Le ministre en chef de l’État d’Assam, Himanta Biswa Sarma, a confirmé ce vendredi 7 août 2026 la mort d’au moins 97 personnes dans des inondations d’une ampleur exceptionnelle, selon Le Figaro. Ces crues, aggravées par des coulées de boue, ont également affecté près de 170 000 habitants, contraignant des milliers d’entre eux à se réfugier dans des centres d’hébergement d’urgence. « Aucun parent ne devrait jamais être contraint de dire adieu à son enfant », a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, illustrant l’étendue des dégâts et le traumatisme des familles.
Ce qu'il faut retenir
- 97 morts confirmés dans l’État d’Assam, selon les autorités locales, rapporté par Le Figaro ce 7 août 2026.
- 170 000 personnes affectées, dont des milliers déplacées dans des centres d’hébergement.
- Plus de 14 000 hectares de terres agricoles inondés, soit près de 1,5 fois la superficie de Paris.
- Des pluies de mousson d’une intensité inédite, aggravées par l’exploitation illégale du charbon dans l’État voisin du Nagaland.
- Le ministre indien de la Santé, J. P. Nadda, évoque un désastre « tel qu’il faudra du temps » pour retrouver une situation normale.
Un bilan humain et matériel lourd dans l’Assam
Les images des inondations en Assam, diffusées par les médias locaux et internationaux, montrent des paysages méconnaissables : maisons à moitié submergées, arbres déracinés, véhicules engloutis sous la boue. Selon Le Figaro, ces crues surviennent après l’un des épisodes de précipitations les plus violents des dernières années dans le nord-est de l’Inde. Plus de 14 000 hectares de terres agricoles ont été inondés, mettant en péril les moyens de subsistance de nombreuses familles. Les autorités locales ont recensé au moins 97 décès, mais ce chiffre pourrait encore évoluer à mesure que les secours progressent dans les zones les plus isolées.
Les centres d’hébergement d’urgence, souvent surchargés, accueillent désormais des milliers de personnes évacuées. Himanta Biswa Sarma a visité plusieurs de ces centres, où il a pu constater l’ampleur des besoins en nourriture, en eau potable et en soins médicaux. « Les villages ont été submergés les uns après les autres », a-t-il souligné, insistant sur la rapidité avec laquelle les eaux ont envahi les zones habitées. Les opérations de secours, menées par les forces locales et les organisations humanitaires, restent compliquées en raison des conditions météo et de l’étendue des dégâts.
Des causes multiples, entre exploitation illégale et changement climatique
Comme dans le reste de l’Inde, les inondations en Assam sont un phénomène récurrent pendant la mousson, de juin à septembre. Cependant, cette année, leur intensité et leur étendue ont surpris les autorités. Les habitants et les responsables locaux pointent du doigt l’exploitation illégale du charbon dans l’État voisin du Nagaland, accusant cette activité d’avoir perturbé les cours d’eau et aggravé les inondations. Himanta Biswa Sarma a annoncé qu’il aborderait ce sujet lors de ses prochaines discussions avec le gouvernement fédéral indien, afin d’en évaluer l’impact réel.
Les scientifiques, eux, relient cette aggravation des inondations à une combinaison de facteurs : le réchauffement climatique, qui augmente la fréquence et l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes, et l’évolution de la dynamique fluviale. L’institut de recherche Climate Trends, cité par Le Figaro, estime que cette situation résulte d’un « mélange dangereux » entre ces éléments. Les experts rappellent que l’Assam est particulièrement vulnérable en raison de sa topographie et de sa dépendance à l’agriculture, deux facteurs qui amplifient les conséquences des catastrophes naturelles.
Les déclarations officielles reflètent l’urgence de la situation
Le ministre indien de la Santé, J. P. Nadda, s’est rendu sur place jeudi 6 août pour évaluer la situation. Il a qualifié l’ampleur du désastre de « telle qu’il faudra du temps » pour que la vie reprenne son cours normal. « Les villages ont été submergés les uns après les autres, et les infrastructures sanitaires sont mises à rude épreuve », a-t-il expliqué à la presse. Il a également annoncé le déploiement de renforts médicaux et de médicaments pour faire face aux risques d’épidémies, souvent consécutifs aux inondations.
Himanta Biswa Sarma, le ministre en chef de l’Assam, a partagé sur les réseaux sociaux une vidéo poignante où il console les parents d’un garçon de 13 ans, décédé en tentant de sauver son chien des eaux. « Aucun parent ne devrait avoir à vivre cela », a-t-il écrit, soulignant l’émotion et l’incompréhension qui accompagnent cette tragédie. Ces images, relayées par Le Figaro, ont circulé largement et mis en lumière la vulnérabilité des populations face à des catastrophes dont l’intensité semble croître d’année en année.
Contexte : l’Inde face aux défis des moussons
Les inondations en Assam s’inscrivent dans un contexte plus large de vulnérabilité accrue pour l’Inde, où les phénomènes météorologiques extrêmes deviennent de plus en plus fréquents. Selon les experts, le changement climatique joue un rôle clé dans cette tendance. En 2025, des inondations similaires dans l’État du Kerala avaient déjà fait plus de 200 morts, tandis qu’à Bombay, la mousson fait chaque année plus de 2 300 victimes, principalement à cause des glissements de terrain et des noyades.
Les autorités indiennes tentent de s’adapter, mais les défis restent immenses. En Assam, la construction de digues et la reforestation sont des pistes évoquées pour limiter les dégâts. Cependant, la rapidité des changements climatiques rend ces mesures parfois insuffisantes. Les scientifiques de Climate Trends rappellent que « sans une action coordonnée à l’échelle nationale et internationale, les catastrophes comme celles de l’Assam pourraient devenir la norme plutôt que l’exception ».
Pour l’instant, la priorité reste d’aider les populations sinistrées et de sécuriser les zones à risque. Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer l’étendue réelle des dégâts et organiser la reconstruction, tout en préparant les mécanismes de prévention pour l’avenir.
Cette année, les inondations en Assam sont particulièrement dévastatrices en raison d’une combinaison de facteurs : des pluies de mousson d’une intensité inédite, l’exploitation illégale du charbon dans le Nagaland qui a perturbé les cours d’eau, et l’exposition accrue des populations dans des zones historiquement non sujettes aux crues. Le réchauffement climatique, qui augmente la fréquence et la violence des phénomènes météorologiques extrêmes, joue également un rôle majeur, selon les experts.
Les autorités de l’Assam ont annoncé le déploiement de 50 équipes de secours pour accélérer les opérations d’évacuation et de distribution d’aide d’ici la fin de la semaine. Le gouvernement fédéral indien doit tenir une réunion d’urgence avec les responsables des États voisins, dont le Nagaland, pour discuter des causes structurelles des inondations, notamment l’exploitation minière illégale. Une aide financière et logistique est également promise, mais les détails restent à préciser.