Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a annoncé vendredi que «près de 270» nouvelles communes demandaient la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle après le récent épisode de crues dans l'ouest de la France, selon nos confrères de Le Figaro. Les dossiers de ces communes, réparties sur 16 départements, seront étudiés les 3 et 10 mars en commission interministérielle, a précisé Laurent Nuñez lors d'un déplacement avec la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, à Angers et Cheffes (Maine-et-Loire), deux zones particulièrement touchées par ces intempéries.

La France a connu un épisode de crues exceptionnelles en février. Un record de durée pour la vigilance rouge crues en France a été battu, avait indiqué mardi Vigicrues avec 14 jours. L'alerte maximale avait d'abord été déclenchée en Gironde et dans le Lot-et-Garonne avant de s'étendre plus au nord, jusqu'en Loire-Atlantique et dans le Maine-et-Loire.

Ce qu'il faut retenir

  • 270 nouvelles communes demandent la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle
  • Les dossiers seront étudiés les 3 et 10 mars en commission interministérielle
  • 294 communes ont déjà été reconnues en état de catastrophe naturelle
  • Un record de durée pour la vigilance rouge crues en France a été battu avec 14 jours
  • La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a rappelé que l'essentiel des crédits du fond vert serait dirigé vers l'adaptation au changement climatique

Les conséquences des crues

Certaines préfectures avaient procédé à des évacuations préventives - 1.500 dans le département du Lot-et-Garonne, environ 850 à 900 personnes dans le Maine-et-Loire -. À Cheffes, commune d'un millier d'habitants intégralement évacuée, le maire Marc Dutruel n'a pu retenir son émotion au moment de saluer les deux ministres : « On est un peu épuisé », lâche-t-il les larmes aux yeux.

Heureusement, aucune victime n'est à déplorer dans son village : « La crue a été très lente donc, grâce à nos logiciels de prévention, on a pu prévenir tout le monde », explique l'édile. Dans ce secteur, le modèle de l'agglomération angevine est appelé à être dupliqué, selon Mme Barbut. Grâce à une simulation informatique de l'évolution de la crue, la ville de 160.000 habitants a elle aussi pu prévenir à l'avance les personnes concernées.

Les mesures pour l'avenir

La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a rappelé que « l'essentiel des crédits du fond vert » serait dirigé vers « l'adaptation au changement climatique » et notamment que le budget pour la prévention des inondations serait doublé. Les conséquences de cette crue ont été moins désastreuses qu'elles auraient pu l'être s'il n'y avait pas eu cette anticipation, a souligné la ministre.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes seront cruciales pour les communes touchées par les crues. Les dossiers de demande de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle seront examinés les 3 et 10 mars, et les décisions prises à cette occasion auront un impact direct sur les aides et les mesures de reconstruction pour les zones sinistrées. Il reste à voir comment les autorités géreront ces demandes et quels seront les montants alloués pour la reconstruction et la prévention des inondations futures.

En attendant, les habitants des zones touchées restent vigilants et espèrent que les mesures prises seront suffisantes pour prévenir de nouvelles catastrophes. Le gouvernement a annoncé son intention de doubler le budget pour la prévention des inondations, ce qui pourrait être un signe positif pour l'avenir.

L'état de catastrophe naturelle est une reconnaissance officielle par l'État de la gravité des dégâts causés par une catastrophe naturelle, telle que des inondations, des sécheresses ou des tempêtes. Cette reconnaissance permet aux communes touchées de bénéficier de fonds pour la reconstruction et la prévention de futures catastrophes.