La capitale congolaise, Brazzaville, est frappée par une pénurie de carburant depuis le week-end dernier, a révélé RFI. Près de deux millions d’habitants subissent les conséquences de cette situation, avec des files d’attente quotidiennes devant les stations-service et une perturbation des transports en commun. Le gouvernement congolais attribue cette crise à la situation géopolitique au Moyen-Orient, sans pour autant préciser de mesures concrètes pour y remédier.
Ce qu'il faut retenir
- Une pénurie de carburant frappe Brazzaville depuis le week-end, touchant près de 2 millions d’habitants.
- Les stations-service voient se former des files d’attente quotidiennes devant leurs pompes.
- Les automobilistes et les usagers des transports en commun sont directement pénalisés par cette situation.
- Le gouvernement congolais explique cette crise par la situation au Moyen-Orient, sans annoncer de solution immédiate.
Des files d’attente interminables devant les stations-service
Dès les premières heures de la matinée, les habitants de Brazzaville se pressent devant les rares stations encore approvisionnées. Les conducteurs, souvent contraints d’attendre plusieurs heures, voient leurs trajets professionnels ou personnels rallongés de manière significative. Les automobilistes interrogés par RFI décrivent une situation « désastreuse », certains n’hésitant pas à faire des dizaines de kilomètres pour trouver une pompe encore en service. Les transports en commun, déjà fragiles, peinent à assurer leurs rotations, aggravant les difficultés de déplacement pour des milliers de personnes.
Un gouvernement qui pointe du doigt le Moyen-Orient
Interrogé par RFI, un porte-parole du gouvernement congolais a justifié cette pénurie en invoquant « la dégradation des approvisionnements internationaux », directement liée aux tensions persistantes au Moyen-Orient. Sans citer de chiffres précis ni de pays fournisseurs, il a souligné que « la chaîne logistique mondiale est sous pression ». Pour l’instant, aucune mesure d’urgence n’a été annoncée pour atténuer l’impact sur la population, si ce n’est des promesses de « discussions en cours avec les partenaires régionaux ».
Des répercussions économiques et sociales déjà visibles
Au-delà des désagréments quotidiens, cette pénurie risque de peser sur l’activité économique de Brazzaville. Les commerces dépendant du transport de marchandises, les taxis et les services logistiques sont particulièrement touchés. Certains observateurs locaux évoquent déjà une « hausse des prix des denrées » en raison des coûts logistiques supplémentaires engendrés. Les associations de consommateurs appellent à une intervention rapide des autorités pour éviter une « crise sociale », mais aucune réponse concrète n’a été formulée à ce stade.
La situation à Brazzaville rappelle les crises similaires qui ont frappé d’autres capitales africaines ces dernières années, où les pénuries de carburant ont souvent servi de catalyseur à des mouvements de protestation. Reste à voir si les autorités congolaises parviendront à éviter une escalade sociale.