Face à la flambée des prix à la pompe, les stations-service sont prises d'assaut, selon nos confrères de Le Figaro. En période de crise énergétique, certains automobilistes n'hésitent pas à remplir des jerricans par précaution. Les stations-service font le plein de clients, avec parfois de la queue, et ont constaté une hausse du volume de leurs ventes, a confirmé l'Union française des industries pétrolières.

Le ministre de l'Économie a annoncé une hausse de 5 à 20 centimes selon les carburants. Les autorités répètent qu'il n'existe «aucun risque d'approvisionnement à court terme». Cependant, la ruée vers les pompes suffit à elle seule à créer la tension qu'il faut pourtant éviter. Dans ce climat, les jerricans pourraient ressortir des garages, mais leur transport est encadré par une réglementation précise et contraignante.

Ce qu'il faut retenir

  • L'essence est classée marchandise dangereuse de classe 3, celle des liquides inflammables.
  • Un seul jerrican est autorisé par véhicule, d'une contenance maximale de 5 litres.
  • Le jerrican doit être homologué pour ce type de transport, en parfait état, et comporter un code ONU gravé ou moulé sur sa paroi (de type 3H1 ou 3A1).

Les règles à respecter

La loi impose également de ne pas fumer aux abords du véhicule, de couper le moteur lors du remplissage ou du déplacement du jerrican. On peut y ajouter des précautions de bon sens : ne jamais ouvrir le bidon à bord, et ventiler l'habitacle après le transport pour éliminer les vapeurs de carburant. En période de crise, le préfet peut interdire purement et simplement ce type de transport sur son territoire.

Cette mesure a déjà été activée lors de précédentes tensions sur les approvisionnements, notamment en 2022. Le non-respect de ces dispositions expose à une amende de 150 euros. Il est essentiel de respecter ces règles pour éviter tout risque et assurer une utilisation sécurisée des jerricans.

Les conséquences d'une crise énergétique

Le détroit d'Ormuz, par lequel transitent environ 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole, est bloqué de facto en raison de l'escalade des tensions au Moyen-Orient. Cela pousse de nombreux automobilistes à anticiper et à prendre des mesures pour se préparer à une éventuelle pénurie d'essence.

Les ventes de véhicules ont déjà commencé à ressentir les effets de cette crise, avec une baisse de 11,1% depuis le début de l'année, selon les données publiées par la Plateforme automobile. Cette tendance pourrait se poursuivre si la situation ne s'améliore pas.

Et maintenant ?

Il est difficile de prédire comment la situation va évoluer, mais il est clair que les automobilistes doivent prendre des précautions pour se préparer à une éventuelle pénurie d'essence. Les autorités doivent également prendre des mesures pour assurer l'approvisionnement en carburant et éviter toute tension supplémentaire.

En conclusion, la hausse du prix de l'essence et la crise énergétique qui en résulte obligent les automobilistes à prendre des mesures pour se préparer à une éventuelle pénurie d'essence. Il est essentiel de respecter les règles de sécurité et de prendre des précautions pour éviter tout risque.