Le CAC 40 a enregistré une progression hebdomadaire de près de 2% cette semaine, portée par les espoirs d’un accord de paix entre l’Iran et les États-Unis. Pourtant, selon Capital, l’incertitude persiste quant à la stabilisation des tensions au Moyen-Orient, malgré les échanges en cours entre Téhéran et Washington.

Ce qu'il faut retenir

  • Le CAC 40 a progressé de 2% cette semaine, dopé par les espoirs d’un accord avec l’Iran, mais les perspectives restent fragiles.
  • Les prix du baril de Brent ont oscillé entre 95 et 115 dollars ces dernières semaines, pesant sur la conjoncture économique mondiale.
  • L’indice PMI composite des pays développés est repassé sous la zone de stagnation pour la première fois depuis 2023.
  • La lettre d’investissement Momentum de Capital affiche des performances hebdomadaires bien supérieures au CAC 40, avec des hausses de 15% pour SES, 34% pour Eutelsat et 13% pour Exosens.
  • Momentum recommande cette semaine l’achat ou la vente sur des valeurs comme Total, LVMH, Air liquide, Nvidia, Publicis ou Dassault Systèmes.

Pour autant, la prudence reste de mise, comme le souligne LBP AM (La Banque Postale Asset Management), gérant d’actifs cité par Capital. « Les perspectives d’un accord de paix avec l’Iran sont encore incertaines à l’heure actuelle », précise-t-il. Entre les projets d’accords en discussion et les menaces de frappes militaires de Donald Trump en cas d’échec des négociations, le risque géopolitique continue de planer sur les marchés.

Côté énergie, la situation reste tendue. Le détroit d’Ormuz, par où transitaient 20% des échanges mondiaux de pétrole avant le conflit, reste majoritairement fermé. Les stocks de pétrole, qui ont jusqu’ici amorti le choc sur les prix, s’érodent rapidement. Résultat : le baril de Brent oscille entre 95 et 115 dollars depuis un mois, des niveaux qui pèsent sur la croissance économique sans pour autant provoquer un retournement immédiat du cycle, analyse LBP AM.

Le gérant d’actifs alerte également sur l’évolution « non linéaire » du choc énergétique. Si les flux de pétrole ne se normalisent pas d’ici la fin du printemps, l’ampleur de la crise pourrait s’aggraver brutalement. « Le risque d’un scénario adverse pour l’économie et la Bourse augmente », souligne-t-il, même si le scénario central de LBP AM reste globalement positif pour l’instant.

Les indicateurs avancés d’activité confirment cette prudence. L’indice PMI composite des pays développés a reculé et revient pour la première fois depuis 2023 dans la zone de stagnation. « Après la stagnation du premier trimestre, les PMI envoient un signal clair : l’économie française pourrait se contracter au deuxième trimestre », indique ING. L’industrie résiste encore, mais le secteur des services montre des signes de faiblesse marquée.

En France, la situation est particulièrement préoccupante. « L’économie de l’Hexagone pourrait enregistrer une baisse au deuxième trimestre », prévient ING. Les entreprises peinent à répercuter la hausse des coûts sur leurs prix de vente, ce qui pèse sur leur rentabilité. « Cette dynamique limite les risques d’inflation de second tour », tempère toutefois LBP AM. Aux États-Unis, la situation reste plus favorable, mais les pressions inflationnistes s’intensifient, laissant entrevoir un possible relèvement des taux par la Fed.

Momentum : une performance hebdomadaire bien supérieure au CAC 40

Malgré ce contexte incertain, la lettre d’investissement Momentum de Capital a signé une semaine particulièrement faste. Selon les données disponibles à l’heure de la rédaction, sa sélection d’actions a surperformé l’indice parisien de manière significative. Parmi les meilleures performances hebdomadaires, on retrouve SES (+15%), Eutelsat (+34%) ou encore Exosens (+13%).

Cette semaine, Momentum a actualisé ses recommandations pour le CAC 40 et livré ses analyses techniques et financières sur plusieurs valeurs phares. Parmi les titres ciblés : Total, LVMH, Air liquide, Nvidia, Publicis, Saint-Gobain, Teleperformance, Medincell, Eurofins Scientific, Dassault Systèmes, Derichebourg, Edenred et Sopra Steria. La lettre a également proposé un conseil sur un ETF pour la semaine.

Depuis son lancement en mai 2021, la sélection d’actions de Momentum a systématiquement surperformé le CAC 40. Pour célébrer ses cinq ans, la lettre propose actuellement une réduction exceptionnelle de 40% sur un abonnement annuel, ramenant son prix à 59 euros au lieu de 99 euros. Une offre incluant cinq mois d’abonnement offerts.

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Contexte économique : entre tensions géopolitiques et signes de faiblesse conjoncturelle

Les analystes de LBP AM soulignent que le choc énergétique actuel diffère des crises précédentes. « Les stocks de pétrole s’érodent rapidement, et leur niveau ne permet plus d’amortir les chocs comme par le passé », explique-t-il. Si les prix de l’énergie se maintiennent à ces niveaux, la pression sur les marges des entreprises et sur le pouvoir d’achat des ménages devrait s’accentuer dans les mois à venir.

Par ailleurs, la diffusion du choc énergétique dans l’économie réelle se confirme. Les indicateurs avancés d’activité, comme les PMI, montrent une dégradation généralisée. « La chute du PMI composite dans les pays développés reflète une activité en net ralentissement », précise LBP AM. En France, cette tendance est particulièrement marquée, avec un risque de contraction du PIB au deuxième trimestre.

Aux États-Unis, l’économie affiche une meilleure résilience, mais les pressions inflationnistes pourraient contraindre la Fed à durcir sa politique monétaire. « Une remontée des taux de la Fed n’est pas exclue si l’inflation persiste à un niveau élevé », estime LBP AM.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer l’impact réel du choc énergétique sur la croissance mondiale. La normalisation des flux de pétrole via le détroit d’Ormuz et la conclusion ou non d’un accord entre l’Iran et les États-Unis figureront parmi les principaux facteurs à surveiller. Pour les investisseurs, la volatilité pourrait persister jusqu’à ce que ces incertitudes soient levées, d’autant que les indicateurs conjoncturels envoient des signaux de ralentissement.

En France, l’évolution du PIB au deuxième trimestre sera un indicateur clé pour confirmer ou infirmer les craintes de récession. Côté marchés, la performance de Momentum montre qu’une sélection rigoureuse d’actions peut permettre de tirer son épingle du jeu, même dans un environnement dégradé. Les prochaines recommandations de la lettre, attendues dans les jours à venir, pourraient donc susciter un intérêt particulier auprès des investisseurs.

La hausse du CAC 40 cette semaine s’explique principalement par les espoirs d’un accord de paix entre l’Iran et les États-Unis, qui a réduit temporairement les craintes d’une escalade militaire au Moyen-Orient. Cependant, selon Capital, cette progression reste fragile, car les négociations sont toujours en cours et les menaces de frappes en cas d’échec des discussions maintiennent un risque géopolitique élevé.