Un violent incendie a ravagé dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 juin 2026 une grande partie du marché de Gikomba, à Nairobi, selon RFI. Ce vaste marché, considéré comme le plus grand marché ouvert de vêtements de seconde main de la capitale kényane, se retrouve en partie détruit, privant des milliers de commerçants de leur activité principale.

Ce qu'il faut retenir

  • Un incendie a ravagé dans la nuit du 20 au 21 juin 2026 une partie du marché de Gikomba à Nairobi
  • Le marché de Gikomba est le plus grand marché ouvert de vêtements de seconde main de la capitale kényane
  • La cause exacte de l'incendie reste encore indéterminée à ce stade
  • Des milliers de commerçants se retrouvent sans activité à la suite de l'incendie

Un marché emblématique de Nairobi en partie détruit

Le marché de Gikomba, situé dans l'est de Nairobi, est un pôle économique majeur pour la ville. Connu pour son offre de vêtements d'occasion à prix modiques, il attire chaque jour des milliers de clients et de commerçants. L'incendie, qui s'est déclaré dans la nuit, a rapidement pris de l'ampleur, ravageant une partie importante des étals et des structures en dur, selon les premières observations. Les pompiers sont intervenus en urgence, mais les dégâts restent considérables.

Selon les premiers constats, une grande partie des marchandises entreposées sur place a été détruite. Les images relayées par les médias locaux montrent des structures calcinées et des montagnes de décombres. Les autorités n'ont pas encore évalué l'étendue totale des pertes matérielles, mais les commerçants commencent déjà à mesurer l'impact sur leur activité.

Une enquête en cours pour déterminer l'origine du sinistre

À ce stade, la cause exacte de l'incendie n'a pas été officiellement établie. Les autorités kenyanes ont lancé une enquête pour déterminer les circonstances du départ de feu. Plusieurs hypothèses sont envisagées, notamment un court-circuit ou une négligence dans la manipulation de sources de chaleur, fréquentes dans les marchés où l'électricité est souvent bricolée.

Les services de secours ont confirmé avoir maîtrisé les flammes en début de matinée, dimanche 21 juin. Cependant, les opérations de déblaiement et d'évaluation des dégâts pourraient prendre plusieurs jours, voire davantage. Les commerçants, pour la plupart des petits entrepreneurs, se retrouvent dès à présent dans une situation précaire.

Un impact économique immédiat pour des milliers de familles

Le marché de Gikomba emploie directement ou indirectement plusieurs dizaines de milliers de personnes. Les commerçants, souvent issus de milieux modestes, dépendent entièrement de leur activité quotidienne pour subvenir à leurs besoins. La destruction d'une partie du marché plonge donc des familles entières dans une incertitude économique immédiate.

Certains témoignages recueillis par RFI évoquent des pertes financières « désastreuses » pour les petits vendeurs. « Tout ce que j’avais, c’était ce qui était dans mes étals. Maintenant, il ne reste plus rien », a déclaré un commerçant sous couvert d’anonymat. Les autorités locales ont annoncé la mise en place de mesures d’urgence pour soutenir les victimes, mais les détails de ces dispositifs restent à préciser.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes consisteront à finaliser l’évaluation des dégâts et à lancer les procédures d’indemnisation pour les commerçants touchés. Les autorités municipales pourraient également annoncer des mesures temporaires pour reloger les activités sinistrées, en attendant la reconstruction des structures endommagées. Une réunion d’urgence est prévue en fin de semaine pour coordonner les actions entre l’État, les collectivités locales et les représentants des commerçants.

Alors que la cause de l’incendie reste à déterminer, cet événement soulève à nouveau la question de la sécurité dans les grands marchés informels africains, souvent confrontés à des infrastructures vétustes et à des risques d’incendie élevés. La reconstruction de Gikomba, si elle est engagée rapidement, pourrait s’accompagner de mesures de modernisation pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise.