Selon RFI, Véron Mosengo-Omba a été élu à la présidence de la Fédération congolaise de football association (Fecofa) sans rencontrer d’adversaire. L’ancien secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF) a pris officiellement ses fonctions sous le mot d’ordre : « refonder pour structurer et structurer pour gagner ».
Ce qu'il faut retenir
- Véron Mosengo-Omba élu président de la Fecofa sans opposition, selon RFI
- Ancien secrétaire général de la CAF, il promet une refonte du football congolais
- Son élection s’accompagne d’espoirs, mais aussi de fractures internes au sein de la Fecofa
- Son mandat débute dans un contexte de défis structurels et sportifs majeurs
Le nouveau président, qui succède à Celestin Babayako, a été porté à la tête de l’instance dirigeante du football en République démocratique du Congo (RDC) à l’issue d’un scrutin sans candidat rival. Une situation qui interroge déjà sur sa légitimité auprès des acteurs du secteur. « Nous devons refonder pour structurer et structurer pour gagner », a-t-il affirmé lors de son discours d’investiture, évoquant la nécessité de réorganiser les compétitions locales et d’améliorer les résultats des équipes nationales.
Selon RFI, son élection a été validée lors d’un congrès fédéral, mais des voix s’élèvent déjà pour critiquer le manque de transparence du processus. « C’est une élection qui s’est déroulée dans des conditions particulières », a souligné un observateur cité par la radio. Mosengo-Omba, qui a occupé des fonctions clés au sein de la CAF sous la présidence d’Issa Hayatou, puis de Patrice Motsepe, dispose d’une expérience reconnue. Pourtant, la tâche qui l’attend est immense : moderniser une fédération souvent minée par des luttes internes et un manque chronique de moyens.
« Nous allons travailler à renforcer les championnats locaux, améliorer la formation des jeunes et professionnaliser l’encadrement. »
— Véron Mosengo-Omba, président de la Fecofa
Côté sportif, la RDC peine à retrouver son niveau des années 1970, lorsqu’elle s’était illustrée en Coupe du monde. Depuis, les Léopards, sélection nationale, peinent à se qualifier pour les grands rendez-vous continentaux. Mosengo-Omba a promis de s’attaquer à ce problème, en mettant l’accent sur la détection et la formation des talents, ainsi que sur une meilleure gestion des ressources.
Sur le plan institutionnel, la Fecofa doit aussi faire face à des tensions persistantes entre ses différents organes. Certains dirigeants historiques, encore influents, pourraient voir d’un mauvais œil l’arrivée d’un outsider comme Mosengo-Omba, dont le parcours s’est surtout forgé hors des frontières congolaises. « Son élection est un coup de neuf, mais elle risque de ne pas faire l’unanimité », a analysé un spécialiste du football africain sous couvert d’anonymat.
Reste à savoir si Mosengo-Omba parviendra à concilier les ambitions sportives et les réalités politiques d’un pays où le football reste un enjeu de prestige autant que de pouvoir. Son succès ou son échec pourrait redéfinir l’avenir du ballon rond congolais pour les années à venir.
Parmi les priorités figurent la refonte des championnats locaux, la professionnalisation de l’encadrement technique et administratif, ainsi que la préparation des Léopards pour les éliminatoires de la CAN 2027. Mosengo-Omba devra aussi apaiser les tensions internes au sein de la fédération et rétablir la confiance des sponsors.