Dans un marché toujours attentif aux derniers développements sur la situation au Moyen-Orient, qui s'enlise, le CAC 40 a symboliquement terminé la séance de lundi dans le rouge (-0,19%), à 8 142 points. Selon BFM Bourse, le week-end a été marqué par l'annulation de nouveaux pourparlers entre l'Iran et les États-Unis.

Hier, l'ambassadeur iranien à l'ONU, Amir Saeid Iravani, s'est exprimé lors d'une session du Conseil de sécurité convoquée par Bahreïn. « Une stabilité et une sécurité durables dans le Golfe et dans toute la région ne peuvent être garanties que par une cessation durable et permanente de toute agression contre l'Iran, accompagnée de garanties crédibles de non-répétition et du plein respect des droits et intérêts souverains légitimes de l'Iran », a-t-il déclaré, estimant que les Américains agissent comme des « pirates et des terroristes ».

Ce qu'il faut retenir

  • Le CAC 40 a terminé la séance de lundi dans le rouge (-0,19%), à 8 142 points.
  • L'Iran et les États-Unis ont annulé de nouveaux pourparlers.
  • L'ambassadeur iranien à l'ONU a souligné l'importance d'une cessation durable de toute agression contre l'Iran.

Le baril de brent reste ferme

Faute d'avancées majeures, le baril de brent reste ferme, au-dessus de la barre symbolique des 100$, à 102,70$. Cela rend inconfortable la position de la Fed et de la BCE, qui réunissent leur sages respectivement mercredi et jeudi.

Les banques centrales attendues

Paolo Zanghieri, économiste senior chez Generali Investments, pense que « l'attention se concentrera sur l'évolution de l'évaluation des risques par la Réserve fédérale depuis la réunion de mi-mars ». Selon lui, l'apaisement récent des tensions a réduit la probabilité des scénarios les plus pessimistes, qui auraient pu conduire à des baisses de taux plus agressives pour soutenir l'économie.

Les perspectives de la BCE

Concernant la BCE, les enjeux sont quelque peu différents dans le sens où la Zone Euro est bien plus dépendante des importations d'hydrocarbures. Konstantin Veit, gérant de portefeuille chez PIMCO, anticipe « une posture de vigilance plutôt qu'une action ». Selon lui, si la BCE devait réagir aux risques inflationnistes, l'ajustement serait mesuré plutôt qu'agressif, avec peu de chances de dépasser deux hausses de taux.

Et maintenant ?

La prochaine réunion de la Fed et de la BCE aura un impact significatif sur les marchés financiers. Les analystes attendent avec intérêt l'évolution des taux d'intérêt et les mesures de la BCE pour soutenir l'économie.

La situation géopolitique et les perspectives de la Fed et de la BCE restent à suivre avec attention. Les marchés financiers sont préoccupés par l'incertitude et les conséquences potentielles des décisions de ces institutions.