Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a confirmé ce lundi 18 mai 2026 sur les ondes de RTL qu’il ne serait finalement pas possible d’organiser une fan zone publique pour célébrer la finale de la Ligue des champions entre le PSG et Arsenal, prévue le 30 mai à Paris. Cette décision fait suite à une opposition des autorités préfectorales et ministérielles, invoquant une saturation de la capitale ce soir-là, rapporte RMC Sport.
Invité à s’exprimer sur la question, Emmanuel Grégoire a détaillé les raisons de ce renoncement. « J’ai fait part de mon souhait d’avoir une fan zone pour des raisons populaires et festives. Après, je suis quelqu’un de pragmatique et raisonnable », a-t-il déclaré. Il a ensuite révélé les contraintes imposées par le préfet de police et le ministre de l’Intérieur : « On ne sait pas faire, il y a trop d’événements, etc. »
Ce qu'il faut retenir
- Pas de fan zone publique à Paris le soir de la finale PSG-Arsenal, malgré la volonté du maire Emmanuel Grégoire (30 mai 2026).
- Le renoncement s’explique par une saturation de la capitale avec plusieurs événements privés et sportifs le même soir.
- Emmanuel Grégoire a déploré que « des événements privés privent d’une fan zone publique », tout en assurant travailler pour l’avenir.
- Le maire sera présent à Paris le jour de la finale pour veiller à la sécurité publique.
Une capitale saturée ce 30 mai 2026
Le calendrier parisien ce samedi 30 mai 2026 est particulièrement chargé. Outre la finale de Ligue des champions au Parc des Princes, la capitale accueille plusieurs autres événements majeurs. Un concert de la chanteuse Aya Nakamura est prévu au Stade de France, tandis que le rappeur Damso se produira à Paris La Défense Arena. Parallèlement, le show de Bouss est organisé à l’Accor Arena de Bercy. Ces manifestations coïncident avec la tenue du tournoi de Roland-Garros 2026, dont les courts sont situés à proximité du Parc des Princes, à la Porte d’Auteuil.
Pour le maire de Paris, cette concomitance d’événements explique la décision des autorités. « Le préfet de police et le ministre de l’Intérieur m’ont dit : “On ne sait pas faire, il y a trop d’événements, etc.” », a-t-il expliqué. Cette situation a contraint Emmanuel Grégoire à renoncer à son projet initial de fan zone gratuite et festive, pourtant souhaitée pour célébrer le potentiel deuxième sacre européen du PSG.
Un regret exprimé, mais une volonté d’organiser l’avenir
Emmanuel Grégoire n’a pas caché sa déception face à cette absence de fan zone publique. « C’est dommage qu’il n’y ait que des événements privés qui nous privent d’une fan zone publique », a-t-il souligné. Il a néanmoins assuré que cette question serait travaillée pour les prochaines éditions : « Mais c’est ainsi, on y travaillera pour l’avenir. On va organiser les choses le mieux possible. »
Le maire de Paris a également réaffirmé son engagement en faveur d’une fête encadrée ce soir-là. « Je veux qu’on puisse faire la fête mais je veux aussi que ce soit ‘l’ordre’ dans la ville », a-t-il déclaré. Il a ajouté : « Je veux tout faire pour qu’il y ait le moins de problèmes possible. » Emmanuel Grégoire a tenu à préciser qu’il ne se rendrait pas à Budapest, où se déroulera la finale, préférant rester aux côtés des Parisiens.
« Je serai à Paris parmi les miens. »
— Emmanuel Grégoire, maire de Paris
Sécurité et incidents : un équilibre délicat
Ce renoncement intervient dans un contexte où la gestion des célébrations sportives à Paris s’avère particulièrement complexe. Après la victoire du PSG en demi-finale face au Bayern Munich, 127 personnes avaient été interpellées dans l’agglomération parisienne. Parmi elles, 11 ont été blessées, dont une gravement, tandis que 23 policiers ont été légèrement atteints. L’année précédente, à l’issue du sacre en Ligue des champions, plus de 500 interpellations avaient été recensées, des incidents ayant émaillé les célébrations à Paris et en régions.
Emmanuel Grégoire a tenu à relativiser ces chiffres. « Les chiffres ne sont pas si énormes que ça », a-t-il tempéré. « La vie est ainsi faite qu’il y a des incidents. Il faut se résoudre, quand on vit en société, à savoir régler les problèmes dès qu’ils se présentent, et pas les nier ou les minimiser, ou au contraire les maximiser. À Paris, on sait ça mieux que partout parce que c’est une densité d’événements en permanence. »
Pour rappel, la finale de Ligue des champions opposera le PSG à Arsenal ce 30 mai 2026, un match attendu par des milliers de supporters en France. Si aucune fan zone publique n’est prévue dans la capitale, les autorités appellent à la prudence et au respect des consignes de sécurité pour éviter tout débordement.