Un foyer présumé d'hantavirus a été détecté sur un navire de croisière dans l'Atlantique, selon BMF - International. Le navire, qui reliait Ushuaïa en Argentine au Cap-Vert, compte 149 passagers de 23 nationalités différentes, parmi lesquels cinq Français.
Les autorités sanitaires ont pris des mesures de précaution strictes à bord, notamment des mesures d'isolement, des protocoles d'hygiène et une surveillance médicale, comme l'a indiqué le croisiériste Oceanwide Expeditions. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état de trois morts liés à un possible foyer d'infection à hantavirus, une maladie qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu.
Ce qu'il faut retenir
- Trois morts recensés à bord du navire de croisière
- Cinq Français présents à bord
- 149 passagers de 23 nationalités
- Le navire interdit de débarquement au Cap-Vert
- Des mesures de précaution strictes en cours à bord
Le contexte
Le navire de croisière MV Hondius, qui reliait Ushuaïa en Argentine au Cap-Vert, a été touché par un foyer présumé d'hantavirus. L'OMS a confirmé un cas d'infection à hantavirus en laboratoire et cinq autres cas sont suspectés. Sur les six personnes affectées, trois sont décédées et une se trouve actuellement en soins intensifs en Afrique du Sud.
Les victimes sont de nationalité néerlandaise et britannique. Les autorités sanitaires du Cap-Vert ont décidé de ne pas autoriser le navire à accoster au port de la capitale cap-verdienne Praia, afin de protéger la population cap-verdienne.
Les réactions
Le directeur régional de l'OMS Europe, Hans Kluge, a souligné que les infections à hantavirus étaient rares, généralement liées à l'exposition à des rongeurs infectés et ne se transmettaient pas facilement entre personnes. Il a également rappelé que le risque pour l'ensemble du public demeurait faible et qu'il n'y avait aucune raison de céder à la panique ni d'imposer des restrictions de voyage.
Le croisiériste Oceanwide Expeditions a indiqué que les îles de Las Palmas et Tenerife, sur l'archipel espagnol des Canaries, étaient envisagées comme porte d'entrée pour le débarquement, où des contrôles médicaux supplémentaires et la prise en charge pourraient avoir lieu.
Les conséquences
Les passagers du navire de croisière sont soumis à des mesures de précaution strictes et d'isolement. L'équipe médicale s'est déjà rendue à bord, où elle a effectué l'évaluation des deux personnes infectées avec les équipements de protection individuelle adéquats, comme l'a déclaré la présidente de l'Institut national de santé publique (INSP), Maria da Luz Lima.
Les réactions et les prises de position des autorités sanitaires et des responsables du navire de croisière seront attendues dans les prochains jours.