Depuis la fermeture définitive fin 2025 du domaine de La Couère, situé à Segré-en-Anjou-Bleu (Maine-et-Loire), un ancien site touristique de loisirs s’est retrouvé vidé de ses équipements et de ses animaux. Selon Ouest France, les ânes, cochons, daims et cerfs Sika encore présents n’ayant pas trouvé preneur sont désormais pris en charge par Daniel Nardin. Ce dernier assure au quotidien leur entretien et leur suivi, dans un parc désormais fermé au public.

Ce qu'il faut retenir

  • Fermeture fin 2025 du domaine de La Couère à Segré-en-Anjou-Bleu, entraînant l’arrêt des activités touristiques et la mise en vente des animaux.
  • Parmi les espèces concernées : ânes, cochons, daims et cerfs Sika, toujours présents sur place.
  • Daniel Nardin assure la gestion quotidienne de ces animaux, sans que leur devenir ne soit encore garanti.
  • Le site, autrefois dédié aux loisirs, voit ses équipements et structures progressivement retirés.

Un parc autrefois animé, aujourd’hui en transition

Le domaine de La Couère, situé en Maine-et-Loire, a longtemps fonctionné comme un lieu de détente et de découverte pour les familles et les touristes. Selon les informations rapportées par Ouest France, la fermeture du site est intervenue à la fin de l’année 2025, marquant la fin d’une époque pour ce parc qui proposait des attractions variées. Depuis, le lieu se transforme progressivement : les équipements vieillissants sont retirés, tandis que les animaux encore présents font l’objet d’une vente ou d’un transfert.

Parmi les pensionnaires restants, on compte des animaux emblématiques des parcs animaliers : des ânes, des cochons, des daims et des cerfs Sika. Ces espèces, souvent appréciées pour leur proximité avec les visiteurs, doivent désormais trouver une solution adaptée à leur situation.

Daniel Nardin, seul responsable des animaux abandonnés

C’est Daniel Nardin qui a pris en charge le suivi quotidien de ces animaux, une mission qui s’avère à la fois chronophage et incertaine. Comme le précise Ouest France, aucun repreneur n’a encore été trouvé pour la majorité d’entre eux, laissant le parc dans une situation transitoire. Le site, désormais fermé au public, ne génère plus de revenus, ce qui complique la gestion de ces animaux à long terme.

Selon ses propres mots, Daniel Nardin a indiqué à Ouest France : « Personne n’en veut ». Cette déclaration reflète l’ampleur du défi : trouver des solutions durables pour ces animaux, alors que les options de transfert ou de placement se raréfient. La situation met en lumière les difficultés rencontrées par les anciens parcs animaliers lorsqu’ils cessent leur activité.

Un enjeu éthique et logistique pour les acteurs locaux

La fermeture d’un parc animalier soulève des questions sur le devenir des animaux, notamment lorsqu’ils ne sont pas immédiatement placés. D’après Ouest France, les services vétérinaires et les associations de protection animale sont régulièrement sollicités pour accompagner ces transitions. Cependant, les capacités d’accueil restent limitées, et les solutions temporaires, comme celle mise en place par Daniel Nardin, sont souvent les seules disponibles.

Les élus locaux, contactés par Ouest France, ont confirmé que la mairie de Segré-en-Anjou-Bleu suit de près la situation. « Nous travaillons avec les services compétents pour évaluer les options possibles », a précisé un responsable municipal. Autant dire que le dossier est complexe, entre impératifs budgétaires, contraintes sanitaires et enjeux de bien-être animal.

Et maintenant ?

Pour les prochains mois, la priorité reste de trouver des solutions de placement pour les animaux encore présents au domaine de La Couère. Une réunion est prévue début septembre 2026 entre la mairie, les associations locales et les services vétérinaires afin d’examiner les pistes envisageables. Bref, le calendrier est serré, et les marges de manœuvre limitées.

Cette situation illustre les défis auxquels sont confrontés les anciens sites touristiques, notamment lorsqu’ils abritent des animaux. Elle rappelle aussi l’importance d’anticiper le devenir des pensionnaires lors de la fermeture d’un parc, un enjeu qui pourrait inspirer de nouvelles réglementations pour les années à venir.