La fin des exonérations de charges pour les aides à domicile avant 80 ans va entraîner une hausse du coût des prestations, pouvant atteindre plusieurs centaines d’euros par mois selon le nombre d’heures d’intervention, selon Capital. Cette réforme, qui a été publiée au Journal officiel le 10 avril 2026, concerne environ 345 000 personnes qui perdront cet avantage à compter du 1er juillet 2026.

Le décret n°2026-261 du 8 avril 2026 relève de 70 à 80 ans l’âge d’accès aux exonérations de cotisations patronales pour l’emploi d’une aide à domicile. Les particuliers employeurs âgés de 70 à 79 ans perdront donc cet avantage, qui permettait jusqu’ici de réduire significativement le coût des prestations.

Ce qu'il faut retenir

  • La fin des exonérations de charges pour les aides à domicile avant 80 ans entraîne une hausse du coût des prestations.
  • Environ 345 000 personnes sont directement concernées par ce durcissement.
  • Le gouvernement justifie cette réforme par un recentrage sur les publics les plus fragiles.
  • Les bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), de la prestation de compensation du handicap (PCH) ou de la majoration pour tierce personne ne sont pas concernés.
  • La hausse du coût est inévitable pour tous les autres, avec une augmentation se situant entre 1,80 € et 3 € de plus par heure.

Les conséquences de la réforme

La perte de l’exonération se traduit directement par une hausse du coût horaire, selon les estimations de la Fédération des entreprises de services à la personne (FESP). L’augmentation se situe entre 1,80 € et 3 € de plus par heure, selon les estimations de la FESP.

Pour mesurer l’impact réel, il faut raisonner en volume d’heures. Prenons plusieurs cas concrets : avant, environ 814 € par mois, après, environ 938 € - soit +124 € par mois, selon les données de l’Observatoire de l’emploi à domicile - soit une hausse d’environ +15 %.

Les réactions des professionnels du secteur

Loïc Gobé, président de la FESP, estime que cette réforme va avoir un impact direct et immédiat sur le prix des prestations. « Ça va augmenter le coût de son intervention, tout simplement », résume-t-il. Il pointe une mesure prise « sans réelle concertation » et dont l’impact sera, selon lui, direct et immédiat sur le prix des prestations.

Les professionnels du secteur estiment que les effets de la réforme risquent d’être rapides et visibles. Face à la hausse des tarifs, une partie des bénéficiaires pourrait réduire le nombre d’heures d’accompagnement, voire repousser le recours à l’aide à domicile.

Et maintenant ?

La réforme est désormais effective, et les conséquences pour les personnes concernées commencent à se faire sentir. Les professionnels du secteur attendent maintenant les réactions des pouvoirs publics et des bénéficiaires, qui pourraient demander des mesures pour atténuer l’impact de la réforme.

La question qui se pose maintenant est de savoir comment les bénéficiaires vont faire face à cette augmentation du coût des prestations. Le gouvernement a-t-il prévu des mesures pour aider les personnes les plus vulnérables à faire face à cette hausse ?

Il reste à voir comment les choses vont évoluer dans les prochaines semaines et mois. Une chose est certaine, cependant : la fin des exonérations de charges pour les aides à domicile avant 80 ans va avoir un impact important sur le secteur et sur les personnes concernées.