Un type spécifique de pain pourrait contribuer à diminuer le taux de mauvais cholestérol, selon les recommandations de deux diététiciennes relayées par Top Santé. Face à l’augmentation des cas d’hypercholestérolémie en France, cette piste nutritionnelle suscite l’attention des professionnels de santé.

Ce qu'il faut retenir

  • Limiter certains glucides est souvent conseillé en cas de mauvais cholestérol, mais certains pains riches en fibres pourraient avoir un effet inverse
  • Deux diététiciennes ont identifié un type de pain susceptible de réduire le taux de LDL-cholestérol
  • Les fibres jouent un rôle clé dans l’équilibre du cholestérol sanguin, selon les spécialistes
  • Cette approche s’inscrit dans une stratégie globale d’amélioration des habitudes alimentaires

Selon Top Santé, l’hypercholestérolémie touche près de 20 % des adultes en France, un chiffre qui a progressé ces dernières années en raison notamment d’une alimentation déséquilibrée. Face à ce constat, les recommandations nutritionnelles évoluent pour privilégier des alternatives capables d’agir directement sur le taux de LDL-cholestérol, souvent qualifié de « mauvais cholestérol ».

Dans ce contexte, deux diététiciennes, dont les travaux sont rapportés par Top Santé, ont mis en lumière un aliment paradoxal : le pain. Si les glucides raffinés sont généralement pointés du doigt pour leur impact négatif sur la santé cardiovasculaire, certaines variétés de pain pourraient, à l’inverse, contribuer à améliorer le profil lipidique. Leur argument repose sur la teneur élevée en fibres de ces produits, un nutriment connu pour ses bienfaits sur le métabolisme.

« Certains pains complets ou aux céréales, riches en fibres solubles, peuvent aider à réduire l’absorption du cholestérol au niveau intestinal », a expliqué l’une des diététiciennes, citée par Top Santé. Elle précise que ces fibres agissent comme une véritable « éponge », limitant la réabsorption des graisses dans l’organisme. Parmi les exemples souvent cités figurent le pain de seigle, le pain aux graines de lin ou encore le pain complet bio, à condition qu’ils soient fabriqués avec des farines peu raffinées.

« Il ne s’agit pas de consommer du pain à volonté, mais de privilégier des versions adaptées, avec une attention particulière portée à la qualité des ingrédients. »
— Diététicienne, Top Santé

Cette approche s’inscrit dans une logique plus large de rééquilibrage alimentaire. Les spécialistes rappellent que la réduction du mauvais cholestérol ne repose pas uniquement sur l’élimination de certains aliments, mais sur une combinaison de facteurs : choix nutritionnels adaptés, activité physique régulière et, si nécessaire, un suivi médical personnalisé. « Le pain, comme d’autres aliments, doit être intégré dans une alimentation variée et équilibrée », a souligné la deuxième diététicienne interviewée.

Et maintenant ?

Si cette piste nutritionnelle ouvre de nouvelles perspectives, elle reste à confirmer par des études cliniques plus larges. Pour l’heure, les professionnels de santé recommandent de tester cette approche de manière progressive, en observant les effets sur son propre taux de cholestérol. Une chose est sûre : les habitudes alimentaires continueront d’évoluer pour intégrer ces nouvelles données, notamment dans les programmes de prévention cardiovasculaire prévus pour 2027.

Les autorités sanitaires, quant à elles, devraient prochainement publier des recommandations actualisées sur la consommation de glucides en cas d’hypercholestérolémie. En attendant, les consommateurs sont invités à vérifier les étiquettes des pains qu’ils achètent et à privilégier les versions les plus riches en fibres. Une vigilance d’autant plus importante que les produits industriels, même présentés comme « complets », peuvent contenir des additifs ou des farines trop raffinées.

D’après les diététiciennes interrogées par Top Santé, les pains riches en fibres solubles, comme le pain de seigle, le pain aux graines de lin ou le pain complet bio, sont les plus recommandés. Leur teneur élevée en fibres limite l’absorption du cholestérol dans l’intestin.