« S’il vous plaît, restez correct. » L’interview d’après-match de Corentin Moutet, ce mardi 16 juin 2026 au Queen’s, a basculé dans l’émotion incontrôlée après sa victoire face à son compatriote Giovanni Mpetshi Perricard. Selon Ouest France, le joueur français, alors 36e mondial, a enchainé les jurons en direction du journaliste de la BBC qui l’interrogeait. Une séquence qui a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, suscitant autant de réactions que de commentaires sur le professionnalisme en interview.

Ce qu'il faut retenir

  • Corentin Moutet, 36e mondial, a été filmé en train de tenir des propos injurieux (« fu** ») lors d’une interview en anglais pour la BBC après sa victoire au Queen’s.
  • Son adversaire direct, Giovanni Mpetshi Perricard (87e mondial), n’a pu que constater la performance de son compatriote, battu sans appel.
  • Le joueur français a réagi avec une agressivité verbale inhabituelle, exigeant du journaliste qu’il « reste correct ».
  • La vidéo, devenue virale, a relancé le débat sur le langage et le ton employés lors des interviews sportives.
  • Le tournoi du Queen’s, prestigieux sur gazon, se déroule actuellement à Londres du 9 au 22 juin 2026.

Une victoire qui tourne au règlement de comptes verbal

Sur la terre battue londonienne du Queen’s, Corentin Moutet a livré une prestation solide pour s’imposer face à Giovanni Mpetshi Perricard, alors 87e mondial. Mais c’est bien après le match que l’incident a éclaté. Alors qu’il était interrogé par un journaliste de la BBC en anglais, le Français a soudainement perdu son sang-froid. Les propos, retransmis en direct, ont révélé une succession de jurons en anglais, ponctués par une demande insistante : « S’il vous plaît, restez correct. » Autant dire que le ton n’était plus à la courtoisie sportive, mais bien à l’affrontement verbal.

Selon les observateurs présents sur place, la tension était palpable dès les premières secondes de l’interview. Moutet, connu pour son tempérament fougueux sur les courts, n’a pas su ou voulu canaliser son énergie lors de cet échange. Le contraste entre la victoire sportive et la sortie de route verbale a immédiatement interpellé les médias et les fans, transformant une performance habituellement saluée en polémique.

Un public et des médias sous le choc

La vidéo, diffusée en quelques minutes sur les réseaux sociaux, a rapidement été reprise par les comptes spécialisés dans le tennis et l’actualité sportive. Les réactions sont partagées : certains y voient une réaction humaine après un effort intense, d’autres dénoncent un manque de professionnalisme flagrant. « On ne peut pas tolérer ce genre de comportement, surtout devant un public international », a réagi un ancien joueur professionnel joint par Ouest France. La BBC, contactée pour réagir, n’a pas encore communiqué sur le sujet.

Côté français, les supporters de Moutet ont tenté de relativiser, évoquant la pression des grands tournois et la frustration parfois difficile à contenir. Pourtant, l’incident rappelle d’autres cas similaires dans le monde du sport, où l’émotion a pris le pas sur le fair-play. Le joueur, habitué aux joutes verbales sur le court, devra désormais gérer celles hors des terrains — un exercice bien moins maîtrisé.

Et maintenant ?

La Fédération française de tennis (FFT) n’a pas encore réagi officiellement à cet incident, mais une source proche du dossier a indiqué à Ouest France que « des discussions sont en cours pour évaluer d’éventuelles sanctions ». Côté Moutet, contacté par le média, il n’a pas encore fait de déclaration publique. Une conférence de presse est prévue ce mercredi à Paris, où il pourrait s’exprimer sur le sujet. Dans l’immédiat, le joueur reste en lice au Queen’s, où il affrontera prochainement son adversaire du troisième tour — une rencontre qui pourrait, elle aussi, être scrutée sous un angle inattendu.

Reste à savoir si cet épisode marquera un tournant dans sa carrière ou s’il sera rapidement oublié, noyé dans le flot des performances sportives. Une chose est sûre : les caméras et les micros seront désormais plus que jamais braqués sur lui, attentifs au moindre éclat de voix.

D’après une source proche de la FFT citée par Ouest France, des sanctions pourraient être envisagées, allant d’une simple mise en garde à une amende financière. Aucune décision n’a encore été prise, mais une évaluation des faits est en cours.