La mairie d’Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, a porté plainte ce mercredi 6 mai 2026 contre une entreprise locale accusée d’avoir déversé « plusieurs centaines de litres de fuel domestique » dans le bassin du Merlançon, un affluent de l’Huveaune. Comme le rapporte Ouest France, cette pollution a été signalée dans la soirée de mardi à mercredi, entraînant une intervention rapide des services municipaux et de la police de l’eau.

Ce qu'il faut retenir

  • Plusieurs centaines de litres de fuel domestique déversés dans le bassin du Merlançon, un affluent de l’Huveaune.
  • La mairie d’Aubagne a porté plainte contre l’entreprise responsable.
  • L’incident a été signalé dans la soirée du 5 mai 2026.
  • Intervention des services municipaux et de la police de l’eau pour évaluer l’impact environnemental.

Selon les informations relayées par La Provence et France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’entreprise en cause n’a pas encore été officiellement nommée par la mairie. Celle-ci a précisé que les investigations étaient en cours pour déterminer les circonstances exactes du déversement. « Nous prenons cette affaire très au sérieux, car une telle pollution menace directement notre écosystème local », a déclaré un porte-parole municipal sous couvert d’anonymat.

Le bassin du Merlançon, situé en aval de l’Huveaune, est une zone sensible sur le plan environnemental. Le fuel déversé, s’il n’est pas rapidement maîtrisé, pourrait s’infiltrer dans les nappes phréatiques ou contaminer les sols sur plusieurs hectares. Les services techniques de la ville d’Aubagne ont immédiatement mis en place des barrières flottantes pour limiter la propagation du produit, tandis que les pompiers ont commencé à pomper les eaux polluées. « L’objectif est d’éviter que la pollution ne s’étende en aval vers l’Huveaune elle-même », a expliqué un responsable des services municipaux.

Côté judiciaire, la plainte déposée par la mairie vise à faire la lumière sur les responsabilités et à engager des poursuites si nécessaire. « Nous attendons les résultats des analyses pour connaître l’ampleur exacte des dégâts, mais une chose est sûre : cette pollution est inacceptable », a souligné la première adjointe au maire d’Aubagne, Catherine Trabaud. Selon elle, l’entreprise mise en cause pourrait encourir des sanctions pénales et administratives, en vertu de la réglementation sur les pollutions accidentelles.

Et maintenant ?

Dans les prochaines 48 heures, les autorités devraient publier un premier bilan de l’impact écologique du déversement. Les résultats des analyses chimiques permettront de déterminer si l’eau du Merlançon peut encore être utilisée à des fins agricoles ou si des restrictions d’usage doivent être mises en place. Par ailleurs, une réunion de crise est prévue vendredi 8 mai avec les représentants de l’entreprise, les services de l’État et les associations locales de protection de l’environnement pour définir un plan d’action.

Cette affaire rappelle les risques liés aux activités industrielles en zone urbaine, où les contrôles doivent être renforcés pour éviter des incidents similaires. Les associations environnementales, comme France Nature Environnement, devraient également se saisir du dossier pour exiger des mesures préventives plus strictes.

Reste à savoir si d’autres sites de la région, situés en amont de l’Huveaune, pourraient être affectés par cette pollution. La vigilance reste de mise, autant dire que la situation pourrait évoluer dans les prochains jours.

Selon le code de l’environnement, le déversement accidentel de fuel peut entraîner des sanctions pénales, avec des amendes pouvant aller jusqu’à 150 000 euros et des peines de prison pour les responsables en cas de négligence avérée. Des sanctions administratives, comme la fermeture temporaire de l’entreprise, peuvent également être prononcées par la préfecture.