Alors que Roland-Garros se profile à l’horizon, Jannik Sinner, numéro un mondial et invaincu depuis deux mois, pourrait bien remporter un cinquième tournoi d’affilée dès ce dimanche 17 mai, lors des Internationaux d’Italie à Rome. Selon Franceinfo - Sport, cette performance le placerait à deux victoires seulement du record absolu de Novak Djokovic, seul joueur à avoir remporté les neuf Masters 1000 du calendrier.
Ce qu'il faut retenir
- Jannik Sinner, numéro un mondial, est invaincu depuis deux mois et vise un cinquième titre consécutif à Rome, où il pourrait rejoindre Djokovic dans le palmarès des Masters 1000.
- Avec une 32e victoire de suite en Masters 1000 obtenue jeudi 14 mai, il a déjà éliminé un record détenu par Djokovic au Foro Italico.
- Le tournoi de Rome a enregistré plus de 400 000 spectateurs en 2026, un record historique, grâce à l’engouement suscité par le joueur italien.
- Les fans italiens saluent son sérieux et son fair-play, même s’ils regrettent parfois un manque de fantaisie, à l’image de la « Dolce Vita » des années 1970.
- Sinner affronte une attente historique : aucun Italien n’a remporté les Internationaux d’Italie depuis Adriano Panatta en 1976.
Invaincu sur terre battue cette saison, Sinner a déjà marqué l’histoire en s’imposant à Madrid face à Alexander Zverev, confirmant sa domination sur la surface. À Rome, où il évolue à domicile, le public se montre plus que jamais mobilisé. « J’ai mon t-shirt couleur carotte, je suis prête pour le match de Sinner », confie Fabiana, une spectatrice venue spécialement vêtue de la couleur fétiche du champion, en référence à ses cheveux roux. Son mari, Paolo, ajoute : « C’est un brave garçon, sérieux, une belle carte de visite pour l’Italie. J’aime son état d’esprit, son sens du sacrifice. »
Cette ferveur populaire tranche avec l’image d’un joueur souvent décrit comme sobre et méthodique. Gernot, un autre supporter venu du Sud-Tyrol comme Sinner, suit le champion sur tous les tournois. « Il est notre héros, même s’il manque un peu de folie », confie-t-il. Pourtant, pour les Italiens, son sérieux est précisément ce qui fait son charme. À l’heure où le tennis italien attend un nouveau sacre depuis 50 ans, Sinner incarne une forme de régularité rassurante, loin des excès de la « Dolce Vita ».
Le contexte est historique : aucun joueur italien n’a remporté les Internationaux d’Italie chez les hommes depuis Adriano Panatta en 1976. Ubaldo Scanagatta, 75 ans et fondateur du site Ubitennis, se souvient de cette époque : « À Rome, c’était l’époque de la Dolce Vita ! Panatta était toujours en première page parce qu’il était beau, on disait qu’il faisait tomber les femmes. » Un contraste saisissant avec le profil discret et discipliné de Sinner, dont la popularité repose sur son professionnalisme plutôt que sur son charisme médiatique.
Sur le court, le numéro un mondial reste concentré sur ses objectifs. « Si je gagne, tant mieux, et même si ça devait mal se passer, j’aurai quelques jours de plus pour récupérer en vue de Roland-Garros, qui reste mon objectif cette année », a-t-il rappelé en conférence de presse. Cette stratégie a porté ses fruits : après une série de 32 victoires consécutives en Masters 1000, Sinner a rejoint les demi-finales du tournoi romain jeudi, privant Djokovic d’un de ses nombreux records. Deux matchs lui suffiraient pour rejoindre le Serbe au palmarès des Masters 1000, un exploit que seul Djokovic a réalisé à ce jour.
Pourtant, malgré cette ascension fulgurante, certains observateurs soulignent que le joueur manque encore de cette étincelle qui fait les légendes. « Il est premier de la classe à tous points de vue, mais c’est aussi sa limite », analyse un spectateur. Les organisateurs, eux, ne s’y trompent pas : le Foro Italico n’a jamais accueilli autant de monde, avec plus de 400 000 entrées enregistrées en 2026. Un succès qui s’explique autant par la performance sportive que par l’image d’un champion accessible et travailleur.
Si Sinner remporte le titre dimanche, il inscrira son nom au palmarès des Masters 1000 pour la troisième fois en 2026, après Indian Wells et Madrid. Une performance qui le placera en position de force avant Roland-Garros, où il abordera la compétition en tant que grand favori. « C’est un joueur qui a tout pour réussir », confirme Scanagatta. « Il a la technique, la régularité et la mentalité. Maintenant, il lui faut juste gagner les grands tournois. »
Après Rome, Sinner se concentrera sur la deuxième levée du Grand Chelem de la saison. Un sacre en Italie pourrait-il lui donner l’élan nécessaire pour enfin remporter son premier titre à Roland-Garros ? La question est sur toutes les lèvres, mais le champion reste pragmatique : « Chaque match est une étape, a-t-il conclu. Roland-Garros est l’objectif principal, tout le reste en découle. »
Une chose est certaine : à 25 ans, Jannik Sinner est en train d’écrire sa légende, pas à pas, sans précipitation mais avec une détermination qui force l’admiration.
Sinner incarne une forme de sérieux et de professionnalisme qui séduit les supporters italiens, même si certains regrettent un manque de fantaisie. Son fair-play, son travail acharné et ses performances impressionnantes en ont fait une star incontestée, comme en témoignent les plus de 400 000 spectateurs enregistrés au tournoi de Rome en 2026.
Sinner pourrait rejoindre Novak Djokovic au palmarès des Masters 1000 en remportant le titre à Rome. Il détient déjà la 32e victoire consécutive en Masters 1000, un record qu’il a égalé jeudi 14 mai en éliminant un record détenu par Djokovic au Foro Italico.