Des patients sous traitements comme Mounjaro, Wegovy ou Ozempic rapportent une conséquence inattendue après le début des injections : une modification de leur pilosité, avec des cheveux devenant plus fins ou tombant davantage. Selon nos confrères de Top Santé, ce phénomène touche un nombre non négligeable d’utilisateurs, même s’il reste mal documenté dans les notices officielles.
Ce qu'il faut retenir
- Mounjaro, Wegovy et Ozempic, trois noms commerciaux d’injections à base de sémaglutide ou de tirzépatide, sont principalement prescrits pour la prise en charge du diabète de type 2 ou la perte de poids
- Parmi les effets secondaires rapportés, une perte de densité capillaire figure désormais dans les retours d’expérience des patients
- Ce phénomène survient généralement dans les trois à six mois suivant le début du traitement, selon les témoignages recueillis
- Les spécialistes peinent encore à expliquer précisément les mécanismes à l’origine de cet effet, bien qu’il soit souvent lié à un dérèglement du cycle de croissance des cheveux
Des traitements en plein essor, des effets secondaires mal connus
Les injections à base de GLP-1, comme Ozempic ou Wegovy, et celles combinant GLP-1/GIP comme Mounjaro, connaissent un succès croissant en Europe et en Amérique du Nord. Initialement destinées au traitement du diabète, ces molécules sont aujourd’hui largement prescrites pour la perte de poids, en raison de leur action sur la satiété. D’après Top Santé, leur usage a été multiplié par trois entre 2022 et 2025 dans certains pays, notamment aux États-Unis.
Pourtant, les effets secondaires de ces traitements restent encore partiellement documentés. Si les troubles digestifs (nausées, diarrhées) sont les plus fréquemment cités, des retours d’utilisateurs font état d’une chute de cheveux ou d’un amincissement de la fibre capillaire, sans que les notices ne mentionnent explicitement ce risque. Comme le rapporte Top Santé, cette situation crée une forme d’incertitude chez les patients, d’autant que les mécanismes physiologiques à l’œuvre restent flous.
Un lien de cause à effet encore difficile à établir
Les experts interrogés par Top Santé soulignent que l’hypothèse d’un lien direct entre ces injections et la perte de cheveux est plausible, mais qu’elle reste à confirmer. Plusieurs pistes sont évoquées. La première concerne une carence nutritionnelle, notamment en vitamines ou en minéraux, favorisée par une alimentation moins riche en nutriments essentiels en cas de restrictions alimentaires strictes associées au traitement. Une seconde piste évoque un impact hormonal : les GLP-1 pourraient interférer avec des récepteurs impliqués dans la régulation de la croissance des cheveux.
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On observe souvent une amélioration de la situation après l’arrêt du traitement ou une adaptation des doses», précise le Dr Sophie Martin, endocrinologue à l’hôpital Saint-Louis, citée par Top Santé. Elle ajoute que « le stress métabolique induit par une perte de poids rapide peut aussi jouer un rôle dans ce phénomène ». Pour l’heure, aucune étude clinique n’a encore analysé spécifiquement cette corrélation, ce qui limite la portée des conclusions.
Que faire en cas d’effet secondaire capillaire ?
Les patients concernés sont invités à consulter leur médecin traitant ou leur endocrinologue avant d’envisager toute modification de leur traitement. Une supplémentation en vitamines (comme la biotine ou le zinc) ou une adaptation des apports nutritionnels peut parfois atténuer les symptômes. Top Santé rappelle que chaque cas est unique, et qu’un suivi personnalisé est indispensable pour évaluer l’équilibre bénéfice/risque de ces injections.
Enfin, les dermatologues soulignent l’importance de ne pas confondre cette perte de cheveux avec d’autres causes fréquentes, comme le stress ou des carences préexistantes. « Un bilan capillaire complet est souvent nécessaire pour identifier la véritable origine du problème », explique le Dr Martin. Selon nos confrères de Top Santé, cette situation rappelle, une fois encore, les limites des connaissances actuelles sur ces nouveaux traitements.
Non. Selon les retours d’expérience, la perte de densité capillaire touche une minorité de patients, et son intensité varie considérablement d’une personne à l’autre. Les notices officielles ne mentionnent pas ce risque, mais les témoignages se multiplient sur les forums spécialisés.