Le producteur et ancien membre des Nuls, Dominique Farrugia, a affiché son soutien public à Maxime Saada, président du Directoire de Canal+, ainsi qu’aux équipes cinéma de la chaîne, dans le cadre de la polémique opposant Canal+ au collectif Zapper Bolloré. Dans un message publié mardi 20 mai 2026 sur X (ex-Twitter), l’artiste de 63 ans a déclaré : « J’apporte tous mon soutien à Maxime Saada et aux équipes cinéma de Canal. J’ai longtemps travaillé avec eux et je sais ce que le cinéma français leur doit. »
Selon Le Figaro, Farrugia a occupé plusieurs fonctions au sein du groupe Canal+, qu’il a dirigé au début des années 2000 avant de le quitter définitivement en 2020.
Ce qu'il faut retenir
- Dominique Farrugia, figure historique des Nuls, a publiquement soutenu Maxime Saada et Canal+ dans leur conflit avec le collectif Zapper Bolloré, via un message sur X.
- Le collectif Zapper Bolloré a publié une tribune accusant Vincent Bolloré d’exercer une « emprise » de l’extrême droite sur le cinéma français, réunissant environ 2 500 signataires.
- Maxime Saada a réagi en établissant une liste noire des signataires, une décision critiquée par le CNC et la ministre de la Culture, Catherine Pégard.
- Le CNC tente d’apaiser les tensions, tandis que Catherine Pégard a demandé que les industries culturelles ne soient pas « instrumentalisées à des fins politiques ».
- Farrugia a quitté Canal+ en 2020, après y avoir œuvré depuis 1984, d’abord comme membre des Nuls, puis en tant que dirigeant.
Une tribune qui divise le milieu du cinéma
La tribune du collectif Zapper Bolloré, publiée dans Libération, accuse l’homme d’affaires d’être à la tête d’un « projet civilisationnel » visant à influencer le cinéma français. Selon Le Figaro, cette pétition a recueilli quelque 600 professionnels, dont des personnalités comme la comédienne Juliette Binoche ou le réalisateur Raymond Depardon. Les signataires dénoncent une « emprise de l’extrême droite » sur le secteur, une accusation que Maxime Saada juge « factuellement fausse ».
Face à cette crise, le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) a tenté de jouer un rôle de médiateur. La ministre de la Culture, Catherine Pégard, a également pris position, estimant que les industries culturelles ne devaient pas être « instrumentalisées à des fins politiques ». Elle a qualifié la réaction de Canal+ de « disproportionnée », tout en regrettant la polarisation du débat.
Farrugia, un soutien historique à Canal+
Dominique Farrugia a marqué l’histoire de Canal+ dès 1984, en tant que membre des Nuls, le groupe humoristique devenu une référence en France. Après avoir exploré tous les métiers du cinéma – acteur, scénariste, réalisateur, producteur –, il a rejoint la direction de Canal+ au début des années 2000. Son départ en 2020 n’a pas entamé son attachement à la chaîne, dont il défend aujourd’hui les équipes dans un contexte tendu.
Dans son message, il a rappelé son parcours au sein du groupe, soulignant l’apport de Canal+ au cinéma français. Son intervention s’inscrit dans un débat plus large sur l’indépendance et la diversité du septième art, alors que le collectif Zapper Bolloré représente une frange du secteur particulièrement critique envers la stratégie de Vincent Bolloré.
Une liste noire qui aggrave les tensions
En réponse à la tribune, Maxime Saada a établi une liste noire des signataires, une mesure qui a immédiatement suscité des réactions. Le CNC a appelé au calme, tandis que Gaëtan Bruel, figure du secteur, a rappelé que Canal+ continuait de soutenir « toute la diversité du cinéma ». Les tensions entre les deux camps restent vives, d’autant que le collectif revendique désormais 2 500 signatures, majoritairement anonymes, avec quelques personnalités médiatiques en première ligne.
La situation rappelle d’autres conflits récents dans le monde du cinéma, où des pétitions et contre-pétitions ont déjà alimenté les divisions. Cette fois, l’enjeu porte sur l’équilibre entre liberté artistique, indépendance éditoriale et influence des grands groupes audiovisuels.
En conclusion, la déclaration de Dominique Farrugia apporte un soutien inédit à Maxime Saada dans une crise qui oppose désormais une partie du milieu artistique à l’un des groupes audiovisuels les plus influents du pays. Alors que les tensions persistent, l’avenir de Canal+ et de son modèle pourrait bien se jouer dans les prochains mois.
Le collectif Zapper Bolloré est une initiative regroupant environ 2 500 signataires, majoritairement anonymes, avec quelques personnalités du cinéma et de la culture. Selon Le Figaro, il dénonce une prétendue « emprise de l’extrême droite » sur le cinéma français via le groupe Bolloré, notamment à travers Canal+.
La ministre de la Culture, Catherine Pégard, a demandé que les industries culturelles ne soient pas « instrumentalisées à des fins politiques ». Elle a également qualifié la réaction de Canal+ de « disproportionnée », tout en appelant à l’apaisement entre les parties.