermiques, continuera de servir pour les motorisations hybrides rechargeables ou non, mais uniquement en traction ou en transmission intégrale.

Cette séparation technique s’explique par les contraintes liées à l’implantation des batteries. Comme l’explique Numerama, l’architecture électrique Gen6 est optimisée pour une propulsion arrière, ce qui explique pourquoi cette configuration sera exclusive aux modèles 100 % électriques. Les versions hybrides, quant à elles, resteront cantonnées à l’avant, avec la possibilité d’ajouter une transmission intégrale si nécessaire.

Des performances en hausse, mais une autonomie encore floue

Côté motorisations, la future Série 1 électrique (parfois surnommée « i1 » par les observateurs) héritera des technologies développées pour l’i3. La version la plus puissante devrait développer jusqu’à 326 chevaux, une puissance respectable pour une compacte, offrant un équilibre entre performances et efficacité. Pour les amateurs de sensations fortes, BMW prévoit également des déclinaisons sportives sous la bannière « M », avec une puissance pouvant atteindre 470 chevaux et une transmission intégrale pour une motricité optimale.

En revanche, un point reste en suspens : la capacité de la batterie. Numerama indique qu’elle serait inférieure à celle de l’i3, sans plus de précisions. L’autonomie potentielle reste donc à déterminer, tout comme le temps de recharge, deux critères essentiels pour les futurs acheteurs. BMW n’a pas encore communiqué sur ces aspects, laissant planer un doute sur les performances réelles de la compacte une fois commercialisée.

Et maintenant ?

Les prochains mois devraient apporter des précisions supplémentaires, notamment lors du salon de l’automobile de Munich en septembre 2026, où BMW pourrait officialiser certains détails techniques. Si les rumeurs se confirment, la production de la nouvelle Série 1 électrique pourrait débuter fin 2027, pour une commercialisation au premier semestre 2028. Les puristes auront donc gain de cause sur la propulsion, mais devront accepter de troquer leur moteur thermique contre un bloc électrique – un compromis qui pourrait diviser la communauté automobile.

Une chose est sûre : avec cette cinquième génération, BMW envoie un signal clair. La marque allemande confirme son engagement dans l’électrification, tout en tentant de satisfaire une frange de sa clientèle attachée à son héritage mécanique. Reste à savoir si ce pari sera payant, tant sur le plan commercial que sur celui de l’image de la marque.

BMW justifie ce choix par la nécessité de se conformer aux réglementations européennes sur les émissions de CO₂ et par la volonté de moderniser sa gamme. L’électrification permet également d’améliorer les performances et de réduire les temps de recharge, tout en répondant aux attentes croissantes des consommateurs pour des véhicules zéro émission.

Les tarifs ne sont pas encore connus, mais il est probable que la version électrique soit plus onéreuse en raison du coût des batteries. BMW pourrait however proposer des aides gouvernementales ou des leasings attractifs pour faciliter l’accès à ce modèle.