La 109e édition du Tour d’Italie s’élancera ce vendredi 8 mai depuis la Bulgarie, marquant un départ inédit en Europe de l’Est pour la célèbre course cycliste. Selon Franceinfo - Sport, ce Giro 2026 s’annonce comme l’un des plus ouverts de ces dernières années, avec un plateau exceptionnel et un parcours exigeant, où seul un contre-la-montre de 42 kilomètres viendra rythmer les étapes.

Ce qu'il faut retenir

  • Le Giro 2026 démarre en Bulgarie avec trois étapes inédites avant de rejoindre l’Italie
  • Jonas Vingegaard, double vainqueur du Tour de France, est le grand favori pour succéder à Simon Yates
  • Le parcours compte plus de 4 000 mètres de dénivelé positif dès la 14e étape et un final difficile avec six cols
  • Seuls neuf Français sont au départ, le contingent le plus faible depuis 2011
  • Paul Magnier, 22 ans, porte les espoirs tricolores pour le maillot cyclamen
  • Le jeune Giulio Pellizzari (22 ans) et Jai Hindley apparaissent comme les principaux rivaux de Vingegaard

Un départ historique en Bulgarie et un parcours taillé pour les grimpeurs

Pour la première fois de son histoire, le Giro s’élance d’un pays d’Europe de l’Est, la Bulgarie. Selon Franceinfo - Sport, les trois premières étapes, entièrement disputées sur place, offriront un premier aperçu des forces en présence. La première étape, entre Nessebar et Burgas sur les bords de la mer Noire, devrait se conclure par un sprint massif, mais les équipes de sprinteurs devront redoubler de prudence face aux risques de bordures, comme l’avait illustré Lukas Pöstlberger en 2017.

Dès le lendemain, les coureurs affronteront des routes escarpées avant d’atteindre Sofia le dimanche. L’Italie sera rejointe à l’issue d’une journée de transfert, avant que les premières arrivées au sommet ne surviennent sur les 7e et 9e étapes. Ces dernières, combinées au seul contre-la-montre de l’édition (42 km), pourraient créer les premiers écarts au classement général.

Vingegaard en quête d’un doublé historique, Pellizzari et Hindley dans la course

Avec l’objectif affiché de remporter le Giro dès sa première participation, Jonas Vingegaard s’impose comme le favori numéro un de cette édition. Le Danois, double vainqueur du Tour de France, vise un doublé inédit sur les deux grands Tours, à l’image de Tadej Pogačar en 2024. Son principal rival, Joao Almeida, a dû déclarer forfait en raison d’un virus, laissant le champ libre à Vingegaard. Selon Franceinfo - Sport, l’équipe UAE Emirates-XRG comptera sur Adam Yates pour jouer les trouble-fêtes, tandis que Red Bull-Bora-Hansgrohe alignera deux outsiders redoutables : Giulio Pellizzari (22 ans) et Jai Hindley (vainqueur du Giro en 2022).

« Pellizzari a confirmé sa progression cet hiver en remportant le classement général du Tour des Alpes fin avril », rappelle Franceinfo - Sport. Son jeune âge et sa régularité en font un sérieux prétendant au podium. Quant à Hindley, vainqueur du Giro il y a quatre ans, il pourrait bien jouer les trouble-fêtes en cas de défaillance de Vingegaard.

Un plateau riche en outsiders et en valeurs sûres

Outre les principaux favoris, le Giro 2026 compte de nombreux outsiders capables de jouer les trouble-fêtes. Egan Bernal, de retour en forme, pourrait créer la surprise, tout comme Thymen Arensman (6e du Giro en 2023 et 2024) ou Felix Gall (5e du dernier Tour de France). D’autres noms, comme Damiano Caruso, Giulio Ciccone ou Enric Mas, apporteront de la densité au classement général. « Le parcours ne manque pas de pentes pour faire la différence », souligne Franceinfo - Sport.

Côté français, les espoirs reposent en grande partie sur les épaules de Paul Magnier (22 ans), déjà la carte maîtresse du Wolfpack (Soudal Quick-Step) pour le maillot cyclamen. Après une première participation décevante en 2025, le jeune Français tentera sa chance une seconde fois sur les routes italiennes, où il pourrait briller dès l’étape inaugurale, avec une arrivée en léger faux plat montant.

Une pénurie de Français au départ et un objectif difficile à atteindre

Avec seulement neuf tricolores au départ, le Giro 2026 marque un recul significatif du cyclisme français sur cette épreuve. Selon Franceinfo - Sport, il faut remonter à 2011 pour retrouver un contingent aussi faible. En 2011, John Gadret avait pourtant réussi à remporter une étape et à terminer quatrième du général, mais les chances de voir un Français sur le podium final semblent quasi nulles cette année.

Parmi les neuf Français engagés, Mathys Rondel (22 ans), en forme depuis le début de saison (8e de Paris-Nice, 5e du Tour des Alpes), pourrait se mettre en évidence pour son premier Grand Tour. Warren Barguil, à 34 ans, occupera davantage un rôle de capitaine de route, tandis que les six coureurs de Groupama-FDJ United tenteront d’animer les échappées et de décrocher quelques accessits.

« Le parcours est exigeant, mais il offre aussi des opportunités pour les coureurs qui sauront se montrer opportunistes. »
Franceinfo - Sport

Un final spectaculaire avec six cols et une double ascension du Piancavallo

Après deux semaines de course, le Giro 2026 proposera un final spectaculaire, avec notamment la 19e étape, composée de six cols et d’une double ascension du Piancavallo. Selon Franceinfo - Sport, cette étape pourrait rebattre les cartes avant l’arrivée à Rome, où une boucle plate est prévue pour conclure la course. Le parcours, fidèle à la tradition du Giro, mise sur la montagne et les attaques pour offrir un spectacle de qualité.

Avec plus de 4 000 mètres de dénivelé positif sur la 14e étape et une nouvelle arrivée au sommet sur l’étape suivante, les coureurs devront faire preuve d’endurance et de stratégie pour espérer remporter le maillot rose.

Et maintenant ?

Les trois premières étapes en Bulgarie, du 8 au 10 mai, donneront le ton de cette édition. Si les sprinteurs et les baroudeurs devraient animer les débats, c’est bien sur les pentes escarpées et les arrivées au sommet que se joueront les clés du classement général. Pour les Français, l’objectif sera avant tout de glaner quelques victoires d’étape ou des accessits, tandis que Vingegaard et ses rivaux tenteront de prendre une longueur d’avance avant les étapes de haute montagne prévues à partir de la deuxième semaine.

La 109e édition du Giro s’annonce donc comme une course ouverte, où l’inattendu pourrait primer sur les pronostics. Reste à voir si les favoris sauront confirmer leur statut ou si un outsider parviendra à créer la surprise sur les routes italiennes et bulgares.