Un début d’incendie a été rapidement éteint vendredi 15 mai 2026 sur le site de la centrale nucléaire de Chinon, en Indre-et-Loire, a annoncé la préfecture et EDF, comme le rapporte Franceinfo – Faits divers.
L’incident s’est produit hors de la zone nucléaire, sur le transformateur principal de l’unité de production n°3, peu avant midi. Les systèmes automatiques de protection incendie ont réagi immédiatement, limitant l’extension des flammes à quelques minutes seulement. L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a été informée de l’événement, conformément aux procédures en vigueur.
Ce qu'il faut retenir
- Un incendie s’est déclaré hors de la zone nucléaire, sur le transformateur de l’unité 3 de la centrale de Chinon, vendredi 15 mai 2026 vers midi.
- Les systèmes automatiques de protection ont éteint le feu en quelques minutes par aspersion d’eau.
- Le réacteur n°3 a été automatiquement mis à l’arrêt, tandis que les unités 1 et 2 poursuivaient leur production.
- Une détonation a été entendue par les riverains, sans provoquer de dégât matériel ou humain.
- Les eaux d’extinction ont été collectées dans des réseaux dédiés et isolés.
- La préfecture assure suivre « attentivement » la gestion de l’intervention.
Un incendie localisé et maîtrisé en quelques minutes
Selon la préfecture d’Indre-et-Loire, l’incendie a pris naissance à l’extérieur de la salle des machines, plus précisément sur le transformateur principal de l’unité 3. « Les flammes n’ont duré que quelques minutes », a précisé EDF, contactée par ICI Touraine. Les dispositifs automatiques de sécurité, déclenchés par la détection de fumée ou de chaleur, ont permis d’éteindre le feu par aspersion d’eau avant qu’il ne gagne d’autres zones du site.
Les pompiers internes au site nucléaire, renforcés par des effectifs du SDIS 37 (Service départemental d’incendie et de secours d’Indre-et-Loire), sont intervenus pour effectuer des contrôles complémentaires et s’assurer qu’aucun risque ne subsistait. Aucune victime n’est à déplorer, et l’incendie n’a pas affecté les bâtiments abritant les réacteurs ou les zones de stockage de combustible.
Une détonation entendue par les riverains, sans conséquence
La préfecture a confirmé qu’une « détonation » avait été perçue sur le site et par certains riverains aux alentours. Cependant, aucun dégât matériel ou humain n’a été signalé en dehors du transformateur endommagé. L’eau utilisée pour éteindre l’incendie a été récupérée dans des réseaux spécialisés, isolés et dédiés à cet effet, afin d’éviter toute contamination ou dispersion de produits résiduels.
Le préfet d’Indre-et-Loire a indiqué, dans un communiqué, que les autorités locales suivaient « attentivement » la gestion de l’intervention et les éventuelles suites à donner. Aucun rejet radioactif n’a été détecté, selon les premières analyses réalisées sur place.
Impact sur la production et conséquences pour les autres unités
La mise à l’arrêt automatique du réacteur n°3, consécutive à l’incendie, a entraîné une interruption de sa production d’électricité. En revanche, les unités 1 et 2 de la centrale de Chinon ont continué à fonctionner normalement, sans perturbation notable pour le réseau électrique régional.
EDF a précisé que des expertises techniques étaient en cours pour évaluer l’étendue des dommages sur le transformateur et déterminer les causes exactes de l’incendie. Une enquête interne sera menée en parallèle de l’intervention des autorités compétentes, notamment l’ASN, qui pourrait formuler des recommandations ou des observations après analyse.
Rappelons que ce n’est pas le premier incident signalé sur le site de Chinon ces derniers mois. En septembre 2025, EDF et un sous-traitant devaient comparaître devant le tribunal pour répondre de la chute d’un ouvrier de huit mètres, un accident qui avait également suscité l’attention des autorités de sûreté.
La procédure de sécurité en vigueur dans les centrales nucléaires impose un arrêt automatique du réacteur en cas d’incendie affectant des équipements essentiels, comme un transformateur principal. Cela permet d’éviter tout risque pour la sûreté nucléaire et de procéder à une analyse approfondie avant un éventuel redémarrage, sous contrôle de l’Autorité de sûreté nucléaire.