Nombreux sont ceux qui estiment que boire café ou thé au cours de la journée suffit à couvrir leurs besoins en eau. Pourtant, selon Top Santé, cette habitude pourrait donner une fausse impression d’hydratation, tout en contribuant paradoxalement à assécher l’organisme. Une idée reçue que la journaliste Julia Monnier a analysée en s’appuyant sur les données scientifiques disponibles.
Ce qu'il faut retenir
- Le café et le thé, en raison de leur teneur en caféine, ont un effet diurétique qui peut réduire l’hydratation globale.
- Boire ces boissons en excès ne remplace pas l’apport en eau pure nécessaire au corps.
- Une consommation modérée de café ou de thé n’est pas contre-indiquée, mais elle ne doit pas être considérée comme une source principale d’hydratation.
- L’illusion d’une bonne hydratation vient du fait que ces boissons contiennent de l’eau, mais leur impact sur l’équilibre hydrique est différent de celui de l’eau plate.
Une habitude répandue mais trompeuse
Pour de nombreuses personnes, alterner entre plusieurs tasses de café ou de thé dans la journée est synonyme d’apport hydrique suffisant. Selon Top Santé, cette perception repose sur une méconnaissance des effets réels de ces boissons sur le corps. « On a souvent tendance à confondre quantité et qualité d’hydratation », explique Julia Monnier. En réalité, la caféine, présente dans le café et le thé, stimule la production d’urine, ce qui peut entraîner une perte d’eau plus importante que prévu.
Cette idée que le café déshydrate a d’ailleurs alimenté de nombreux débats. Si des études ont montré que la caféine a un effet diurétique, son impact reste modéré chez les consommateurs habitués. « Pour une personne qui boit régulièrement du café, l’effet diurétique est moins marqué », précise la journaliste. Autant dire que l’effet desséchant n’est pas systématique, mais il existe bel et bien dans certains cas.
L’eau, une nécessité souvent sous-estimée
Le vrai problème réside dans le fait que remplacer l’eau par du café ou du thé peut conduire à un déficit hydrique. L’eau, qui ne contient ni caféine ni sucres ajoutés, est la seule boisson capable de compenser intégralement les pertes en eau de l’organisme. D’après Top Santé, il est recommandé de boire entre 1,5 et 2 litres d’eau par jour, en fonction de l’activité physique et des conditions climatiques.
Une consommation excessive de café ou de thé, sans apport suffisant en eau, peut donc laisser le corps dans un état de déshydratation légère. Les symptômes sont variés : fatigue, maux de tête, ou encore baisse de concentration. « On ne réalise pas toujours que ces signes peuvent être liés à un manque d’hydratation, alors qu’on boit pourtant des litres de liquides », souligne Julia Monnier.
Comment concilier café, thé et hydratation optimale ?
La solution ne consiste pas à éliminer café et thé, mais à les intégrer de manière équilibrée dans son apport hydrique. Selon Top Santé, l’idéal est de limiter la consommation de ces boissons à trois ou quatre tasses par jour, en les espaçant dans le temps. Par ailleurs, il est conseillé de boire un grand verre d’eau après chaque tasse de café ou de thé pour compenser leur effet diurétique.
Pour les personnes sensibles à la caféine ou souffrant de problèmes rénaux, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) recommande de réduire encore davantage ces apports. « Il n’est pas question de diaboliser le café ou le thé, mais de rappeler que l’eau doit rester la base de notre hydratation », rappelle Julia Monnier.
En attendant, les experts insistent : surveiller son hydratation ne se résume pas à compter le nombre de tasses bues dans la journée. Il s’agit avant tout de varier les sources et de privilégier l’eau, seule à même d’assurer un équilibre optimal pour l’organisme.
D’après Top Santé, le thé vert contient moins de caféine que le café, mais son effet diurétique reste présent. Cependant, il est généralement moins marqué, surtout si la consommation reste modérée. Une tasse de thé vert le matin ou en début d’après-midi ne pose pas de problème majeur pour l’hydratation, à condition de compenser avec un apport en eau par ailleurs.