Vendredi 12 juin en fin d’après-midi, un incendie s’est déclaré dans la chapelle Sainte-Anne des Rochers, un édifice historique de Trégastel, dans les Côtes-d’Armor. Selon Le Figaro, le sinistre a ravagé près de 75 % de la toiture en ardoises et provoqué l’effondrement partiel de la charpente, malgré l’intervention de trente-deux sapeurs-pompiers mobilisés dans l’urgence. Les dégâts matériels sont estimés à plusieurs centaines de milliers d’euros, mais les objets religieux et œuvres d’art conservés sur place ont été sauvés grâce à l’action rapide des secours.
Ce qu’il faut retenir
- Un incendie s’est déclaré le vendredi 12 juin 2026 vers 18 heures dans la chapelle Sainte-Anne des Rochers, à Trégastel.
- 75 % de la toiture (200 m²) et une partie de la charpente ont été détruits, selon les estimations des pompiers.
- Trente-deux sapeurs-pompiers du département sont intervenus pour maîtriser les flammes.
- Les œuvres et objets liturgiques, dont trois statues classées monuments historiques, ont été évacués et mis à l’abri.
- Aucune hypothèse de malveillance n’est retenue par les autorités, d’après la mairie de Trégastel.
- La chapelle, construite en 1635, constitue un élément majeur du patrimoine religieux breton.
Un patrimoine historique en péril
Érigée en 1635 et dédiée à sainte Anne, patronne de la Bretagne, la chapelle Sainte-Anne des Rochers incarne un pan essentiel de l’histoire locale. Selon Le Figaro, cet édifice emblématique de Trégastel fait partie des rares exemples d’architecture religieuse bretonne du XVIIe siècle encore debout. Son rôle dans la mémoire collective de la région en fait un lieu de pèlerinage et de recueillement pour les habitants comme pour les touristes.
La structure, composée de granit et de schiste, avait déjà subi des travaux de restauration par le passé. Pourtant, les flammes ont eu raison d’une grande partie de sa couverture en ardoises, un matériau traditionnel breton particulièrement vulnérable aux incendies. Les pompiers ont indiqué que la rapidité de leur intervention avait permis d’éviter une propagation plus large, bien que les dégâts restent considérables.
Une mobilisation exemplaire des secours
Trente-deux sapeurs-pompiers, issus de plusieurs casernes du département, ont été déployés pour éteindre l’incendie. Leur action a permis de limiter l’ampleur des destructions, même si une partie de la charpente a cédé sous l’effet de la chaleur. « Les équipes ont travaillé sans relâche pour protéger les œuvres et les objets de valeur », a précisé un porte-parole des secours. Les archives de La Tribune Chrétienne, citées par Le Figaro, confirment que les statues classées, dont une représentation de sainte Anne en bois polychrome, ainsi que les ornements liturgiques, ont été évacués en urgence.
Les autorités locales ont salué le professionnalisme des intervenants, soulignant que sans leur réactivité, les pertes culturelles auraient pu être bien plus lourdes. « La mobilisation a été immédiate et coordonnée, ce qui a évité une catastrophe », a indiqué un responsable municipal sous couvert d’anonymat.
Un soulagement relatif face aux dégâts matériels
Si l’émotion est palpable parmi les habitants et les associations de sauvegarde du patrimoine, le bilan humain est heureusement nul. Les objets religieux, dont certains datent du XVIIIe siècle, ont été transportés vers un lieu sécurisé en attendant leur évaluation. Parmi les pièces sauvées figurent des ex-voto, des tableaux et des éléments de décoration intérieure, tous en cours de restauration.
D’après les premières observations, l’incendie aurait pris naissance dans le comble de la chapelle, peut-être à cause d’un problème électrique ou d’une surchauffe. Aucune trace d’acte volontaire n’a été relevée par les enquêteurs, comme l’a confirmé la mairie de Trégastel dans un communiqué diffusé samedi 13 juin. « L’hypothèse d’un court-circuit est privilégiée, mais rien n’est encore établi », a précisé l’édile local.
La chapelle Sainte-Anne des Rochers, classée aux Monuments historiques depuis 1925, était un lieu de rassemblement pour les fidèles comme pour les amoureux du patrimoine. Son état actuel soulève des interrogations sur l’avenir des édifices anciens, souvent exposés aux risques d’incendie en raison de leur âge et des matériaux utilisés à leur époque.
La mairie de Trégastel a annoncé la constitution d’un comité de pilotage associant les Monuments historiques et des experts en patrimoine. Une étude de faisabilité sera lancée sous 15 jours pour déterminer les travaux nécessaires. Une souscription nationale est envisagée, mais aucune date n’a encore été fixée pour le début des travaux.