Les ministres de la Santé des six pays membres de la Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (Cemac) ont tenu mardi 9 juin une réunion de concertation d’urgence, alors que l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola continue de se propager dans la région. Selon RFI, cette épidémie a pour épicentre la province de l’Ituri, située dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Ce qu'il faut retenir
- L’épidémie d’Ebola en Ituri (RDC) inquiète les pays de la Cemac, bien qu’aucun cas ne soit déclaré dans leur zone.
- Une réunion d’urgence des ministres de la Santé des six États membres a eu lieu mardi 9 juin.
- Plusieurs décisions ont été prises lors de cette concertation, sans que leur nature exacte ne soit encore précisée.
La Cemac regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad. Si aucun cas d’Ebola n’a été recensé dans ces pays, la proximité géographique avec l’épicentre de l’épidémie, en Ituri, suscite une vigilance accrue. La province congolaise, frontalière avec l’Ouganda, est régulièrement touchée par des flambées épidémiques depuis plusieurs années. En 2024, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait déjà alerté sur la résurgence de la maladie dans cette région.
D’après les informations rapportées par RFI, la réunion de mardi 9 juin avait pour objectif de coordonner une réponse régionale face à la menace potentielle. Bien que les détails des décisions prises n’aient pas été divulgués, on peut supposer que des mesures de surveillance renforcée, des plans de contingence ou des protocoles de coordination sanitaire ont été évoqués. Aucun communiqué officiel n’a encore été publié par les autorités de la Cemac pour préciser le contenu des échanges.
Les pays de la Cemac ont déjà une expérience en matière de gestion des épidémies, notamment lors de la crise d’Ebola en Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016, ou plus récemment avec la pandémie de Covid-19. Cependant, la menace représentée par Ebola, avec un taux de létalité pouvant atteindre 90 % dans certaines souches, impose une réaction rapide et coordonnée. La RDC, où l’épidémie sévit actuellement, avait déclaré un nouveau foyer en avril 2025 dans la province du Nord-Kivu, avant qu’il ne soit maîtrisé après plusieurs semaines de lutte.
Les autorités sanitaires des pays de la Cemac devraient également préciser si des collaborations avec l’OMS ou d’autres organisations internationales seront mises en place pour renforcer la préparation face à une éventuelle importation du virus. Pour l’instant, la situation reste sous contrôle, mais la prudence s’impose, comme l’a rappelé un expert en santé publique ayant requis l’anonymat : «
La propagation d’Ebola ne connaît pas de frontières. Une vigilance de tous les instants est nécessaire, même en l’absence de cas déclaré.»
Les prochains jours seront déterminants pour évaluer l’efficacité des mesures prises et l’évolution de la situation épidémiologique dans la sous-région.