Plusieurs participantes de la version australienne de l’émission « Mariés au premier regard » ont révélé avoir découvert, après le tournage, que leur partenaire avait des antécédents judiciaires. Selon Ouest France, ces révélations remettent en question les garanties de sécurité promises par la société de production, qui affirme pourtant accorder une importance capitale à la protection des participants.
Ce qu'il faut retenir
- Plusieurs candidates de l’émission australienne ont été mises en couple avec des hommes condamnés pour des infractions graves.
- Ces participantes ont appris l’existence de ces antécédents après la fin du tournage, une fois les couples formés.
- La société de production Endemol Shine Australia a affirmé mettre en place des mesures strictes pour garantir la sécurité des candidats.
- L’émission, diffusée sur Network 10, est inspirée d’un format international visant à créer des couples durables sur la base d’une rencontre en aveugle.
- Les participantes concernées ont dénoncé un manque de transparence de la part de la production.
Des révélations post-tournage qui questionnent les contrôles
Les participantes en question ont été appariées avec des hommes ayant des antécédents judiciaires, notamment pour des infractions liées à la violence ou aux agressions sexuelles. Selon Ouest France, ces femmes n’ont été informées de ces éléments qu’une fois le tournage terminé, une fois les couples formés et les scènes diffusées. « On nous avait assuré que tout était vérifié, mais manifestement, ce n’était pas le cas », a déclaré l’une d’elles, qui souhaite garder l’anonymat. Ces témoignages, rapportés par Ouest France, soulèvent des interrogations sur la rigueur des vérifications menées par la production.
La société Endemol Shine Australia, responsable de l’émission, a réagi en affirmant prendre la sécurité des participants « très au sérieux ». Dans un communiqué, la production a indiqué avoir mis en place des « protocoles stricts » pour vérifier les antécédents des participants, sans pour autant préciser la nature exacte de ces contrôles. « Nous collaborons avec des experts pour garantir un environnement sûr », a souligné un porte-parole de l’entreprise, cité par Ouest France.
Un format international sous le feu des critiques
Inspiré du concept américain « Married at First Sight », l’émission australienne met en scène des célibataires qui acceptent de se marier à l’aveugle après une première rencontre. Les couples formés sont ensuite suivis pendant plusieurs semaines, le tout diffusé en prime time. Cependant, ce format, déjà diffusé dans plus de vingt pays, a déjà été critiqué par le passé pour son manque de réalisme et ses dérives potentielles.
En Australie, l’émission a connu un succès d’audience, mais ces dernières révélations pourraient ternir son image. Les participantes concernées ont annoncé qu’elles envisageaient de saisir les autorités compétentes pour faire la lumière sur les manquements de la production. « On a été manipulées », a affirmé une candidate, qui dénonce un « manque de respect » de la part de l’équipe.
La production face à ses responsabilités
La société Endemol Shine Australia a indiqué qu’elle allait reviewing ses procédures de sélection, sans préciser si des changements concrets seraient apportés. « Nous prenons ces allégations très au sérieux et nous travaillons avec les autorités pour clarifier la situation », a déclaré un représentant de la production. Pourtant, pour les candidates lésées, ces promesses tardives ne suffisent pas. « On veut des garanties, pas des mots », a réagi une participante, qui exige désormais une enquête indépendante.
De son côté, Network 10, la chaîne qui diffuse l’émission, n’a pas encore réagi publiquement à ces révélations. Contactée par Ouest France, la direction de la chaîne a indiqué qu’elle suivait « de près » l’évolution de la situation.
Cette affaire rappelle les controverses entourant d’autres émissions de téléréalité, où les garanties de sécurité promises aux participants se heurtent parfois à la réalité. Reste à savoir si ces révélations entraîneront des changements structurels dans la production des émissions de ce type.