Le Parlement européen a adopté, vendredi 12 juin 2026, une série de mesures destinées à renforcer les droits des passagers aériens européens après des négociations particulièrement tendues. Parmi les principales avancées figure l'interdiction pour les compagnies aériennes de facturer certains services considérés jusqu'alors comme facultatifs, notamment la possibilité pour les parents de voyager à côté de leurs enfants pendant le vol. Cette décision s'inscrit dans le cadre d'un paquet législatif visant à clarifier et à harmoniser les droits des voyageurs au sein de l'Union européenne, selon Ouest France.
Ce qu'il faut retenir
- Les compagnies aériennes ne pourront plus facturer la réservation de sièges côte à côte pour les parents accompagnant des enfants mineurs.
- Les frais de correction de fautes de frappe lors de la réservation en ligne sont également interdits.
- Ces mesures ont été adoptées par le Parlement européen le 12 juin 2026 après des négociations complexes.
- Le texte s'inscrit dans un renforcement global des droits des passagers aériens en Europe.
Un renforcement des droits des passagers après des mois de discussions
Les négociations menées au sein du Parlement européen se sont révélées particulièrement ardues, reflétant les divergences entre les États membres sur l'étendue des droits à garantir. Ouest France rapporte que les députés européens ont finalement trouvé un compromis sur plusieurs points sensibles, dont celui concernant l'accès gratuit à des sièges contigus pour les familles voyageant avec des enfants. Cette mesure vise à éviter que des familles ne soient contraintes de payer un supplément pour garantir la sécurité et le confort des plus jeunes pendant le vol.
Par ailleurs, l'interdiction des frais de rectification de fautes de frappe au moment de la réservation en ligne s'ajoute à cette liste de services désormais gratuits. Une décision qui répond aux nombreuses plaintes des passagers ayant été facturés pour des erreurs souvent mineures et involontaires lors de l'achat de leur billet. Ces nouvelles règles doivent s'appliquer à toutes les compagnies aériennes opérant au sein de l'espace aérien européen, y compris les low-cost, dont les pratiques tarifaires ont souvent été pointées du doigt.
Un cadre légal pour protéger les familles et simplifier les réservations
Cette mesure s'inscrit dans une dynamique plus large de protection des droits des passagers aériens, un sujet régulièrement évoqué par les associations de consommateurs. En 2024 déjà, l'Union européenne avait renforcé les règles en matière de compensation en cas de retard ou d'annulation de vol, avec des montants revalorisés et des délais de remboursement raccourcis. Avec ces nouvelles dispositions, Bruxelles entend aller plus loin en limitant les pratiques commerciales abusives et en garantissant une meilleure transparence tarifaire.
Pour les familles, l'avantage est double : non seulement elles bénéficieront d'une meilleure prise en charge financière, mais elles pourront aussi voyager l'esprit plus tranquille, sachant que leur enfant sera installé à leurs côtés sans coût supplémentaire. « Les parents ne devraient pas avoir à choisir entre leur budget et la sécurité de leur enfant », a souligné un député européen lors des débats, cité par Ouest France. Une déclaration qui résume l'esprit de ces nouvelles règles, axées sur l'équité et la protection des plus vulnérables.
« Les compagnies aériennes ne pourront plus facturer la réservation de sièges côte à côte pour les parents accompagnant des enfants mineurs. » — Ouest France
Quelles compagnies sont concernées et à partir de quand ?
Les nouvelles règles s'appliquent à l'ensemble des transporteurs aériens opérant au sein de l'Union européenne, qu'ils soient basés dans un État membre ou qu'ils effectuent des vols en provenance ou à destination de l'UE. Cela inclut donc les grandes compagnies traditionnelles comme Air France, Lufthansa ou Ryanair, ainsi que les opérateurs plus modestes. La mise en œuvre de ces mesures est prévue pour une application progressive à partir du 1er janvier 2027, laissant ainsi aux compagnies le temps de s'adapter à ces nouvelles obligations.
Les passagers pourront donc, dès cette date, exiger un siège adjacent pour leurs enfants sans frais supplémentaires. En cas de refus de la compagnie, ils disposeront de recours pour faire valoir leurs droits, notamment via les plateformes de médiation mises en place par les autorités nationales. Ouest France précise que la Commission européenne publiera d'ici fin 2026 un guide pratique pour aider les voyageurs à comprendre et à faire respecter ces nouvelles règles.
Ces mesures pourraient également inspirer d'autres régions du monde, où les droits des passagers aériens restent souvent moins protecteurs. Une harmonisation internationale des règles en matière de voyage aérien semble, en effet, être un objectif de plus en plus partagé, même si les négociations à ce niveau restent complexes.
Non. Ces mesures ne concernent que les vols au départ ou à destination d'un aéroport situé dans l'Union européenne. Pour les vols en correspondance hors UE, les règles locales s'appliquent, sauf si le transporteur est européen et que le vol est opéré dans le cadre d'un accord spécifique.