L’enseigne de grande distribution Lidl est visée par une plainte de la députée écologiste Delphine Batho pour publicité mensongère, après les scènes de tension observées jeudi dans plusieurs magasins lors de la vente de climatiseurs. Selon 20 Minutes - Politique, l’élue a saisi la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) pour signaler ces pratiques présumées.
Ce qu'il faut retenir
- La députée Delphine Batho accuse Lidl de publicité mensongère concernant la vente de climatiseurs.
- Des scènes de tension ont été observées jeudi dans plusieurs magasins de l’enseigne.
- L’élue a saisi la DGCCRF pour enquête sur ces pratiques présumées.
- Lidl rejette ces accusations et affirme ne pas avoir enfreint la réglementation.
Une plainte pour publicité trompeuse
Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres et figure du groupe écologiste à l’Assemblée nationale, a officiellement signalé Lidl à la DGCCRF pour des pratiques commerciales qu’elle juge trompeuses. Dans son courrier, elle dénonce une campagne publicitaire incitant à l’achat de climatiseurs, alors que ces appareils, en période de forte chaleur, deviennent rapidement inaccessibles pour une partie de la population. « Ces publicités créent une fausse urgence et exploitent une situation de stress thermique », a-t-elle déclaré à 20 Minutes - Politique.
Des tensions dans les magasins
Les scènes de tension évoquées par la députée se sont produites jeudi dans plusieurs points de vente Lidl, où des clients se sont affrontés pour l’achat des derniers climatiseurs disponibles. Selon des témoignages recueillis par l’enseigne, certains magasins ont dû fermer temporairement leurs portes en raison de l’afflux de clients. Ces incidents illustrent, selon Delphine Batho, les dérives d’une commercialisation agressive dans un contexte de canicule.
Lidl dément toute pratique illégale
Face aux accusations, la direction de Lidl a réagi avec fermeté. « Nos campagnes publicitaires respectent scrupuleusement la réglementation en vigueur », a assuré un porte-parole de l’enseigne. Il a rappelé que les climatiseurs étaient proposés dans le cadre d’une promotion commerciale classique, sans obligation d’achat ni limitation de stock signalée aux clients. Lidl a également indiqué avoir pris des mesures pour fluidifier l’accès à ces produits dans ses magasins, comme l’instauration de systèmes de réservation en ligne.
Delphine Batho, qui avait déjà interpellé le gouvernement en juin sur la précarité énergétique, a indiqué qu’elle suivrait de près l’avancée de l’enquête. « Cette affaire montre l’urgence d’encadrer davantage les promotions sur les équipements énergivores », a-t-elle ajouté.
Si la DGCCRF établit une infraction, Lidl pourrait être condamné à une amende administrative pouvant atteindre jusqu’à 10 % de son chiffre d’affaires annuel. En 2025, la DGCCRF avait infligé une amende de 5 millions d’euros à une enseigne de bricolage pour des pratiques similaires.